Les méandres de la recomposition de la gauche

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samedi, février 28 2009

Unité des forces de transformation sociale pour les Européennes

Les communistes unitaires publient un n° de Cerises spécial "Européennes, rassemblement !" accessible ici.

Je reproduis ci-dessous ma contribution, également accessible ici, en .pdf.

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mercredi, février 11 2009

Fédération : intervention et texte d'orientation !

Le meeting du 6 février a connu un vif succès. Continuons.
Dans ce post, également accessible ici en .pdf, mon intervention, qui introduisait le meeting.


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lundi, janvier 26 2009

ACTE 1 Fédération ! Meeting...

J'ai signé l'appel pour la création de la Fédération (voir ici).

Je vous invite à en faire autant si vous pensez que la division des forces de transformation sociale à gauche doit cesser.

Je relaie ci-dessous les informations concernant le meeting du 6 février auquel je vous invite nombreuses et nombreux.

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dimanche, décembre 14 2008

Appel pourune autre Europe

Je relaie ici l'appel pour une autre Europe, rédigé dans la lignée de l'appel Politis (voir ici).

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vendredi, décembre 12 2008

En avant pour la fédération

Rédigé en amont de la rénion des collectifs à Montpellier, ce texte essaie d'expliquer pourquoi je soutiens ce projet de fédération, comme une étape dans la recomposition de la gauche.

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lundi, octobre 13 2008

Réunion Politis : mon intervention

Le 11 Octobre se tenait la réunion des signataires de l'appel Politis (voir mon précédent post ici). Je vous livre la retranscription de mon intervention.

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dimanche, juin 15 2008

Appel Politis ! L’alternative à gauche, organisons-là !

Je relaie ici l'appel lancé par Politis que j'ai signé.

Pour le signer, c'est ici.

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jeudi, juillet 14 2005

La gauche anti-libérale, durablement

Après le “ non ” La gauche anti-libérale, durablement Article paru le 11 juillet 2005

Et maintenant, comment faire ? Le “ non ” au projet de traité constitutionnel européen vient de loin. Contre vents et élites, le peuple s’est prononcé. Expression d’un profond mouvement de contestation du libéralisme, ce vote a notamment traduit dans les urnes les conflits répétés depuis novembre/décembre 1995. Défense des retraites, de la sécurité sociale, des “ recalculés ”, du régime des intermittents, des services publics, des 35 heures… Toutes ces mobilisations ont clairement démontré l’attachement populaire à l’Etat social. Or, avec l’horizon libéral, c’est toujours plus de concurrence entre les individus et les peuples, de précarité et de flexibilité pour les salariés, et toujours plus de revenus pour le capital. Pour un grand nombre de citoyens, le choix aujourd’hui se résume à être chômeur ou travailleur pauvre. L’Etat doit (re)trouver son rôle de protecteur social et de re-distributeur des richesses collectivement produites. L’économie ne peut pas échapper à la vie démocratique. Face à un gouvernement qui renforce la désespérance sociale, la gauche a l’impérieux devoir de se projeter au-delà du simple enjeu de l’alternance pour construire une véritable alternative. Avec la chute du Mur de Berlin, d’une part, et les expériences gouvernementales de la gauche française depuis le tournant de la rigueur de 1983, d’autre part, la transformation sociale a sérieusement pris du plomb dans l’aile. Mais si les expériences dites socialistes, en URSS notamment, ont gravement échoué, le capitalisme n’a pas gagné pour autant. Si les tentatives de “ changer la vie ” n’ont pas été à la hauteur des espérances, la gestion molle et à courte vue ne peut tenir lieu de projet politique mobilisateur pour la gauche. L’espoir né du “ non ” attend un prolongement, y compris institutionnel. L’exigence d’une rupture avec les politiques néo-libérales, menées tant à l’échelon national qu’européen et même mondial, fait aujourd’hui irruption dans le débat démocratique. Le 29 mai, la gauche anti-libérale s’est avérée majoritaire à gauche. Il faut maintenant transformer l’essai. La responsabilité est immense. La tonalité de la campagne référendaire et le résultat exigent de construire d’autres réponses que celles mises en œuvre depuis des décennies. C’est ce mandat qui a été confié à celles et ceux qui ont porté le “ non ” de gauche. C’est en poursuivant cette dynamique que d’autres anti-libéraux ayant voté “ oui ” pourront agréger leurs forces. Comment poursuivre ? En produisant ensemble des alternatives et en les portant ensemble sur la scène sociale et politique. L’alchimie victorieuse a été le fruit de la capacité de différentes forces à travailler de concert, sans volonté hégémonique de part et d’autre. Des militant-e-s politiques, associatifs, syndicaux, des citoyens engagés se sont retrouvés dans les collectifs du “ non ”, apportant chacun au pot commun sa sensibilité, sa conviction, son énergie. Nous avons accepté nos divergences et su nous unir sur l’essentiel. Il n’y avait pas de centre, pas de consignes d’en haut mais une dynamique à tous les étages. Pas un dirigeant qui ait donné la ligne mais des porte-paroles qui ont, par leur diversité, réussi à faire écho au large spectre de la mobilisation. Jouant intelligemment son rôle, le Parti communiste français a notamment partagé son temps de parole. La mayonnaise a pris. Ce qui a fonctionné pour faire gagner le “ non ” ne pourrait-il pas se reproduire pour construire une alternative ? Nous sommes nombreux à l’espérer. Et si nous arrivons à élaborer ensemble des exigences partagées, une visée et des propositions concrètes, voire à faire programme, il faudra une équipe pour les porter. Aujourd’hui, on a besoin de toute la gauche anti-libérale pour travailler le fond – qui ne s’arrête pas aux questions socio-économiques mais doit articuler différentes problématiques, démocratique, féministe, écologiste.... Face à une droite qui affiche mépris et autoritarisme et impose toujours plus de régression sociale, nous devons opposer d’autres logiques et changer le rapport de force, dans la rue et dans les urnes. On aura besoin de la dynamique la plus unitaire possible pour l’emporter lors de la séquence électorale de 2007-2008. Evidemment, le schéma institutionnel de la présidentielle, s’il ne l’empêche pas, ne favorise pas des modes d’élaboration et de portage collectifs tels que nous les avons vécus pendant la campagne du “ non ”. Mais ne nous laissons pas piéger. Pour échapper à la multiplication des candidatures en 2007, qui favoriserait le “ vote utile ” de premier tour en faveur du PS, nous devons éviter d’être divisés par la logique strictement partisane et la course à la candidature présidentielle. La suite dépend de la capacité de chacun, partis et responsables politiques notamment, à ne pas confisquer la victoire du “ non ”. Pour que la gauche anti-libérale soit durablement majoritaire à gauche et donc en capacité de faire vivre une alternative, comme les électeurs de gauche viennent de nous le demander.

Clémentine Autain, Conseillère de Paris (app. PCF) et rédactrice en chef de Regards Claire Villiers, Vice-présidente du Conseil régionale d’Ile-de-France (Alternative citoyenne)