De la déclaration Universelle des Doits de l’Homme au droit français, en passant par les textes européens, les dispositifs législatifs existants en matière de lutte contre les discriminations sont conséquents.
Et pourtant, aujourd’hui encore, les hommes gagnent en moyenne 40% de plus que les femmes dans la privé et celles-ci occupent 80% des emplois à temps partiel.
Et pourtant, aujourd’hui encore, d’après un récent rapport du BIT, un candidat à l’embauche d’origine hexagonale sera préféré, 4 fois sur 5, à un candidat d’origine maghrébine ou africaine.
Et pourtant, aujourd’hui encore, un candidat de 50 ans reçoit 3 fois moins de réponses positives qu’un candidat âgé de 30 ans lorsqu’il postule pour un emploi.
Le rapport « Engagement régional pour une politique intégrée de lutte contre les discriminations » que j’ai présenté et que l’Assemblée régionale d’Ile de France a voté en septembre 2007, représente une part des réponses que nous devons collectivement apporter aux révoltes des jeunes des quartiers populaires de novembre 2005. Exclusions, discriminations, inégalités, voilà ce qui était en cause et qui l’est toujours.
Nous le constatons tous et toutes dans notre activité d’élu-e-s, de militants politiques, syndicaux ou associatifs, dans notre vie professionnelle : l’exigence d’égalité réelle, d’égalité d’accès aux droits, d’égalité de traitement est de plus en plus forte, en Ile-de-France comme partout ailleurs. La lutte contre les inégalités et celle contre les discriminations sont complémentaires. Il n’y a pas de contradiction entre la conception républicaine de l’égalité, la lutte contre l’exclusion et pour l’égalité des droits et la lutte contre les discriminations.