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  <title>François Labroille - maintenant, à gauche!</title>
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  <description>Blog de François Labroille</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 12 Jan 2012 18:28:48 +01:00</pubDate>
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    <title>Le PCF et l’Appel de Politis</title>
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    <pubDate>Fri, 05 Sep 2008 12:30:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>maintenant, à gauche!</category>
            
    <description>&lt;p&gt;PAR Denis Sieffert
jeudi 4 septembre 2008&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Quelque quatre cents militants communistes s’étaient donné rendez-vous à l’université d’été du Vieux-Boucau. Notre journal était invité au débat.
Le parti communiste s’est offert cette année une prérentrée avant la Fête de l’Humanité, les 12, 13 et 14 septembre. De passage à l’université d’été du parti, samedi au Vieux-Boucau (Landes), Marie-George Buffet a estimé que «&amp;nbsp;les lois votées en une seule année &lt;a href=&quot;http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/09/05/par la majorité présidentielle&quot; title=&quot;par la majorité présidentielle&quot;&gt;par la majorité présidentielle&lt;/a&gt; vont blesser durablement le modèle social de notre pays ». La secrétaire nationale a annoncé que le PCF organiserait le 26 septembre «&amp;nbsp;une grande marche pour le pouvoir d’achat, en direction de l’Élysée ». «&amp;nbsp;Il faut que le mot salaire retentisse de nouveau dans ce pays », a-t-elle commenté. Si le diagnostic fait l’unanimité dans le parti sur la politique gouvernementale, le débat est en revanche infiniment plus complexe sur l’avenir du PCF lui-même.
Au Vieux-Boucau, Marie-George Buffet a évoqué la nécessaire ouverture de son parti. Tucat/AFP
Samedi, Marie-George Buffet a préféré évoquer les difficultés de «&amp;nbsp;la gauche&amp;nbsp;» en général, qui, a-t-elle dit, est «&amp;nbsp;dans l’ornière ». Et reprendre au bond la proposition de François Hollande d’un «&amp;nbsp;forum&amp;nbsp;» de la gauche pour le mois d’octobre. À propos du PCF, la secrétaire nationale a simplement souhaité qu’il s’ouvre «&amp;nbsp;à des hommes et des femmes qui ont eu d’autres itinéraires ». Pas sûr qu’en disant cela Marie-George Buffet pensait à l’Appel de Politis. Mais beaucoup, au Vieux-Boucau, y pensaient pour elle. Notre journal a d’ailleurs été invité à débattre sur la vaste question du pluralisme et de la conflictualité. Ce qui nous a permis de rappeler le sens de notre initiative. Il s’agit très précisément de la création d’un cadre permanent de réflexion et d’action pour tous ceux qui se posent les questions du pluralisme d’une gauche antilibérale écologiste et sociale, et des convergences nécessaires. Le débat n’a été qu’effleuré. Il a révélé chez certains la crainte d’une dissolution du PCF dans un ensemble plus vaste – ce que personne ne demande – et, pour d’autres, le risque d’une acceptation formelle du débat mais pour mieux se replier sur son pré carré.
L’Appel de Politis doit évidemment éviter ces deux écueils et créer l’espace pour un véritable effort de convergence qui ne serait ni abandon ni repli. Quoi qu’il en soit, notre appel est à présent un véritable élément du débat au sein du PCF. Parmi les 10 200 signataires, beaucoup de communistes déjà sont présents. Et beaucoup seront le 11 octobre à la réunion nationale des signataires, à Gennevilliers. Alors, «&amp;nbsp;transformation », «&amp;nbsp;métamorphose&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;dépassement&amp;nbsp;» ? La querelle des mots entendus au Vieux-Boucau témoigne au moins d’une chose&amp;nbsp;: à trois mois du congrès du mois de décembre, la plupart des militants sont d’accord pour dire qu’une seule voie est interdite à leur parti, celle de l’inertie et du «&amp;nbsp;faire comme si de rien n’était ».&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le NPA et l’appel de Politis</title>
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    <pubDate>Mon, 01 Sep 2008 12:21:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>maintenant, à gauche!</category>
            
    <description>&lt;p&gt;PAR Denis Sieffert
jeudi 28 août 2008
Au cours de leur université d’été, militants et sympathisants de la LCR ont longuement débattu de l’initiative de Politis. Un débat parmi d’autres à Port-leucate, mais pas le moindre si l’on en juge par son audience.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La brise marine s’était levée, et les structures métalliques du chapiteau dressé à moins d’une encablure de la mer craquaient dangereusement. Ce n’était pas assez pour décourager les quelque deux cents militants et sympathisants venus participer, lundi matin, au débat auquel la LCR nous avait invité autour de l’appel de Politis. L’initiative en revenait à Daniel Bensaïd, qui était présent pour nous porter la contradiction dans un climat très fraternel. Il ne s’agit pas ici de rendre compte des interventions des uns et des autres, mais d’essayer de dégager quelques enseignements. Nous avons eu l’occasion de redire que l’appel « L’alternative à gauche, organisons-la ! » &lt;a href=&quot;http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/09/01/1&quot; title=&quot;1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;], qui a déjà recueilli plus de dix mille signatures, n’est pas en opposition au futur Nouveau Parti anticapitaliste, même si les stratégies et les agendas ne sont pas les mêmes. L’analyse de départ – la dérive droitière et libérale du Parti socialiste –, elle, en revanche, est partagée. Et l’idée d’un pacte unissant dans un même cadre l’ensemble des acteurs d’une véritable gauche écologiste et sociale ne peut être assimilée à l’ébauche d’un autre parti. Cela pose en revanche la question des alliances. Y compris, bien sûr, pour le futur NPA. Sauf à croire que celui-ci pourrait couvrir tout ce champ politique. Or, en dépit de l’indéniable succès de l’université d’été de la LCR, personne ne peut l’imaginer. Nous avons donc redit ce que nous avions déjà écrit : la participation à cet espace commun de réflexion et d’action ne suppose pas l’abandon des projets et objectifs des uns et des autres. Il prend en considération la nécessaire recherche de convergences avec d’autres forces politiques antilibérales, au sein des Verts, au PCF, chez les Alternatifs, notamment. L’objection qui nous a été faite le plus souvent au cours du débat de Port-Leucate est un manque de clarté.
Manque de clarté dans le texte lui-même, pas assez clairement anticapitaliste. Manque de clarté par rapport au PS (le texte ne fait qu’évoquer « la majorité dirigeante du Parti socialiste »). Manque de clarté dont témoignent la présence de certains signataires (ne citons pas de noms…) et la référence à Die Linke. Ce débat entre « la confusion et la clarté », nous avons répondu que dans un certain sens nous l’assumions. À tout le moins, nous assumons la complexité d’un certain nombre de situations. Si les objectifs de la LCR sont clairs, que dire à ceux qui hésitent sur l’analyse politique, se disent plus « antilibéraux » qu’anticapitalistes, à ceux qui viennent d’autres histoires et d’autres cultures ? À ceux qui ont fait vivre et font vivre encore les collectifs antilibéraux ?
Leur enjoindre de rallier le futur NPA n’est guère suffisant. Le débat autour de Die Linke a d’ailleurs connu d’autres épisodes au cours de l’université d’été de la LCR puisqu’il agite aussi des militants allemands de la Quatrième Internationale, les uns ayant fait le choix de participer à la nouvelle organisation de gauche, les autres s’y opposant au nom du fait que celle-ci entre dans un jeu d’alliances avec le SPD. Mais qui met en difficulté l’autre ? « C’est du judo, a analysé Daniel Bensaïd. Aujourd’hui, Die Linke pose un problème au SPD, mais la prise se retournera quand ils seront au pouvoir ! » Le débat en tout cas existe. Même « ouvert », le NPA ne pourra esquiver le problème des relations avec les autres forces politiques. On peut évidemment s’en tirer en répondant que rien n’empêche des accords ponctuels de « front unique » pour des combats particuliers. L’exemple a été donné de l’appel lancé par Olivier Besancenot à toute la gauche pour une manifestation contre la guerre en Afghanistan. Avec l’appel de Politis, il s’agit d’autre chose. Il s’agit d’un « cadre permanent ». Quoi qu’il en soit, le débat se poursuit. Il se poursuivra notamment avec la LCR sur le stand de Politis à la Fête de l’Humanité, le samedi 13 septembre à 18 heures. Il se poursuivra surtout à Gennevilliers le 11 octobre, au cours du premier rassemblement des signataires. Nous y inviterons la LCR. Lundi, à Port-Leucate, nous n’avons sûrement pas convaincu cette organisation de signer notre appel, mais le débat a changé de ton. Et nous avons pu nous féliciter, comme nous l’avons dit sur le mode de la plaisanterie, de trouver parmi la trentaine d’intervenants au moins autant d’« avocats que de procureurs ». Preuve que les questions que nous posons se posent.
Notes
&lt;a href=&quot;http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/09/01/1&quot; title=&quot;1&quot;&gt;1&lt;/a&gt; Voir Politis n° 1002 et notre site politis.fr, ainsi que [-&amp;gt;www.appel-a-gauche.org&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Pour une gauche digne de ce nom</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/03/28/Pour-une-gauche-digne-de-ce-nom</link>
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    <pubDate>Fri, 28 Mar 2008 21:08:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>maintenant, à gauche!</category>
            
    <description>&lt;p&gt;LE MONDE | 28.03.08 | Nicolas Sarkozy et son parti viennent d'être lourdement sanctionnés aux élections municipales et cantonales. Celles et ceux qui, voilà moins d'un an, s'étaient laissé abuser par le populisme et les promesses du futur président le désavouent. Sur fond d'inégalités croissantes et d'étalage indécent des privilèges d'une infime minorité, une crise de confiance s'ouvre entre le pays et ses gouvernants. Un clash politique et une confrontation sociale majeure se profilent.
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&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/03/28/pour-une-gauche-digne-de-ce-nom_1028457_0.html&quot; title=&quot;http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/03/28/pour-une-gauche-digne-de-ce-nom_1028457_0.html&quot;&gt;http://www.lemonde.fr/archives/arti...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Point de vue&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour une gauche digne de ce nom&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;LE MONDE | 28.03.08 | 13h53&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy et son parti viennent d'être lourdement sanctionnés aux élections municipales et cantonales. Celles et ceux qui, voilà moins d'un an, s'étaient laissé abuser par le populisme et les promesses du futur président le désavouent. Sur fond d'inégalités croissantes et d'étalage indécent des privilèges d'une infime minorité, une crise de confiance s'ouvre entre le pays et ses gouvernants. Un clash politique et une confrontation sociale majeure se profilent.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;On attendrait d'une gauche digne de ce nom qu'elle se hisse à la hauteur de l'enjeu. Que, forte de cette victoire, elle marque immédiatement sa solidarité avec les mobilisations en cours contre les licenciements et pour les salaires. Qu'elle s'inscrive dès à présent dans les affrontements que vont provoquer les projets du gouvernement. Qu'elle oppose d'autres choix globaux à la politique du pouvoir. Nous en sommes loin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les principaux responsables du Parti socialiste exhortent le chef de d'Etat à une simple &quot;correction&quot; de son action. En perspective de leur prochain congrès, ils en appellent à une &quot;modernisation&quot; s'inspirant des projets de MM. Blair ou Prodi, dont les renoncements calamiteux ont pourtant produit les désastres sociaux que l'on sait. Pour ces municipales, emportés par une dérive ininterrompue depuis deux décennies, ils ont surtout songé à se tourner vers le MoDem.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le verdict des urnes a pourtant démontré, et avec quel éclat, que le choix des classes populaires - non celui des amis de François Bayrou, avec leurs alliances à géométrie variable - était essentiel pour réunir les conditions d'un changement radical. Rue de Solférino, on devrait pourtant se souvenir de l'expérience calamiteuse du printemps 2007&amp;nbsp;: les victoires décisives sur la droite dépendent non de l'accumulation de succès électoraux partiels (comme aux régionales de 2004) ou d'ouvertures réitérées au centre, mais de la capacité à proposer une perspective mobilisatrice.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Là réside l'origine du marasme à gauche. A tant vouloir accompagner le modèle libéral, à refuser d'affronter les orientations économiques et sociales d'un capitalisme synonyme de crises boursières paroxystiques et de dévastations humaines sans limites, le social-libéralisme ne délivre pas de signe d'espoir à celles et ceux qui, comme à l'automne 2007, défendent le droit à la retraite, l'augmentation des salaires, les services publics, les droits des &quot;sans&quot;, l'environnement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et c'est, en retour, la vacuité de son opposition qui autorise M. Sarkozy à ne vouloir tenir aucun compte de la raclée qu'il vient de subir. Incroyable paradoxe&amp;nbsp;! Bien que de nouveau minoritaire, la droite est résolue comme jamais à détruire une à une les principales conquêtes populaires de ces soixante dernières années, à remettre en question des principes républicains aussi fondamentaux que l'égalité ou la laïcité. Elle entend même rendre sa politique irréversible en quelques mois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au moment où la question sociale revient au premier plan, l'attente grandit d'une politique qui y réponde réellement. L'aspiration se fait plus profonde à une gauche qui refuse de considérer le capitalisme comme un horizon indépassable et s'emploie à bouleverser la donne politique. L'espace qu'a révélé l'émergence de Die Linke en Allemagne existe également dans notre pays. Ainsi, aux municipales, dans la plupart des communes où furent présentes des listes défendant des propositions vraiment à gauche et refusant l'accompagnement du libéralisme, elles auront réalisé des percées prometteuses.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et plus elles auront réuni en leur sein de traditions et de forces diverses, plus leurs poussées auront été significatives... Une tendance dont auront également bénéficié les listes initiées par des municipalités communistes lorsqu'elles devaient faire face aux appétits du PS et de ses alliés. N'est-ce pas le signe que des dizaines de milliers d'hommes et de femmes veulent faire du neuf à gauche, que le rassemblement des énergies transformatrices est gage de crédibilité et de succès&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Venant d'horizons et de cultures différents, nous voulons plus que jamais contribuer au débat sur la reconstruction d'une gauche du XXIe siècle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si elle veut échapper à la bipolarisation croissante de l'espace public, celle-ci ne saurait ni consentir à la satellisation par le social-libéralisme, au risque de signer son irréversible impuissance à faire émerger une authentique alternative, ni se résigner à la défense de pétitions de principe, qui ne permettent jamais de changer le cours des choses.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est d'une gauche de gauche que nous avons besoin. Qui réponde par l'exigence de justice et l'intérêt général au pouvoir occulte des marchés. Qui donne la priorité à la satisfaction des besoins populaires et à la redistribution des richesses. Qui porte l'objectif d'un mode de développement respectueux des grands équilibres écologiques et se montre soucieuse de protéger la diversité culturelle. Qui place la souveraineté du peuple au coeur de son projet. Qui affiche l'ambition de s'appuyer sur les mobilisations du plus grand nombre pour donner de nouveau majoritairement le ton à gauche. Qui devienne une véritable force et crée les conditions d'un gouvernement rompant enfin avec les logiques libérales...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien sûr, les choses ne sont pas simples. Le &quot;non&quot; de gauche au traité constitutionnel européen n'a pu se traduire en une candidature commune à la présidentielle. La tendance se fait aujourd'hui forte, au nom des succès électoraux partiels que viennent d'enregistrer les formations de la gauche de transformation, à se réfugier dans le statu quo. Ce serait, à terme, un choix mortifère.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La renaissance d'un espoir ne peut davantage procéder d'une addition de partis que d'un rassemblement autour d'un seul d'entre eux. Militants politiques, acteurs sociaux et culturels, écologistes, féministes, altermondialistes, nous sommes ensemble dans tous les combats sociaux. Nous venons encore de mener en commun la bataille contre le coup de force présidentiel sur le traité de Lisbonne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Retrouvons-nous donc, du plan local à l'échelon national, sans préalable sur ce que peuvent être par ailleurs les engagements des uns ou des autres. Ouvrons largement nos échanges pour conduire une réflexion commune et pluraliste sur les réponses politiques qu'appelle en urgence la violence des attaques de la droite et du Medef. Portons conjointement ces réponses, dans le débat public comme dans les rendez-vous politiques et sociaux des prochains mois. Et de la sanction, nous passerons à l'alternative...&lt;/p&gt;



&lt;hr /&gt;


&lt;p&gt;Eric Coquerel, président du Mouvement pour une alternative républicaine et sociale (MARS)&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Claude Debons, ancien responsable syndical&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Marc Dolez, député socialiste, Force militante&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;François Labroille, élu régional Ile-de-France, Alternative citoyenne&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Roger Martelli, historien, PCF&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Christian Picquet, animateur du courant Unir de la Ligue communiste révolutionnaire&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>À propos d'un licenciement politique à la LCR</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/03/27/A-propos-dun-licenciement-politique-a-la-LCR</link>
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    <pubDate>Thu, 27 Mar 2008 14:57:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>maintenant, à gauche!</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Plus d'infos, des remarques, des commentaires:
&lt;a href=&quot;http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/03/27/www.unir.asso.fr&quot; title=&quot;www.unir.asso.fr&quot;&gt;www.unir.asso.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;À propos d'un licenciement politique à la LCR&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Dans son édition datée du 28 mars, Le Monde vient de rendre publique la situation dans laquelle se retrouve le courant Unir de la LCR à la suite de la réunion des 15 et 16 mars de la direction nationale de la LCR. Notre camarade Christian Picquet s'y est effectivement vu immédiatement «&amp;nbsp;dépermanentisé ». Dit autrement, il y a été procédé à son licenciement politique…
Résumons les faits. Le courant Unir de la LCR (plate-forme B du dernier congrès de l'organisation) agit depuis des années en faveur du rassemblement de toutes les composantes de la gauche antilibérale et anticapitaliste, dans la perspective d'une nouvelle force politique, un nouveau parti anticapitaliste, large, pluraliste. C'est au nom de cet objectif qu'il n'avait pas accepté, en septembre 2006, que la majorité de direction de la LCR n'ait pas appliqué le mandat que lui avaient donné les militants de l'organisation, celui de tout mettre en œuvre «&amp;nbsp;pour aboutir&amp;nbsp;» à une candidature unitaire à la présidentielle de 2007, en s'appuyant sur la dynamique qui avait caractérisé la campagne du «&amp;nbsp;non&amp;nbsp;» de gauche au traité constitutionnel européen. C'est aussi en vertu de la même démarche qu'au XVII° Congrès de la Ligue, le courant Unir s'était opposé à la volonté de la majorité de réduire désormais sa visée stratégique à la construction d'un «&amp;nbsp;nouveau parti anticapitaliste&amp;nbsp;» autour d'une LCR qui en serait l'unique composante nationale.
On le sait, lors de ce congrès, nous avons été minoritaires. Nous en avons pris acte, tout en relevant que les divergences apparues ces deux dernières années n'avaient nullement été surmontées. À nos yeux, le cours désormais suivi est de nature à mettre en cause le projet stratégique qui était jusqu'alors celui de la LCR, un parti large et pluraliste conçu comme une nouvelle représentation politique pour le monde du travail. C'est ce qui a motivé notre maintien en tendance publique de la LCR (dénommée courant Unir).
Parce que nous sommes militants de la LCR et que nous participons à toutes ses instances et activités, mais aussi parce que la crise ouverte à propos de la candidature unitaire a été tranchée par le congrès, nous avons souhaité discuter avec nos camarades majoritaires de la nécessaire gestion commune de la nouvelle situation. Notre souci était double&amp;nbsp;: voir garanti le droit, reconnu par les statuts de la Ligue, à un fonctionnement en tendance publique&amp;nbsp;; faire en sorte d'apaiser au maximum les tensions, afin que les divergences maintenues n'hypothèquent pas l'échange collectif et que soit restauré un travail en commun au sein des instances de l'organisation. C'est dans cette optique que nous avons fait les propositions suivantes à la DN&amp;nbsp;: une tribune hebdomadaire dans Rouge&amp;nbsp;; un budget pour les activités de la tendance publique&amp;nbsp;; un temps de permanent pour le fonctionnement de la tendance, couplé avec un demi-temps pour les activités de l'organisation dans le cadre de la direction centrale de l'organisation. Notre proposition était, dans ce cadre, que Christian Picquet occupe ce demi-temps, notamment pour poursuivre le travail dans lequel il s'est largement investi depuis des années en animant la rédaction de Rouge, couplé avec un autre demi-temps pour le courant Unir.
Cette proposition a été refusée. Dans une motion significativement intitulée «&amp;nbsp;Motion PFB », il était stipulé que, si la DN acceptait de rémunérer «&amp;nbsp;un poste de demi-permanent au titre de «&amp;nbsp;Unir&amp;nbsp;» », elle rejetait «&amp;nbsp;la proposition faite par la PFB de permanentiser Christian Picquet au titre du secrétariat du bureau politique. Il n'est donc plus permanent de la LCR. Évidemment cette décision prend effet dès le lendemain de la DN ». La majorité de direction justifiait cette décision par le fait que l'existence d'Unir comme courant public était un «&amp;nbsp;mauvais signe&amp;nbsp;» au moment où la LCR connaissait des succès, notamment électoraux. Une argumentation reprise, avec des accents de procureur, par Pierre-François Grond dans Le Monde&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les moyens de l'orga doivent être mis à la disposition de ceux qui appliquent la ligne majoritaire. Il faut que la minorité assume son centre de gravité à l'extérieur de l'organisation.&amp;nbsp;» Dans le même sens, au milieu de l'an passé, le même Pierre-François Grond avait signifié officiellement à notre camarade l'interdiction de représenter l'organisation dans quelque initiative que ce soit.
La volonté d'éliminer politiquement le principal courant minoritaire de la Ligue est ici évidente. La décision de la DN est sans précédent depuis au moins 25 ans&amp;nbsp;: ainsi, dans les années 1990, la tendance R !, à laquelle participait Olivier Besancenot, avec quatre fois moins de voix que n'en a obtenu cette année le courant Unir, disposait d'un permanent sur les quatre qui animaient alors la direction centrale de la Ligue. Plus profondément, elle représente un coup porté à la démocratie et au pluralisme intérieurs, qui faisait jusqu'alors le rayonnement de la LCR au sein de la gauche.
Mais outre que cette décision va profondément altérer l'image de l'organisation qui est la nôtre, elle éclaire d'une manière inquiétante le processus censé conduire à la proclamation du «&amp;nbsp;nouveau parti anticapitaliste. À la même direction nationale, nos camarades ont ainsi décidé de rendre celui-ci «&amp;nbsp;irréversible », en favorisant dès aujourd'hui la dissolution des instances de base de la LCR dans les comités d'initiative pour le nouveau parti. Le risque est bien, ce faisant, et avant même qu'un congrès puisse se prononcer souverainement, de dessaisir les militants de tout contrôle sur ce qui doit amener prochainement à la dissolution de leur organisation. Faut-il voir ici la raison pour laquelle on balaie sans scrupules l'engagement de militants, parfois engagés depuis 30 ou 40 ans dans la LCR, au motif que leurs orientations sont minoritaires et qu'ils entendent seulement poursuivre leur bataille de conviction sous la forme d'une tendance publique, dans les conditions prévues par les statuts de leur organisation&amp;nbsp;? Il y a quelque raison de le craindre…
Quoi qu'il en soit, cet épisode d'un autre âge concerne bien au-delà des rangs de la LCR. Les reconstructions politiques nécessaires pour l'avenir ne pourront s'affranchir du respect scrupuleux des opinions divergentes, des droits démocratiques des minorités, du pluralisme interne et externe des organisations. La direction majoritaire de la LCR doit se l'entendre dire de toutes parts…
Direction du courant Unir de la LCR
Vous trouverez ci-dessous l'article du Monde
La direction de la LCR licencie son principal opposant
LE MONDE Article paru dans l'édition du 28.03.08
La direction nationale de la LCR ne supporte plus les critiques trop fortes de ses opposants. Lors de sa dernière réunion plénière, les 13 et 14 mars, elle a décidé de &quot;dépermanentiser&quot; son principal opposant, Christian Picquet. En clair, de le licencier après vingt-huit ans de service.
Prenant &quot;acte&quot; de la volonté du courant de M. Picquet (Unir) de se maintenir en tendance publique, c'est-à-dire avec son expression propre, le texte sanctionnant le dissident explique qu'il &quot;n'est plus permanent de la LCR&quot; et que cette &quot;décision politique&quot; prend effet immédiatement. La direction estime que le maintien en courant décidé par les amis de M. Picquet, au moment où la LCR lance son projet de &quot;nouveau parti anticapitaliste&quot;, est un &quot;mauvais signe&quot;. &quot;Il y a un problème de clarification politique. On ne peut plus travailler ensemble&quot;, justifie Pierre-François Grond, membre du bureau politique.
Depuis mai 2006, à l'occasion d'un appel en faveur d'une candidature unitaire antilibérale à l'élection présidentielle, que Christian Picquet avait signé contre l'avis de la majorité de la LCR, les militants de la minorité n'ont pas caché leurs préférences&amp;nbsp;: critiques publiques de la candidature &quot;en solo&quot; d'Olivier Besancenot, participation aux meetings des antilibéraux ou encore, au soir du premier tour des législatives, communiqué appelant à voter à gauche contre l'avis de leur parti. La direction avait pris une première mesure, début 2007, en interdisant à M. Picquet de représenter la LCR dans les réunions avec d'autres organisations. Elle lui reproche aujourd'hui de ne &quot;plus assumer ses responsabilités de direction&quot;.
Pour la minorité, la mesure prise contre son dirigeant relève d'un &quot;licenciement politique&quot;. &quot;On cherche à se débarrasser d'un courant critique alors que de nombreux militants se posent des questions&quot;, explique M. Picquet. &quot;Le pluralisme dans le nouveau parti, c'est mal barré. Certains ont même voté la sanction le poing levé&quot;, assure Alain Faradji. &quot;C'est douloureux car le statut de Picquet, c'est aussi un symbole&quot;, lâche Francis Sitel, un de ses proches.
M. Picquet est en effet une des figures de la LCR, principal porte-parole de la minorité mais aussi un des piliers de Rouge. Entré en 1968 à la &quot;Ligue&quot;, il est de ceux qui ont &quot;tenu&quot; l'organisation lors des années de vache maigre. &quot;Faut pas en faire un drame, on lui trouvera quelque chose&quot;, assure Alain Krivine, qui ajoute&amp;nbsp;: &quot;Prétendre qu'il y a de la répression politique à la Ligue, ça fera rigoler !&quot;
&quot;Personne n'est permanent à vie&quot;, tranche M. Grond. &quot;Les moyens de l'orga doivent être mis à la disposition de ceux qui appliquent la ligne majoritaire. Il faut que la minorité assume son centre de gravité à l'extérieur de la LCR.&quot; Une manière de pousser dehors des opposants qui jurent, eux, qu'il n'est &quot;pas question de déserter&quot;.
Sylvia Zappi&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/03/27/A-propos-dun-licenciement-politique-a-la-LCR#comment-form</comments>
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    <title>Conclusion FORUM « Maintenant, à gauche ! » 24 novembre 2007</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/11/26/Conclusion-FORUM-Maintenant-a-gauche-24-novembre-2007</link>
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    <pubDate>Mon, 26 Nov 2007 19:12:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>maintenant, à gauche!</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Cette journée débat vient de mettre en évidence à quel point les questions de résistance à la mise en œuvre du projet sarkozien et celles de la construction d’une alternative politique de transformation sociale ne pouvaient être dissociées. Elle l’a fait dans la diversité des expériences, la diversité des acteurs sociaux, des sensibilités politiques, des personnalités des intervenant-e-s …
&lt;a href=&quot;http://maintenantagauche.org/?p=210&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;FORUM « Maintenant, à gauche ! » 24 novembre 2007
Déclaration finale au nom des initiateurs
François Labroille&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette journée débat vient de mettre en évidence à quel point les questions de résistance à la mise en œuvre du projet sarkozien et celles de la construction d’une alternative politique de transformation sociale ne pouvaient être dissociées. Elle l’a fait dans la diversité des expériences, la diversité des acteurs sociaux, des sensibilités politiques, des personnalités des intervenant-e-s …&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Sans réduire la pensée des uns et des autres, il en en ressort l’impossibilité de hiérarchiser mobilisations et perspective politique parce que les mobilisations sont non seulement impératives pour mettre en échec la déconstruction du modèle social hérité des 60 dernières années mais aussi parce qu’elles sont de puissants accélérateurs d’idées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais il en ressort simultanément l’impossibilité d’esquiver la question politique, la question  du contenu du projet de transformation et la question de la construction de la force pour le porter. La somme des mobilisations ne fait pas le projet. Et sans projet les mobilisations perdront beaucoup en portée transformatrice.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;1 - Nous  trouvons ainsi dans nos débats d’aujourd’hui une ample confirmation de la conviction qui avait animé notre appel au début de l’été dernier : «  l’objectif est de faire converger l’ensemble de la gauche de transformation sociale pour que son projet renouvelé ambitionne de devenir majoritaire à gauche. Pour y parvenir, pas d’échappatoire : il faudra bien que cette gauche devienne de façon durable force politique ». Cet objectif est d’autant plus indispensable que se poursuit le glissement de la direction majoritaire du PS dans ses renoncements.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà notre cap : aller vers une nouvelle force politique, pour une gauche de transformation sociale, assumant tout simplement la mission historique des forces d’émancipation et de justice. Rien de plus mais rien de moins. Parce que plus que jamais la construction d’un nouveau projet émancipateur  appelle une confrontation des cultures politiques des formations instituées et des multiples mouvements sociaux intervenant dans les champs du social, du féminisme, de l’écologie, de l’altermondialisme… Il appelle un ancrage dans le mouvement social.
Il s’agit de capitaliser ce qui a déjà été fait et aller au delà, inventer le dépassement de la forme dominante d’un capitalisme  mondialisé et financiarisé comme jamais, réconcilier exigences écologiques et développement économique,   fonder l’efficacité sur le développement des capacités humaines, renouveler la démocratie et s’appuyer sur ce qu’il y a de progressiste dans nos fondements républicains&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;2 - Nous trouvons aussi dans nos débats des éléments qui enrichissent et parfois compliquent notre réflexion.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’enrichissement très encourageant réside dans l’élargissement du nombre de celles et ceux qui désormais se placent dans cette même perspective d’une nouvelle force rassemblée, dans la curiosité et l’intérêt qu’elle suscite, les débats qu’elle provoque dans toutes les sensibilités.
Il réside aussi dans l’occasion à saisir que représentent le retour de la question européenne et la nouvelle bataille du référendum pour montrer la nécessité du rassemblement et relancer les initiatives unitaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais en même temps, nous constatons que les traumatismes de la division de la séquence présidentielle sont loin d’être résorbés et que le passage à une nouvelle étape ne se décrète pas. La fragmentation des forces antilibérales, le repli sur soi, identitaire ou la polarisation sur des débats internes qui ont par ailleurs leur pleine légitimité ne facilitent pas les rapprochements que nous pouvions souhaiter beaucoup plus rapides.
Et pas plus qu’hier, aucune force ne peut prétendre reconstruire aujourd’hui ou demain autour d’elle. Aucun parti ne peut prétendre détenir à lui seul les clés de la synthèse et de la reconstruction politique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant nous continuons à penser que le temps nous est compté. La période permettant de prendre appui sur  un niveau élevé de critique sociale, d’ambitions transformatrices, de courants d’opinion et de réseaux mobilisés n’est pas indéfiniment extensible et le projet Sarkozien est précisément d’aller vite pour en finir avec un pareil contexte.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;3 - C’est pourquoi nous appelons à se fixer aujourd’hui ce cap, cette  perspective, la construction d’une force cohérente et durable, une nouvelle force politique, pluraliste, autour d’un  projet de transformation sociale.  Nous ne préjugeons pas des cheminements et des agendas mais nous sommes déterminés sur le résultat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est dans cet esprit que nous vous proposons de nous atteler à quelques tâches qui permettent d’engager ce processus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- La première est d’aller en 2008 vers la perspective des ETATS GENERAUX de toutes les forces de transformation sociale … et si les questions les plus susceptibles de nous rassembler à ce stade sont celles du contenu des politiques alternatives, du projet alternatif, plaçons-les au cœur de nos débats et avançons ensemble. Sans préalable à ce stade sur les réflexions en cours des uns et des autres sur la stratégie pour le porter.
Sans protocole, sans concurrence d’initiateurs, concrétisons en 2008 ces Etats généraux. Et nous proposons d’ores et déjà  la mise en place d’un COMITE UNITAIRE DE PREPARATION qui garantisse le pluralisme et l’ouverture de cette grande initiative.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- La seconde est d’initier partout des espaces de débats avec le type de démarche que MAG a tenté de mettre ici en œuvre aujourd’hui. Nous savons les ravages de la division et les tentations de repli. Nous voulons inverser cette tendance, faciliter les rencontres, faire converger les énergies, créer des carrefours. Il ne s’agit surtout pas de rajouter une structure miniature à un paysage suffisamment fragmenté. Quelles qu’en soient les modalités ou les appellations, nous suggérons de susciter partout une démarche de dialogue entre formations et sensibilités politiques, collectifs ou comités, réseaux, militants et citoyens…pour retisser des liens et débattre du type de perspective commune auquel travailler ensemble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- La troisième est de saisir toutes les occasions de mobilisation sociale pour proposer et débattre des alternatives nécessaires et de faire de la campagne pour l’exigence d’un référendum sur le nouveau Traité européen un axe fort de l’action commune de la gauche de transformation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec ces propositions, nous en appelons donc à toutes et tous pour construire une dynamique réunissant les conditions de l’apparition d’une nouvelle force politique.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;/ins&gt;&lt;ins&gt;&lt;/ins&gt;+++&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/11/26/Conclusion-FORUM-Maintenant-a-gauche-24-novembre-2007#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Forum de &quot;Maintenant, à gauche!&quot; le 24 novembre 2007</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/11/14/paris</link>
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    <pubDate>Wed, 14 Nov 2007 17:01:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>maintenant, à gauche!</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Je vous invite au forum de &quot;maintenant, à gauche!&quot; du 24 novembre&amp;nbsp;: une échéance pour discuter  de la nécessaire émergence d’une nouvelle force politique de gauche de gauche rassemblée.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je vous invite au forum de &quot;maintenant, à gauche!&quot; du 24 novembre&amp;nbsp;: une échéance pour discuter  de la nécessaire émergence d’une nouvelle force politique de gauche de gauche rassemblée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maintenant, A GAUCHE&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au mois de juin 2007, au lendemain de la victoire de la droite, nous avons créé «&amp;nbsp;Maintenant, A GAUCHE&amp;nbsp;! », club de réflexions et d'initiatives pour contribuer à la reconstruction d'une gauche de transformation. Face à la contre-révolution libérale-conservatrice de Sarkozy, devant l'atonie d'une gauche social-libérale en refus d'alternative, alors que les résistances sociales se font jour, il y a urgence à faire converger les forces de toutes celles et tout ceux qui ne se résignent pas à l'ordre injuste dominant. Oui, il est grand temps de faire du neuf à gauche&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Texte de l'Appel consultable sur www.maintenantagauche.org&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour prendre contact&amp;nbsp;: maintenantagauche@orange.fr&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;FORUM-DEBATS&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 24 novembre 2007&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;9h30-18h00&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au Caveau de la République&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 bd Saint Martin – Paris - Métro République&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Comment résister à l'offensive de Sarkozy&amp;nbsp;?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Où va la gauche&amp;nbsp;? Comment reconstruire l'espoir&amp;nbsp;?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;De la résistance à l'alternative&amp;nbsp;: vers une nouvelle force politique&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;pour une gauche de transformation sociale&amp;nbsp;?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Miantenant à gauche. Rencontre du 7 juillet 2007.</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/12/25/Miantenant-a-gauche-Rencontre-du-7-juillet-2007</link>
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    <pubDate>Sun, 08 Jul 2007 20:02:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>maintenant, à gauche!</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Intervention en fin de réunion: feuille de route
François Labroille&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Intervention en fin de réunion
François Labroille&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A ce moment de nos travaux, je souhaiterais simplement indiquer au nom des initiateurs de cette journée l’esprit dans lequel nous souhaiterions poursuivre nos débats.
Ce ne sont que des suggestions pour contribuer à façonner une nouvelle perspective politique qui surmonte les échecs de 2007 et qui desserre la tenaille d’un bipartisme sans alternative. Parce que voilà bien notre identité, travailler à une perspective politique qui ait l’ambition d’une réelle rupture avec le modèle social dominant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nos repères&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notre conviction, réaffirmée ici depuis matin sous de multiples formes,  est qu’il n’y pas d’alternative politique possible avec une telle ambition sans se donner deux repères essentiels, indissociables l’un de l’autre&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Celui de la nécessité de rassembler un arc de forces très large pour porter, refonder et redonner une majorité à gauche à un projet de transformation sociale. Et à cet égard, nous ne cherchons pas à nous rétrécir à un périmètre entre protagonistes a priori d’accord entre eux. Nous ne nous sentons pas la vocation à fabriquer une organisation de plus. En revanche nous faisons le pari que notre créativité collective sera plus indexée sur nos différences que sur nos similitudes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Celui de la nécessité de réélaborer un projet d’émancipation individuelle et collective qui capitalise les acquis de la gauche, des mobilisations sociales, des propositions déjà travaillées par les forces antilibérales mais qui se donnent aussi les moyens des novations indispensables au traitement des questions trop longtemps différées.
 &lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces deux repères sont indissociables parce qu’aucun lieu, aucune force, aucune composante ne peut prétendre aujourd’hui détenir à lui seul ou à elle seule les réponses à trouver. C’est par la confrontation de traditions intellectuelles et politiques diverses que nous pourrons y parvenir. Cela implique de mettre en commun des trajectoires politiques multiples mais aussi les apports de plusieurs générations, de pratiques et de expériences sociales d’horizons différents…Nous aimerions contribuer à faire se croiser les regards militants, professionnels, citoyens, générationnels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A cet égard, trois clarifications ressortent des échanges de cet après midi:
•	celle de la distinction entre projet dans sa cohérence, ses valeurs, son sens et le programme;
•	celle de son élaboration non dans l'expertise délégataire mais dans le débat politique public&amp;nbsp;;
•	celle de la confrontation et non du compromis pour traiter des questions ouvertes sur lesquelles nous n'avons pas spontanément les mêmes approches.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notre objectif
Comme cela a été réaffirmé ce matin, notre objectif n’est donc pas de créer une structure de plus, une organisation, un parti mais il est de susciter une démarche, de développer un espace de débats et de réflexion, un carrefour permettant la confrontation des cultures politiques différentes et dont le dialogue est indispensable à la production d’idées nouvelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit bien d'affronter le défi politique que représente la nécessaire convergence de toutes les forces, courants et militants qui n'ont pas renoncé à la perspective d'une transformation radicale de la société, et le défi intellectuel que constitue l'élaboration d'un projet bien plus novateur et susceptible d'offrir à gauche une tout autre perspective que le glissement au centre du PS ou le refuge de la posture protestataire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous n’avons aucune prétention à nous penser l'épicentre de la reconstruction. Mais nous nous voulons en être l’un des vecteurs en étant des facilitateurs de l’échange, des traits d’union. Nous ne nous mettons en concurrence avec qui que ce soit et nous voulons au contraire coopérer avec toutes les forces et toutes les sensibilités, en dépassant les tensions ou les ressentiments que les divisions de la séquence électorale ont suscités. Et si nous sommes nombreux à œuvrer à la perspective commune d’aller vers des états généraux pouvant rassembler toutes les sensibilités pour produire des idées et faire émerger à terme une nouvelle force politique, tant mieux. C'est ce processus auquel nous voulons contribuer.
Notre feuille de route&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà donc notre feuille de route, prendre partout où cela est possible des initiatives permettant de rassembler pour réfléchir collectivement sur la convergence des forces et la perspective du projet de transformation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous vous proposons un rendez vous national .avant la fin du mois d’octobre, le 20 ou le 27 octobre par exemple, comme nouveau moment de rencontre, de forum public et pluraliste, pour échanger sur le fond, dialoguer, confronter sur les questions que nous venons d’aborder aujourd’hui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’ici là, nous vous proposons de faire vivre une démarche identique dans vos lieux d’activité, vos villes, vos départements, c’est à dire faire se rencontrer toutes les sensibilités d’une gauche de transformation, qu’elles s’expriment au travers des formations politiques constituées, de collectifs ou sous toute autre forme, pour dialoguer dans la perspective d’Etats généraux que nous concevons comme le résultat de convergences de multiples initiatives. &lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons entendu la suggestion de PRS de saisir l'opportunité de la fête de l'humanité pour y tenir ensemble un débat et nous y sommes favorables. Nous voulons aussi nouer le dialogue avec toutes les sensibilités.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour tout cela, nous vous proposons un outil comme moyen d'échange et de circulation de textes, de contributions avec le blog http://maintenantagauche.org/&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà donc la feuille de route que nous vous soumettons pour notre espace de débat et de réflexion, à la fois humble et terriblement ambitieuse.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/12/25/Miantenant-a-gauche-Rencontre-du-7-juillet-2007#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/12/25/Miantenant-a-gauche-Rencontre-du-7-juillet-2007#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Maintenant à Gauche rencontre du 7 juillet 2007</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/12/25/Maintenant-a-Gauche-rencontre-du-7-juillet-2007</link>
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    <pubDate>Sat, 07 Jul 2007 19:59:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>maintenant, à gauche!</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Intervention en fin de réunion de François Labroille
Notre feuille de route
&lt;a href=&quot;http://maintenantagauche.org/?p=114&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Intervention en fin de réunion
François Labroille&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A ce moment de nos travaux, je souhaiterais simplement indiquer au nom des initiateurs de cette journée l’esprit dans lequel nous souhaiterions poursuivre nos débats.
Ce ne sont que des suggestions pour contribuer à façonner une nouvelle perspective politique qui surmonte les échecs de 2007 et qui desserre la tenaille d’un bipartisme sans alternative. Parce que voilà bien notre identité, travailler à une perspective politique qui ait l’ambition d’une réelle rupture avec le modèle social dominant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nos repères&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notre conviction, réaffirmée ici depuis matin sous de multiples formes,  est qu’il n’y pas d’alternative politique possible avec une telle ambition sans se donner deux repères essentiels, indissociables l’un de l’autre&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Celui de la nécessité de rassembler un arc de forces très large pour porter, refonder et redonner une majorité à gauche à un projet de transformation sociale. Et à cet égard, nous ne cherchons pas à nous rétrécir à un périmètre entre protagonistes a priori d’accord entre eux. Nous ne nous sentons pas la vocation à fabriquer une organisation de plus. En revanche nous faisons le pari que notre créativité collective sera plus indexée sur nos différences que sur nos similitudes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Celui de la nécessité de réélaborer un projet d’émancipation individuelle et collective qui capitalise les acquis de la gauche, des mobilisations sociales, des propositions déjà travaillées par les forces antilibérales mais qui se donnent aussi les moyens des novations indispensables au traitement des questions trop longtemps différées.
 &lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces deux repères sont indissociables parce qu’aucun lieu, aucune force, aucune composante ne peut prétendre aujourd’hui détenir à lui seul ou à elle seule les réponses à trouver. C’est par la confrontation de traditions intellectuelles et politiques diverses que nous pourrons y parvenir. Cela implique de mettre en commun des trajectoires politiques multiples mais aussi les apports de plusieurs générations, de pratiques et de expériences sociales d’horizons différents…Nous aimerions contribuer à faire se croiser les regards militants, professionnels, citoyens, générationnels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A cet égard, trois clarifications ressortent des échanges de cet après midi:
•	celle de la distinction entre projet dans sa cohérence, ses valeurs, son sens et le programme;
•	celle de son élaboration non dans l'expertise délégataire mais dans le débat politique public&amp;nbsp;;
•	celle de la confrontation et non du compromis pour traiter des questions ouvertes sur lesquelles nous n'avons pas spontanément les mêmes approches.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notre objectif
Comme cela a été réaffirmé ce matin, notre objectif n’est donc pas de créer une structure de plus, une organisation, un parti mais il est de susciter une démarche, de développer un espace de débats et de réflexion, un carrefour permettant la confrontation des cultures politiques différentes et dont le dialogue est indispensable à la production d’idées nouvelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit bien d'affronter le défi politique que représente la nécessaire convergence de toutes les forces, courants et militants qui n'ont pas renoncé à la perspective d'une transformation radicale de la société, et le défi intellectuel que constitue l'élaboration d'un projet bien plus novateur et susceptible d'offrir à gauche une tout autre perspective que le glissement au centre du PS ou le refuge de la posture protestataire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous n’avons aucune prétention à nous penser l'épicentre de la reconstruction. Mais nous nous voulons en être l’un des vecteurs en étant des facilitateurs de l’échange, des traits d’union. Nous ne nous mettons en concurrence avec qui que ce soit et nous voulons au contraire coopérer avec toutes les forces et toutes les sensibilités, en dépassant les tensions ou les ressentiments que les divisions de la séquence électorale ont suscités. Et si nous sommes nombreux à œuvrer à la perspective commune d’aller vers des états généraux pouvant rassembler toutes les sensibilités pour produire des idées et faire émerger à terme une nouvelle force politique, tant mieux. C'est ce processus auquel nous voulons contribuer.
Notre feuille de route&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà donc notre feuille de route, prendre partout où cela est possible des initiatives permettant de rassembler pour réfléchir collectivement sur la convergence des forces et la perspective du projet de transformation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous vous proposons un rendez vous national .avant la fin du mois d’octobre, le 20 ou le 27 octobre par exemple, comme nouveau moment de rencontre, de forum public et pluraliste, pour échanger sur le fond, dialoguer, confronter sur les questions que nous venons d’aborder aujourd’hui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’ici là, nous vous proposons de faire vivre une démarche identique dans vos lieux d’activité, vos villes, vos départements, c’est à dire faire se rencontrer toutes les sensibilités d’une gauche de transformation, qu’elles s’expriment au travers des formations politiques constituées, de collectifs ou sous toute autre forme, pour dialoguer dans la perspective d’Etats généraux que nous concevons comme le résultat de convergences de multiples initiatives. &lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons entendu la suggestion de PRS de saisir l'opportunité de la fête de l'humanité pour y tenir ensemble un débat et nous y sommes favorables. Nous voulons aussi nouer le dialogue avec toutes les sensibilités.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour tout cela, nous vous proposons un outil comme moyen d'échange et de circulation de textes, de contributions avec le blog http://maintenantagauche.org/&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà donc la feuille de route que nous vous soumettons pour notre espace de débat et de réflexion, à la fois humble et terriblement ambitieuse.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/12/25/Maintenant-a-Gauche-rencontre-du-7-juillet-2007#comment-form</comments>
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    <title>Rencontre nationale de Maintenant à gauch du 7 Juillet 2007</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/07/07/Rencontre-nationale-de-Maintenant-a-gauch-du-7-Juillet-2007</link>
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    <pubDate>Sat, 07 Jul 2007 19:57:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>maintenant, à gauche!</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Introduction de Claude Debons&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Maintenant, à gauche&amp;nbsp;! - Rencontre-débat du 7 juillet 2007&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notre journée va s’organiser en trois parties. Ce matin, après une présentation de Maintenant à gauche, nous proposons une discussion sur l’appréciation de la situation politique, les questions stratégiques qu’elle pose, et les tâches qui en découlent. Après le repas de midi, discussion sur les questions à travailler pour bâtir un projet de transformation à même de relever les défis de notre temps. Enfin, vers 16 heures, proposition, en intégrant les apports du débat, d’objectifs et d’un calendrier pour prolonger notre action. Les différents initiateurs de l’appel interviendront au cours des débats.
Nous avons donc créé «&amp;nbsp;Maintenant à gauche ». De quoi s’agit-il&amp;nbsp;? Vous l’avez vu sur notre blog, nous avons hésité sur une définition très précise&amp;nbsp;: club, espace, carrefour, chantier, bref un objet politique non identifié&amp;nbsp;! Mais avec des objectifs&amp;nbsp;: ouvrir des débats, organiser des confluences, prendre des initiatives&amp;nbsp;; avec une ambition&amp;nbsp;: contribuer à l’émergence d’une nouvelle force politique de la gauche de transformation sociale.
Ce qui nous réunit, c’est une appréciation commune&amp;nbsp;:
- de la gravité de la situation résultant de la victoire de la droite,
- de l’ampleur de la reconstruction nécessaire après la défaite des gauches,
- du risque de bipolarisation de la vie politique française qui marginaliserait durablement toute ambition de transformation sociale.
- de l’importance de l’enjeu auxquels sont confrontés dans ce contexte toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas à ce que le capitalisme borne l’horizon de l’Histoire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous voulons contribuer à la réflexion pour une refondation à gauche. Nous voulons prendre des initiatives pour favoriser le dialogue et les rapprochements entre les fragments éparpillés de la gauche de transformation. A contrario, nous ne nous concevons pas comme coordination de quoi que ce soit, pas plus que comme le noyau d’un mouvement en devenir.  Mais comme un outil d’initiative et de débat, des interpellateurs et des facilitateurs, des aiguillons et des incitateurs, pour apporter notre pierre à une ambition qui dépasse chacune des composantes et qui ne pourra être relevée qu’ensemble.
Nous voudrions soumettre au débat et vérifier auprès de vous des éléments d’analyse de la situation, des hypothèses stratégiques que nous formulons, des convictions pas des certitudes, mais aussi des interrogations. Nous avons besoin de beaucoup échanger pour comprendre ce qui nous est arrivé et pour dégager des perspectives de reconstruction. C’est cette réflexion que nous voulons entamer aujourd’hui. Elle ne sera pas achevée ce soir, elle est donc appelée à se poursuivre, à se démultiplier, car il s’agit d’une œuvre ambitieuse et de longue haleine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;PREMIER ELEMENT DE DISCUSSION&amp;nbsp;: LA NATURE ET LE SENS DE LA VICTOIRE DE SARKOZY.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La victoire se Sarkozy est le résultat d’un travail politique, idéologique et culturel&amp;nbsp;: Il a réussi le rassemblement des droites, du centre droit à la droite extrême, sur deux dimensions essentielles&amp;nbsp;:
a - Un travail de construction d’un projet prenant à bras le corps les angoisses de la société. La force de Sarkozy c’est d’avoir procédé au réarmement politique, idéologique et culturel de son camp et de s’être adressé aux classes populaires. Il a réalisé la synthèse entre différentes traditions historiques de la droite&amp;nbsp;: libéralisme économique, autoritarisme d’ordre social, bonapartisme…, tout en y ajoutant la prétendue modernité de l’adaptation de la France à la réalité du temps présent (entendez aux exigences du capitalisme global).
En célébrant «&amp;nbsp;ceux qui se lèvent tôt », en s’emparant des thèmes de la «&amp;nbsp;valeur travail », de l’identité nationale, il donnait sa réponse aux angoisses sociales et identitaires et aux craintes de dessaisissement de toute maîtrise collective de l’avenir. Il a su construire une adhésion à son discours, y compris pour une fraction importante des couches populaires. Au passage, il divisait les exploités, entre «&amp;nbsp;méritants&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;assistés », «&amp;nbsp;français&amp;nbsp;» et immigrés », fonctionnaires et salariés du privé, etc. masquant derrière ces prétendues oppositions les véritables antagonismes de classes entre privilégiés et exploités, dominants et dominés.
C’est une droite «&amp;nbsp;décomplexée », «&amp;nbsp;fière d’elle-même&amp;nbsp;» qui l’a emporté en affichant ouvertement une politique de classe&amp;nbsp;: l’enrichissement personnel et donc les inégalités seraient le passage obligé de tout développement, tandis que les protections acquises seraient autant de rigidités qu’il conviendrait de faire sauter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;b- La réhabilitation du volontarisme en politique.  Au-delà de la part d’adhésion à son projet (ou à son discours), Sarkozy a gagné par sa capacité à récupérer l’idée que l’action politique peut changer les choses. Il a compris la gravité de la crise sociale et politique et la double exaspération qui traverse la société. D’un côté les classes dominantes s’exaspéraient des résistances à la mise en œuvre de la normalisation libérale de la société française et du retard pris sur les voisins et concurrents européens. De l’autre le peuple de droite traditionnel et une fraction désorientée des classes populaires s’exaspéraient du «&amp;nbsp;désordre », des menaces de l’évolution économique, de l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat, de l’image de déclin que donnait le pouvoir chiraquien finissant.
Sarkozy a pris a bras le corps cette situation autour du thème «&amp;nbsp;ça ne peut pas continuer comme avant ». Et c’est parce que cette conviction était profondément ancrée qu’il a pu donner de la crédibilité au thème de la rupture. Et dans ces conditions, la dénonciation (juste) de démantèlement du système social dont on l’accusait ne pouvait suffire à le contenir. Et «&amp;nbsp;l’ordre juste&amp;nbsp;» de Ségolène Royal apparaissait du coup comme un immobilisme, «&amp;nbsp;juste l’ordre&amp;nbsp;» ; d’autant qu’elle-même se situait sur le terrain de l’acceptation du cadre libéral.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le projet de Sarkozy est une contre-révolution libérale et conservatrice. Ce n’est pas la continuation de Chirac en pire. C’est une rupture globale avec le modèle de société façonné par notre histoire&amp;nbsp;: rupture avec le pacte social et républicain hérité de l’après-guerre, mais aussi avec l’héritage des Lumières et de la Révolution française. Si son projet réussit à s’appliquer son slogan «&amp;nbsp;La France d’après&amp;nbsp;» sera devenu «&amp;nbsp;Après la France&amp;nbsp;» tant les chamboulements rendraient méconnaissable ce que nous avons toujours connu. Son discours devant sa majorité et celui du Premier Ministre à l’Assemblée ont fixé les grands chantiers :droits du travail, protection sociale, service public, immigration, libertés, fiscalité, etc, sans oublier évidemment le nouveau Traité simplifié européen. L’unité la plus large est à construire pour résister. Et on résistera d’autant mieux que des éléments d’alternative politique se construiront.
Il veut aussi en finir avec le cycle des grandes mobilisations sociales et clore la période ouverte dans notre pays par la grève générale de Mai 68 et plus récemment avec le cycle de contestation du libéralisme cristallisé depuis 1995. Ce n’est pas fait, mais l’ambition est bien là et le choix du «&amp;nbsp;service minimum&amp;nbsp;» comme moyen d’atteindre le droit de grève dans les derniers «&amp;nbsp;bastions ouvriers&amp;nbsp;» du secteur public en est un indice. Et avec l’hyper présidentialisation en cours de la conduite des affaires, toute conflictualité poussera les tensions à l’extrême, mettant directement en jeu le président sans «&amp;nbsp;fusible&amp;nbsp;» primo ministériel et sans contrepoids parlementaire, et tournera à l’épreuve de force.
Son habileté est d’avoir rallié à lui des futures victimes de son projet. Que Sarkozy ait divisé les catégories populaires et même rallié à lui une majorité de salariés du secteur privé témoigne à la fois de l’habileté du prestidigitateur, d’un brouillage des repères au sein des dominées et de la vacuité des propositions portées par la gauche.
Bien sûr, il y a loin entre la séduction des déclarations de campagne et la brutalité des politiques concrètes à venir. Les  contradictions ne manqueront pas d’apparaître, nourrissant luttes et mobilisations. Mais cela ne suffira pas à remettre en selle les idéaux d’émancipation portés historiquement par la gauche.
Sarkozy veut tout à la fois installer le bipartisme au cœur du système institutionnel français, faire évoluer la V° République vers un régime clairement présidentiel et priver durablement l’opposition de gauche de toute possibilité de faire jouer à son profit les mécanismes de l’alternance. Il considère sa victoire comme équivalente à celle de De Gaulle en 1958. D’où sa politique «&amp;nbsp;d’ouverture&amp;nbsp;» pour déstabiliser encore plus une gauche en lambeaux. Et le fait que des «&amp;nbsp;éminences&amp;nbsp;» acceptent des maroquins ou des missions en dit long sur les pertes de repères et de conviction et sur l’affaissement moral de certains.
On en voit déjà les effets&amp;nbsp;: une gauche incapable de s’opposer même dans les mots. Elle est KO debout, comme le boxeur saoûlé de coups. «&amp;nbsp;Opposition constructive&amp;nbsp;» est synonyme d’impuissance à opposer à la logique sarkozienne une autre logique clairement de gauche. Exemple la réforme de l’Université, où la critique de la principale organisation étudiante à direction socialiste se polarise sur la sélection en 1° ou 2° année de Master alors que l’enjeu essentiel est sur la rupture de l’égalité au sein de l’Université française à travers l’autonomisation croissante génératrice d’inégalités accrue entre les Universités. Pour la bourgeoisie pas besoin de revenir sur la démocratisation de l’accès à l’Université, la mise en marche du dualisme entre des Universités d’élite pour les élites et le reste pour les autres, avec à la clé des diplômes plus reconnus que d’autres, obtiendra le même résultat.
Et pourtant on se dit que cette victoire n’était pas inéluctable. Au moins depuis 1995, la dynamique de contestation des politiques néo-libérales n’avait cessé de se développer dans les luttes et dans les urnes&amp;nbsp;: contre la réforme des retraites au printemps 2003, contre le CPE au printemps 2006, vote sanction aux régionales et aux européennes de 2004, rejet du TCE au référendum du 29 mai 2005. Et jusqu’à 8 mois de l’élection présidentielle, tous les sondages donnaient la gauche gagnante. C’est donc bien aussi que c’est la gauche qui a perdu et pas seulement la droite qui a gagné.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;DEUXIEME ELEMENT DE DISCUSSION&amp;nbsp;: LES RACINES DE LA DEFAITE DE LA GAUCHE.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Certains ont mis l’accent sur une droitisation de la société française comme pour exonérer la gauche de ses responsabilités. Le deuxième tour des législatives a montré le caractère plus complexe de la situation. Dès que les questions sociales (TVA sociale, franchise médicale…) sont revenues au cœur du débat les réactions électorales se sont modifiées. Celles et ceux qui s’étaient mobilisé contre la réforme des retraites et le CPE ou qui avaient voté Non au TCE n’ont pas disparu. Il y a toujours dans la société française un rejet des conséquences concrètes des politiques néo-libérales, mais il y a aussi un brouillage des repères après de longues années d’alternances sans réponses à la crise qui taraude la société française. Et ce ne serait pas la première fois dans notre histoire qu’en l’absence de réponse à gauche à une crise sociale et politique, le dénouement intervienne à droite dans des formes autoritaires et populistes.
On ne développera pas ici les responsabilités de la gauche antilibérale, de la gauche de transformation, nos responsabilités. Mais elles sont lourdes. La division a empêché de porter de manière crédible une alternative réelle répondant aux attentes de changement social. Elle n’a pas permis non plus d’empêcher la droitisation des thèmes de campagne et la marginalisation de la question sociale. On connaît les résultats et les risques d’affaiblissement durables qui favoriseraient la bipolarisation politique et le gel des perspectives de transformation sociale. Mais reconnaissons aussi notre propre déficit en termes de projet (et pas seulement de propositions) dès lors qu’il faut développer une cohérence globale alternative au projet sarkozien. Nous avons nous aussi à travailler sur le fonds de ces questions, mais aussi sur leur mise en forme et en mots pour être audibles aujourd’hui.
La gauche social-libérale a perdu parce qu’elle n’a pas voulu développer un projet transformateur répondant aux aspirations de la société. Faute d’une mise à jour des conditions de l’émancipation humaine à l’heure de la mondialisation, la pratique du pouvoir par la gauche, depuis plus de vingt ans en Europe (et en France), ce fut l’acceptation croissante des exigences du capitalisme global&amp;nbsp;: la mise en œuvre de politiques de libéralisation et de privatisation, une formidable déformation de la répartition des richesses au détriment du travail. Avec comme conséquence une coupure croissante d’avec les classes populaires. Là où Sarkozy réussissait à mettre en scène une cohérence de son projet et à afficher un volontarisme pour le changement et la sécurisation due à chacun, Ségolène Royal ne développait pas une autre cohérence. La campagne de Ségolène Royal s’est nourrie de multiples références à Tony Blair, avec le «&amp;nbsp;goût du risque », «l’esprit d’entreprendre », le refus de «&amp;nbsp;l’assistanat », la réconciliation avec le profit, jusqu’au discours sécuritaire et identitaire, puis à l’appel au centre&amp;nbsp;; thèmes qui ont plus désorienté l’électorat de gauche qu’ils ne l’ont mobilisé.
En ne fondant pas son projet sur un nouveau partage des richesses, elle ne pouvait répondre aux attentes fortes de revalorisation des revenus. En proposant d’aménager la carte scolaire au lieu de définir les ambitions et les moyens de la réussite scolaire, elle ouvrait la brèche au projet plus radical de la droite qui va fissurer ce qu’il reste de l’égalité républicaine à l’école. En encourageant la possession d’un drapeau tricolore et la réhabilitation de la Marseillaise, elle ne répondait pas à la crise de l’Etat-social national confronté à la mondialisation capitaliste et à l’Europe libérale. On pourrait multiplier les exemples.
Cette orientation part du présupposé que c’est au centre, sur les couches moyennes ou supérieures, que se gagnent les élections. Si cette idée fonctionne encore partiellement pour les centres des grandes villes vidés de leurs couches populaires&amp;nbsp;; elle est carrément fausse pour les périphéries où dominent les victimes du système, rélégués et désemparés, parfois résignés dans l’abstention, exaspérés dans le vote Le Pen, mais aussi mobilisables pour un projet transformateur qui en vaille la peine. À preuve, la nouveauté de la démarche sarkozyenne aura été de se fonder sur la conviction que c’était au sein des classes populaires que se jouait une élection.
Au-delà, et c’est une position désormais assumée par une majorité de direction au PS, prévaut l’idée que la gauche «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;» doit solder l’héritage des combats fondateurs du mouvement ouvrier, aller jusqu’au bout d’un aggiornamento libéral s’inspirant des exemples de Blair en Grande-Bretagne ou Clinton aux Etats-Unis, opérer une mutation qui transforme la vieille social-démocratie en un nouveau centre gauche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TROISIEME ELEMENT DE DISCUSSION&amp;nbsp;: IDENTIFIER L’ENJEU ET FORMULER UNE OPTION STRATEGIQUE.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors maintenant quel est l’enjeu à affronter&amp;nbsp;?
Les législatives ont complété la présidentielle. La tendance à la bipolarisation s’en trouve renforcée&amp;nbsp;; la menace du bipartisme est plus pressante. Et avec les propositions de refondation social-libérale et de centre-gauche portée par Ségolène Royal, Dominique Strauss-Khan, voire François Hollande (par des chemins différents), c’est la menace de voir tout simplement les valeurs portées historiquement par la gauche disparaître du paysage. C’est la menace de voir le paysage politique se structurer autour de deux pôles&amp;nbsp;: une droite dure ayant rompu avec les derniers restes de l’héritage gaulliste et un centre gauche mou. Avec, dans ce scénario, des classes populaires objet des séductions démagogiques mais sans représentation politique «&amp;nbsp;naturelle ». Gare à ce que seront alors les réactions des (futurs) déçus du sarkozysme…
Pour y répondre, quelle est notre option stratégique&amp;nbsp;?
Pour contrer la tendance au bipartisme et le recentrage social-libéral de la gauche, il ne suffira pas de construire une nouvelle petite formation à gauche de la gauche, version protestataire ou version aiguillon du social-libéralisme. Une telle construction n’est pas illégitime pour ceux qui y aspirent mais elle ne peut répondre au problème posé. Il faut viser plus grand et plus large. Ce que nous souhaitons voir se rassembler  c’est au moins la gauche du Non, type arc des forces du 29 mai comme camp de base, donc allant jusqu’aux composantes socialistes mais incluant aussi les militants du mouvement social d’alors.  L’objectif est bien de constituer une nouvelle force politique d’un poids suffisant pour empêcher la bipolarisation et constituer une alternative à gauche.
Et pour y parvenir, nous devons opposer aux propositions de recentrage social-libéral une autre refondation en s’adressant à toute la gauche. La nouvelle situation politique appelle à mener le débat au coeur de la gauche et non à ses marges. Nous encouragerons donc la multiplication d’initiatives s’adressant à la totalité du champ dont nous souhaitons le rassemblement.
L’objectif — et non le préalable — doit être l’émergence d’une nouvelle force politique. Quels seront les chemins empruntés pour l’atteindre, quelle sera la forme que prendra sa réalisation, il est trop tôt pour le dire. Mais cette ambition s’inscrit à l’évidence dans les expériences qui cherchent, dans de nombreux pays, à ouvrir de nouvelles voies à gauche, à l’image de ce qui vient de se concrétiser en Allemagne avec Die Linke.
Ce qui nous conduit à deux types de tâches avec l’objectif d’une refondation, pas d’une banale recomposition&amp;nbsp;:
a - Relever ce défi suppose à notre sens de refonder un projet transformateur à gauche à ambition majoritaire, de travailler les questions de fonds — sur lesquelles la campagne électorale de Sarkozy a mis en lumière la vacuité de certaines réponses à gauche toutes tendances confondues d’ailleurs — et non s’engager dans des mécanos organisationnels aussi précipités que prématurés et qui ne pourraient aujourd’hui qu’être minorisants. Il faut trouver aussi les mots qui permettent d’être compris par nos contemporains. Nous discuterons cet après-midi des grands thèmes qui pourraient vertébrer un tel projet mais nous savons bien qu’il nous faudra réussir la fusion du meilleur de la tradition du mouvement ouvrier et des combats républicains avec les nouvelles problématiques de contestation du capitalisme libéral&amp;nbsp;: féminisme, écologie, altermondialisme. Nous avons donc pour projet d’impulser ces débats (sans prétention à l’exclusivité) pour construire un fonds commun nécessaire à une construction commune durable.
b - Relever ce défi suppose aussi de contribuer à un processus de convergence de toutes celles et tous ceux qui ne renoncent pas à l’ambition d’une transformation progressiste de la société. Nous ne pensons pas ce processus comme réédition de ce qui a échoué, c’est-à-dire simple juxtaposition organisationnelle des fragments aujourd’hui dispersés, mais comme un processus plus large, impliquant courants politiques et mouvement citoyen, se nourrissant des mobilisations de résistance sociale et associant ses acteurs, pesant et s’articulant aux débats qui traversent toute la gauche. Notre conviction, c’est que sans rassemblement de tous ceux-là, il n’y aura pas d’alternative. Le processus auquel nous voulons contribuer revêtira des formes impossibles à déterminer a priori, il devra se doter de médiations et de formes transitoires à même de favoriser les convergences recherchées tout en garantissant le respect des identités de chacun. De ce point de vue, la longue phase qui a précédé la création de Die Linke en Allemagne donne matière à réflexion.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;c - Quand nous fixons dans notre texte d’appel l’objectif d’Etats Généraux (proposition déjà évoquée auparavant), nous nous gardons bien de fixer une date même si nous souhaitons le plus tôt possible. Nous les concevons comme aboutissement d’un processus de convergences pluralistes. Nous ne les concevons surtout pas décrétés par quiconque. Si une quelconque force prétendait les organiser et y convier les autres, ce serait l’échec assuré par avance. C’est pourquoi avant d’y parvenir, il faut renouer le dialogue, débattre des questions de fonds, amorcer des convergences, construire le rassemblement.
Mais l’afficher d’ores et déjà comme perspective «&amp;nbsp;grand angle&amp;nbsp;» vise aussi à interpeller les débats des organisations et mouvements qui tiennent congrès, conventions, assises, etc, dans les six mois qui viennent. L’idéal serait de pouvoir les tenir en 2008 car plus le temps passe et plus le risque d’un gel de la situation menace. Cependant cela dépendra aussi du climat politique et social, d’évènements sociaux ou de contradictions politiques qui ne sont pas écrits par avance, qui peuvent accélérer les processus ou les modifier, et auxquels nous devrons être attentifs. Sans parler des prochaines échéances électorales qui peuvent produire le pire et le meilleur. En tout cas, si de vrais Etats généraux ont lieu, ils seront la résultante d’un processus et à l’initiative d’un ensemble des forces et mouvements et non décrétés ou autoproclamés par l’une d’entre elles.
Conclusion provisoire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà l’analyse de la situation et les perspectives que nous voulons soumettre à la discussion collective.
«&amp;nbsp;La nouvelle droite au pouvoir fait peser une lourde menace sur les conquêtes sociales et démocratiques. Les options de recentrage social-libéral menacent l’existence même des valeurs historiques de la gauche. C’est l’idée de transformation sociale qui pourrait être durablement marginalisée par la bipolarisation du champ politique. Devant cette situation, nous ne pouvons nous contenter d’attendre les bonnes surprises que nous réserve parfois «&amp;nbsp;l’exception française&amp;nbsp;» et ses éruptions sociales qui ont régulièrement déstabilisé les tentatives de démantèlement du pacte social et républicain. Nous ne pouvons nous contenter de construire une petite force politique insuffisante pour bousculer le champ politique. Nous devons donc, en complément et articulation avec les résistances sociales, entreprendre sans tarder le travail politique qui consiste à refonder la gauche, à gauche, avec l’objectif d’une nouvelle grande force politique de transformation progressiste de la société ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette ambition intervient dans un contexte marqué par un double échec historique&amp;nbsp;: l’effondrement des expériences tragiques du communisme d’Etat d’une part, les capitulations de la social-démocratie devant les exigences de la mondialisation capitaliste d’autre part. C’est de là que nous devons partir pour reconstruire une perspective d’émancipation humaine répondant au capitalisme de notre temps et tirant les leçons du passé.
C’est à cela que nous voulons apporter notre pierre. Et nous sommes évidemment ouverts à toutes les coopérations avec celles et ceux qui partageraient le même objectif à partir de points de départs ou de cheminements différents. La discussion que nous voulons avoir ce matin avec vous porte donc sur l’analyse que nous faisons de la situation politique, les réponses stratégiques à y apporter et l’action que nous pouvons avoir dans ce contexte.
Le 7 juillet 2007 – CD.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Maintenant à gauche Samedi 7 juillet 2007</title>
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    <pubDate>Sat, 07 Jul 2007 19:55:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>maintenant, à gauche!</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Prise de notes personelle&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Maintenant à gauche
Samedi 7 juillet 2007&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;10 h 30
Accueil Catherine Tricot puis présentation de Claude Debons
Insérer texte&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Discussion&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 - JL Gonneau	Relève des similitudes entre les réunions récentes auxquelles il a participé de PRS&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;Gauche avenir&amp;nbsp;» et ici.
Ironise sur les «&amp;nbsp;succès&amp;nbsp;» de la gauche sociale libérale.
Appuie sur l’échec si rassemblement autour d’une seule composante .
2 – Marc Villeneuve d’Ascq	Un collectif qui a survécu…Sur le rassemblement on ne progresse pas car n est tributaire de stratégies des partis
Ne croit pas que le vote utile soit un phénomène circonstanciel. C’est installé. Illustre avec vote dans quartiers populaires. On vote pour qui peut gagner.
3 – Marc Dolez Force militante	FM = campagne du NON, pas voté la synthèse du Mans et pas dans la campagne de Royal.
Partage l’analyse de Claude Debons. Nous voulons mener le débat à l’intérieur du PS et en pas laisser ce parti à ceux qui veulent le liquider. Mais nous ne nous interdisions pas de travailler à l’émergence d’une force politique nouvelle. Nous considérons la perspective de cet appel intéressante.
Je partage le propos de CD sur la nécessité de retrouver l’espace construit dans la diversité lors de la campagne référendaire. Cela doit être notre objectif. Il y a des initiatives à prendre. Par rapport au traité simplifié. Mais partage aussi l’appréciation sur la loi sur les universités devant le positionnement de l’UNEF. Il y a des initiatives à prendre, rapides
Donc dire mon accord à la fois sur la perspective et sur la méthode..
4 – Jean- Pierre CUAL Paris 11 ème	CUAL qui continue à subsister dans la diversité. Cet appel a troublé. De même la réunion des 23 et 24 juin. AL multiplication des réorganisations, des appels à refonder…place les nouveaux militants placent les militants dans une situation complexe car ils en savent plus ce qu’ils deviennent dans la diversité des collectifs. Que faîtes-vous des collectifs&amp;nbsp;? Quelle est la nature des relations avec les partis? avec les collectifs existants&amp;nbsp;? les collectifs se revendiquent de cet espace.
5 – Bernard Creuse	Se retrouve dan l’intervention qui vient d’être faite. Le fond d’analyse est partagé avec l’introduction de Claude et appuie l’idée que les résistances sociales ne suffiront pas. Mais vient avce le mandat de voir comment recréer les convergences.
6 – Eric Coquerel	Question&amp;nbsp;: quel est le but&amp;nbsp;? permettre les conditions pour aller vers le rassemblement de la gauche antilibérale.
Le reste ce sont des moyens, dont les collectifs.
Y a des collectifs…divers…on a participé à de nombreux meetings des collectifs…dans la diversité, il y a des configurations multiples…avec toute une série de débats qui les traversent …
Les collectifs sont des vecteurs utiles mais ce n’est plus la colonne vertébrale…Note que les débats des 23 et 24 juin des collectifs ont été plus centrés sur des questions organisationnelles que sur la perspective politique...Pas de concurrence. On se fixe le but de se retrouver. ET on sait que le rassemblement ne peut pas se faire sans les forces politiques.
7 – Stéphanie UNIR LCR	Collectif Créteil.
Partage la stratégie évoquée par Eric qui doit impliquer les partis. Restitue l’expérience de son collectif qui n’a pas choisi de candidat à la présidentielle et qui a besoin de lieu d’échanges avec des expériences analogues.
Sur le projet, partage certes ce qui a été dit mais sans sous-estimer les acquis sur lesquels on peut se fonder avec le travail déjà effectué sur le contenu.
On ne repart pas de zéro ni sur les réseaux existants, ni sur le plan du contenu. Et ce débat sur les collectifs renvoient en fait à cette question.
8 – Pierre Carassus GR	On a gagné le 29 mai. Avec diversité. Certes sur un «&amp;nbsp;non&amp;nbsp;» mais faut s’interroger sur ce qu’est la pratique politique avec de nouvelles formes. La bataille politique comme la présidentielle est complètement faussée par la personnalisation. Elle frappe tous les partis politiques. On a bien vu que le score d’OB y renvoie. Regrette que l’on ait pas eu l’audace d’une candidature anti système.
Aujourd’hui, on ne pourra relancer le débat qu’en partant de questions sociales  concrètes. Dit l’intérêt de ce qui se fait avec «&amp;nbsp;convergence services publics ».
Pourquoi ne pas inventer avec toutes les organisations syndicales une journée sur ce que devraient être les services publics&amp;nbsp;?
Développe l’idée que la construction doit intégrer les partis politiques.
9 – Christian Piquet
A la  charnière des deux débats…
Partout, il y a les questions «&amp;nbsp;qu’est ce qu’on fait du passé&amp;nbsp;? » Oui, il y a un acquis de cette période&amp;nbsp;; la charte, les 125 propositions, le texte «&amp;nbsp;ambitions et stratégies ».
Mais nous sommes entrés dans une autre période politique. Il y a une rupture à droite par ce qu’il y a un nouveau projet de révolution néo conservatrice&amp;nbsp;? Et une rupture à gauche y compris par rapport à la social démocratie.
Et en même temps la société n’a pas basculé à droite. S. Rozes nous démontre que l’opinion française est hostile à la norme libérale.
C’est cela qui appelle à une refondation politique la gauche, une force qui se donne l’objectif de conquérir la majorité à gauche. C’est donc la perspective à terme de l’émergence d’une nouvelle force politique. Tout le monde est interpellé par cette perspective.
Mais ce qui nous menace c’est l’esprit de chapelle. On le voit à la LCR, au PCF. Les mêmes questions  se posent aussi à nos amis socialistes, aux collectifs unitaires, à nos amis syndicalistes…on ne pourra résister sans alternative politique. Le mot clé c’est qu’il faut initier un processus, pas une nouvelle organisation, poser un acte politique, la refondation d’une gauche de gauche… c’est un enjeu vital car le piège c’est que se referme la tenaille de la droite dure et du social libéralisme. Besoin de refondation stratégique et en termes de projets.
Toute positionnement en cercle étroit, chacun dan ssa chapelle a mené historiquement à l’impasse. C’est donc bien un processus. Il n’y a de concurrence vis-à-vis de personne. Non, nous voulons simplement que soit posé dans le débat public ce processus qui mène çà une nouvelle force politique.
10
Puteaux.	Expérience association.
Globalement d’accord avec le propos de Claude Debons.
Note 3 faiblesses de la gauche&amp;nbsp;:
La question fiscale.
La question de l’entreprise.

11 Roger Martelli	Notre point de départ&amp;nbsp;: le fait que la bi polarisation reste bien là à l’issue de cette séquence électorale, même s’il y a eu de s grains de sable. Mais le plus gros grain de sable a été non pas la Gauche antilibérale mais Bayrou + A l’arrivée c’est  le bi partisme qui sort renforcé à l’image de la composition de l’AN.
Le risque c’est d’être condamnés à jouer les utilités.
ET le paradoxe est qu’il ya à la fois ce risque et ce qui a été dit sur des acquis.
Notre héritage c’est ce qui a été fait depuis 3 ans pour agréger le champ de l’antilibéralisme. Mais nous avons échoué et nous sommes dans une situation radicalement nouvelle. Si aucune force n’est illégitime mais aucune n’est ne mesure de rassembler autour d’elle ou à partir d’elle. Du coup on n’a pas d’autres solutions que de commencer un nouveau cycle. On a connu depuis 2003 un rassemblement, une division, il faut relancer une agrégation de forces.
Nous sommes devant 4 contraintes, 4 exigences&amp;nbsp;:
Celles de l’ambition (pas se contenter d’occuper la gauche de la gauche mais le cœur de la gauche).
La largeur du spectre à rassembler…pas seulement des partis mais des cultures…si l’ampleur du spectre est fondamentale il faut écarter tout ce qui ma contrarie, c’est l’ampleur du spectre qui sera  la clé du succès.
L’ambition du projet…si nous ne sommes pas capable de formaliser un projet dans les échéances électorales et les luttes sociales nous ne pourrons réussir.
La constitution d’une force politique dans la durée. Ou nos installons une force dans la durée… sur une ligne de transformation, ou nous jouons les utilités… Sinon plus laisserons se reproduire ce qui se passe&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;le jeu des particularités continuera de se tourner contre les mise en commun ». Le plus important n’est pas de disserter mais de s’engager…construire du commun dans la diversité. En gros nous avons 5 ans pour mettre en  route une machine opérationnelle.
12 Martine Accorta
Ville de Bègles ex PC	Se retrouve dans l’intervention de R Martelli. N’est pas venue pour refaire les bilans de l’échec de la gauche…N’aime pas l’auto flagellation…pas là non plus pour «&amp;nbsp;réfléchir »…mais est là pour construire et réfléchir à une force politique…veut réfléchir avec l’idée d’une gauche capable d’exercer le pouvoir.
Aimerait que l’on analyse l’échec de l’alternative des collectifs dont la dynamique s’ets cassée. On ne tire pas l’analyse de ces échecs.
Suffit pas de dire que l’on ne peut pas faire sans les partis. Car comment fait-on&amp;nbsp;? Au passage pense que l’échec des collectifs ne tient pas au jeu des rapports de forces mais plutôt au jeu des rapports de domination.
13 Pierre Zarka	Ne reprend pas ce qu’il partage, l’objectif, la nouvelle force politique, le spectre. Et si partage ce que disent Eric et Christian, s’interroge sur le chaînon manquant, c’est à dire ce qui nous sépare de l’objectif.
Pense que nous avons fait l’impasse sur le projet. Revient sur l’exemple de l’alternative à la «&amp;nbsp;libre concurrence non faussée ». Ne croit pas que le projet va se faire avec des réflexions dans des espaces séparés. CA ne sera pas 1 – Projet et 2 – Convergence. Cela doit être simultané. ET cela renvoie à la question de la gestion des divergences.
Souligne que la réunion du 24 juin était moins univoque que ce qui a été dit parfois ce matin. Et puis développe la question du rapport aux partis politiques, des défiances… et montre que le vari problème c’est la nature des rapports que l’on veut développer avec les partis. Donc très préoccupé par ce qui peut apparaître comme un émiettement.
Le bipartisme n’est plus un risque. Nous sommes dedans. Quel est le recours stable&amp;nbsp;? le PS.
Evoque le syndicalisme aujourd’hui et récuse l’idée que les pratiques seraient celles d’une collaboration de classe mais renvoient à la volonté de ne pas subir une défaite.
Redoute une chronologie finalement entre 1 le projet et 2 la convergence.
14 Michèle Ernis LCR Unitaire et agglo rouennaise	1 – sur son expérience, insiste sur la possibilité de retisser les liens avec les réseaux sur le terrain.
2 – Sur articulation résistances et projet à partir d’exemples. Craint que l’on  sous-estime le premier terme.
3 – la question des municipales…c’est une étape intermédiaire, entre résistances et force nouvelle.
15 François Delapierre
PRS	Lorsqu’il a reçu l’invitation, ne pensait pas qu’il ressentirait un tel point d’accord avec le propos introductif de Claude Debons et souhaite en prendre acte. Car sur cette base que l’on peut envisager l’avenir.
Liste des points essentiels&amp;nbsp;:
Victoire de la droite, y compris idéologique et culturelle.
Défaillance et vide politique grandissant de la gauche.
Nécessite d’un nouveau projet «&amp;nbsp;socialiste&amp;nbsp;» au sens générique du terme de façon à donner un horizon politique, sur notre capacité à gérer autrement la société. Refonder au niveau du projet et de la stratégie avec refus de toute alliance au centre….refonder les partis…
Faut trouver un fil pour tirer la pelote et le bon fil dans la période c’est la question de la force politique nouvelle. S’il n’y a rien à gauche du PS, rien n’arrêtera sa dérive au centre. Donc la gauche du PS est d’être partie prenante de la construction de cette force nouvelle. Cela suppose engagement militant pour convaincre, de militants mais aussi des forces organisées, leurs directions – celle du PCF – et donc des donner les moyens de travail  de conviction.
Nous avons des exemples avec l’expérience de Die Linke. Un signal qui donne du courage et qui montre la possibilité de dépasser le socialisme d’état et la social démocratie. Propose de porter ensemble cette idée. PRS a prévu de défendre cette démarche, et porter ce projet comme une campagne. Notre RDV de rentrée se fait à la fête de l’huma et nous y défendrons cette idée. Nous sommes disponibles pour l’y défendre ensemble.
Retrouver aussi l’élan collectif que nous avons vécu dans la campagne du NON.

16 - Claire Villiers
Alternative Citoyenne PP Campagne Bové	Ex Porte Parole de la campagne de J.Bové&amp;nbsp;: quitte à l edire un peu brutalement, on ne peut pas faire l’impasse sur des milliers de gens. Si on vise un projet pour rassembler, on ne peut pas se comporter comme des pseudo saint simoniens…on ne peut passer par pertes et profit des milliers d’hommes et de femmes…Je vous assure que des centaines de camarades ont pris la construction de ce lieu comme une gifle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je n’ai pas de désaccord avec le rapport de Claude mais le trouve classique car je ne crois pas que ce soit cela dont nous ayons besoin pour les 10 ou les 20 ans à venir. Il ne s’agit pas de construire un projet pour ensuite convaincre les électeurs avec quelques mobilisations. Faut régler cette question du balancier un coup les urnes un coup les luttes…faut réfléchir à la dynamique de la transformation de la société…
Nous avons besoin de créer les conditions pour que le peuple se réempare du pouvoir….ce n’est pas la même chose que de sire que l’on fait un projet pour prendre le pouvoir.
Donc revisiter l’échec, pas celui de la division mais aussi celui de la vision de la transformation de la société…
17 – LCR Unitaire St Denis	Besoin de discuter dans les collectifs de la situation politique Il y a de gros besoins de comprendre autour de questions comme celle de la droitisation ou de la société française, de la réponse aux délocalisations….
Plaide pour les efforts de convergence et non de concurrence.
Répond à P. Zarka que s’il y a danger à faire du projet en chambre, on peut travailler en relation avec les mobilisations.
18 Omar Collectif Paris 14	Dans ce qu’il a entendu ne voit pas des éléments très neufs par rapport à nos textes antérieurs et craint une arnaque intellectuelle à recommencer un nouveau processus. A besoin de la convergence pour rassembler. Craint que l’on traite les collectifs antilibéraux au même rang que les partis existants. Il y a quelque chose d’insultant à l’égard de équipes militantes des collectifs. Ne comprend pas que le texte et maintenant à gauche ne prenne pas appui sur les décisions du 24 juin.
Y a un vrai travail aussi à faire au sein des collectifs et au sein du secrétariat des collectifs.
19 - Claude Michel
Syndicaliste CGT
On arrive à un moment du débat plus conflictuel. On peut être gramscien sans être st simonien. Je respecte beaucoup les militants des collectifs. Oui, il y a eu des blessures. J’en ai eu, avec des majorités d’organisation politiques qui ont fait prévaloir leur culture de boutique.
Plaide pour refonder nos pratiques et savoir travailler ensemble. Etre dans l’ouverture. Dépasser ce qui nous a séparé.
Evoque l’importance du projet à disant que nous en sommes loin et qu’il y a des questions sous-estimées en évoquant les mutations de la culture.
20 Catherine Tricot	Ce qui nous divise, c’est le poids de nos échecs et la difficulté à traiter du projet. Répond à Claire que son engagement n’est en rien de choisir entre celles ou ceux qui ont fait la campagne Bové ou PRS mais bien de s’attaquer ensemble au contenu du projet. Evoque une série de questions comme les questions urbaines qui sont encore en angle mort.
21 Claude Debons	Dit qu’il pourrait faire «&amp;nbsp;brutal&amp;nbsp;» s’il devait se souvenir des épithètes dont il a été traité pour ne pas avoir vibré aux appels en faveur de José Bové. Regrette d’ailleurs que le bilan n’ait pas été effectué au niveau de protagonistes de la campagne Bové&amp;nbsp;; ce qui  empêche un débat d’ensemble. Evoque la réunion des 23 et 4 trop centrée sur un débat de structuration sans analyse du paysage politique nouveau.
L’objectif est bien de retrouver toutes les forces, y compris en remontant au 29 mai en sachant que nous avons perdu successivement beaucoup de forces ou de sensibilités que l’on devrait pouvoir retrouver. La reconstruction, c’est une discussion politique et non pas «&amp;nbsp;aimons nous les uns les autres ». Il y a une nouvelle situation politique.
Le processus que nous proposons, c’est convergence et projet ensemble, prendre des initiatives pour que toutes et celles que nous visons travaillent au projet et au rassemblement. Etre les facilitateurs pour progresser dans la construction d’une alternative et dans les médiations pour la construction d’une nouvelle force politique. Insiste sur le fait que c’est bien une dimension nouvelle et que cette question est déjà au cœur du débat public quand on prend les multiples expressions et les autres expériences à l’étranger. Termine sur l’arc des forces très large et insiste sur la nécessité de dépasser les contentieux.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;II- Séance après-midi sur le projet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Introduction Clémentine Autain
Insérer texte&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Discussion&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 – Alain
Chômeur	Ressent des points d’accord avec les deux rapports entendus mais perçoit une prise en compte insuffisante de l’Europe.
Pas de politique d’avenir possible si on ne construit pas des réponses européennes de la gauche de gauche.
2 – Jean-Luc Gonneau	Redit que les questions abordées le sont dans des lieux différents et souhaite que les réflexions soient mutualisées.
La gauche maintenant…on structure&amp;nbsp;? quel but&amp;nbsp;? faire de l’éducation populaire plus que de créer de nouvelles organisations.&amp;nbsp;? A quoi ç va servir.
Apprécie une entrée par «&amp;nbsp;émancipation&amp;nbsp;» et préfère le projet au programme.
3 – Monique
PC élue municipale	Questionne sur ce que l’on entend par nouvelle force politique?
Nous&amp;nbsp;? C’est qui&amp;nbsp;?
Attention à ne pas glisser vers un catalogue.
Souhaite creuser ce que recouvre la victoire&amp;nbsp;» idéologique&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;culturelle de Sarkozy.
Croit important l’aspect institutionnel.
4 – Gérard Badeyan
Malakoff	L’impensé principal c’est comment dépasser le capitalisme, à l’échelle mondialisée aujourd’hui. En illustre la complexité en citant l’engagement du président Lula au Brésil en faveur de l’éthanol.
5 – Raymond
(Clamart)	Part de l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme «&amp;nbsp;la loi est l’expression de la volonté générale ». S’interroge sur la distance entre ce principe et nos procédures politiques. Y oppose les démarches en termes de vote préférentiel.
Est-ce que les poissons pris dans une nasse se disputent&amp;nbsp;? N’attendons pas 5 ans.
6 – Françoise Dhielman Forum de la gauche citoyenne	Partir de ce qu’a dit Claude Debons sur l’idée d’un nouveau paysage politique.
Travail théorique à mettre ne place sur ce que recouvre la révolution conservatrice anglo saxonne.
Si on veut construire un projet à gauche, il ne faut pas de questions tabous et le devoir de la gauche c’est aujourd’hui définir le terrorisme et ne pas la laisser aux Etats-Unis.
Sur Die Linke a fait un texte qui se diffuse sur liste. Partage ce qu’en dit PRS et dit qu’il faut relier avec la réunification allemande. Développe et illustre.
s
7 – Stéphanie
LCR unitaire Rouen	Ne souhaite pas auto flagellation sur les postures dites négatives…
Veut compléter son propos sur les 125 propositions pour en dire la richesse d’élaboration, l’effort pour en étayer la crédibilité mêle si on n’a pas pu aller jusqu’au bout, en dégageant les grands axes hiérarchisées qui nourrissent l’imaginaire. Note la difficulté à relier  le défi de la contre expertise militante et la nécessité de faire rêver.
8 Martine (Bègles)	Veut discuter du projet en prenant l’exemple de l’Education. Et commence par dire que le projet ce n’est pas chercher à apporter des réponses de gauche à des questions de droite. Illustre au travers de la carte scolaire en pensant que l’enjeu n’est pas l’égalité des chances mais l’égalité des acquis et que la question de la carte scolaire ne se pose pas en soi mais par rapport aux finalités que l’on donne au système éducatif. Donc pour un projet, faut savoir renverser les questions. Deuxième exemple sur la sélection à l’université.
9 – Pierre Zarka	Handicaps inhérent à la notion de programme.
Extériorité de celles et ceux qui n’ont pas participé à l’élaboration.
Ca ne permet pas de surmonter les divisions qui existent dans le monde du travail&amp;nbsp;: chacun va chercher dans le programme ce qui le concerne (consumérisme).
Le projet alors…c’est d’abord fondamentalement une culture politique…permettant à chacun les idées susceptibles d’être proposées. Récuse l’idée que la crédibilité soit le chiffrage en disant que ceux qui se sont battus sur les congés payés n’ont pas commencé par en chiffrer le coût.
Insiste sur quelques questions clés&amp;nbsp;: Si le mouvement se vit ou non comme capable d’investir les  institutions… Les dépenses sociales…un coût ou un facteur d’efficacité…&amp;nbsp;?
(…) Prenons-nous le point de vue de «&amp;nbsp;victimes&amp;nbsp;» ou de gens «&amp;nbsp;indispensables&amp;nbsp;» à la société&amp;nbsp;? Sarko n’est pas sur ce registre. Ajoute que les victimes ne font pas les révolutions…regarder des gens «&amp;nbsp;malheureux&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;indispensables&amp;nbsp;» à la société…
10 Eric Coquerel	Sur projet fait référence à la qualité du travail sur la charte antilibéral e avec des allers et retours productifs…
Suggère de relire Jaurès pour penser acquis républicains et émancipation.
Souligne la nécessité de prendre en compte la victoire idéologique de Sarko pour la surmonter.
La fenêtre ouverte, c’est la faiblesse actuelle du social libéralisme.
Ajoute que l’entrée dans le débat projet a nécessairement un versant «&amp;nbsp;inventaire&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;catalogue&amp;nbsp;» mais oui, faut travailler sur la cohérence, travail, démocratie, progrès, l’égalité et intérêt général.
Approfondit sur le travail en démontant l’éclairage de Sarkozy…mais la gauche n’a pas su y  opposer sa vision.
(…) et évoque la nécessité de contrer l’idée que la mondialisation interdirait de pouvoir faire quelques chose. Et évoque au passage les dimensions «&amp;nbsp;protectionnisme «&amp;nbsp;et les dimensions «&amp;nbsp;Nation ».
Insiste aussi sur la nécessité de creuser la question de la démocratie…égalité et citoyenneté aujourd’hui (…)
Termine sur l’intérêt général.
Puis conclut sur les valeurs qui sous-tendent ces entrées.
11 – Jean-Claude
Profesionnel hospitalier
MARS	Citoyenneté
(…)
Eduction
12 – Jacques Simon
Compléments à quelques formules entendus dans l’introduction.

13 LAura
«&amp;nbsp;Ne pas s’emmerder à l’école&amp;nbsp;» oui&amp;nbsp;!
Penser l’éducation aussi avec le monde du travail.
14 Jean-Jacques
Militant associatif	Dit son accord avec Eric sur la place centrale de la question sociale.
15 Francis Sitel	Lui aussi dit vouloir insister sur le rôle central de la question sociale.
Note que l’efficacité de Sarko a été de l’occulter au nom d’un volontarisme politique, d’identité nationale + sa capacité à pervertir les questions sociales («&amp;nbsp;travailler plus pour gagner plus&amp;nbsp;» - c’est là la victoire idéologique).
D’où traiter les questions sociales au cœur de notre projet.
16 Fabien	Voudrait insister sur les dimensions culturelles et artistiques .Insiste sur le sens de la création artistique dans la société.
Ironise sur Sarko et la victoire des «&amp;nbsp;beaufs ». ET sur la faiblesse de la gauche antilibérale qui ne fera pas rêver qu’avec le SMIC, le caddy à remplir et les congés payés à la grande motte.
Faut inventer un rapport à la consommation, pas consommer mais exister.

17 Jacques	Insiste sur la dimension «&amp;nbsp;organisation du travail&amp;nbsp;» et hiérarchie dans les relations de travail.
18 Robert Université Marne la Vallée	Suggère de travailler sur l’information et la diffusion avec des enjeux de contrepouvoirs.
19
François Coq Mars GR	Victoire de Sarko sur un projet qui a su parler à l’imaginaire.
Le travail sur le s125 propositions n’a pas su répondre à certaines questions…rend l’exemple du travail et le fait que l’on pas su trancher sur le débat sur plein emploi ou sécurisation des parcours.
Prend l’exemple de l’éducation pour montrer que chois de société et détail de chaque question ne coïncident pas.
20 Claude Debons	Chantier à voir en années pour ne pas avoir le vertige et en même temps dessiner plus vite des arrêtes marquantes pour ne pas renvoyer les repères à des élaborations tardives.
Veut insister sur la prise en compte des angoisses de beaucoup sur l’avenir, cette incertitude qui nourrit un sentiment de dépossession…et auquel on ne peut répondre sur un registre délégataire. La réponse, c’est de restaurer la souveraineté populaire…et faire de la démocratie le levier d’une nouvelle révolution. Démocratie politique bien sûr mais aussi démocratie économique et démocratie sociale.
21 Mireille
Montluçon	Candidate à Montluçon. Restitue l’impression de beaucoup de gens rencontrés à une grande pauvreté matérielle et de vie…sur fond de culpabilité personnelle. Cette grande soumission m’a interrogé. Il y a un climat de fierté à recréer.
Retient aussi une ambiance difficile dans cette campagne avec ce climat de soumission et en déduit que tout projet doit recréer sur une ambiance…Nis avons droit…à la culture…à voyager… retrouver de la fierté ouvrière et paysanne.
Parler aussi de la méthodologie. Comment construire ce projet&amp;nbsp;?
22 Edouard Hesser	2 points
les problèmes d’organisation&amp;nbsp;: vive les réseaux.
23 Claude Michel	Pas de prise de notes car en train de discuter avec Claude
24 Clémentine Autain	Pas de prise de notes car en train de discuter avec Claude&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;Intervention en fin de réunion
François Labroille&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A ce moment de nos travaux, je souhaiterais simplement indiquer au nom des initiateurs de cette journée l’esprit dans lequel nous souhaiterions poursuivre nos débats.
Ce ne sont que des suggestions pour contribuer à façonner une nouvelle perspective politique qui surmonte les échecs de 2007 et qui desserre la tenaille d’un bipartisme sans alternative. Parce que voilà bien notre identité, travailler à une perspective politique qui ait l’ambition d’une réelle rupture avec le modèle social dominant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nos repères&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notre conviction, réaffirmée ici depuis matin sous de multiples formes,  est qu’il n’y pas d’alternative politique possible avec une telle ambition sans se donner deux repères essentiels, indissociables l’un de l’autre&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Celui de la nécessité de rassembler un arc de forces très large pour porter, refonder et redonner une majorité à gauche à un projet de transformation sociale. Et à cet égard, nous ne cherchons pas à nous rétrécir à un périmètre entre protagonistes a priori d’accord entre eux. Nous ne nous sentons pas la vocation à fabriquer une organisation de plus. En revanche nous faisons le pari que notre créativité collective sera plus indexée sur nos différences que sur nos similitudes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Celui de la nécessité de réélaborer un projet d’émancipation individuelle et collective qui capitalise les acquis de la gauche, des mobilisations sociales, des propositions déjà travaillées par les forces antilibérales mais qui se donnent aussi les moyens des novations indispensables au traitement des questions trop longtemps différées.
 &lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces deux repères sont indissociables parce qu’aucun lieu, aucune force, aucune composante ne peut prétendre aujourd’hui détenir à lui seul ou à elle seule les réponses à trouver. C’est par la confrontation de traditions intellectuelles et politiques diverses que nous pourrons y parvenir. Cela implique de mettre en commun des trajectoires politiques multiples mais aussi les apports de plusieurs générations, de pratiques et de expériences sociales d’horizons différents…Nous aimerions contribuer à faire se croiser les regards militants, professionnels, citoyens, générationnels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A cet égard, trois clarifications ressortent des échanges de cet après midi:
•	celle de la distinction entre projet dans sa cohérence, ses valeurs, son sens et le programme;
•	celle de son élaboration non dans l'expertise délégataire mais dans le débat politique public&amp;nbsp;;
•	celle de la confrontation et non du compromis pour traiter des questions ouvertes sur lesquelles nous n'avons pas spontanément les mêmes approches.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notre objectif
Comme cela a été réaffirmé ce matin, notre objectif n’est donc pas de créer une structure de plus, une organisation, un parti mais il est de susciter une démarche, de développer un espace de débats et de réflexion, un carrefour permettant la confrontation des cultures politiques différentes et dont le dialogue est indispensable à la production d’idées nouvelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit bien d'affronter le défi politique que représente la nécessaire convergence de toutes les forces, courants et militants qui n'ont pas renoncé à la perspective d'une transformation radicale de la société, et le défi intellectuel que constitue l'élaboration d'un projet bien plus novateur et susceptible d'offrir à gauche une tout autre perspective que le glissement au centre du PS ou le refuge de la posture protestataire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous n’avons aucune prétention à nous penser l'épicentre de la reconstruction. Mais nous nous voulons en être l’un des vecteurs en étant des facilitateurs de l’échange, des traits d’union. Nous ne nous mettons en concurrence avec qui que ce soit et nous voulons au contraire coopérer avec toutes les forces et toutes les sensibilités, en dépassant les tensions ou les ressentiments que les divisions de la séquence électorale ont suscités. Et si nous sommes nombreux à œuvrer à la perspective commune d’aller vers des états généraux pouvant rassembler toutes les sensibilités pour produire des idées et faire émerger à terme une nouvelle force politique, tant mieux. C'est ce processus auquel nous voulons contribuer.
Notre feuille de route&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà donc notre feuille de route, prendre partout où cela est possible des initiatives permettant de rassembler pour réfléchir collectivement sur la convergence des forces et la perspective du projet de transformation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous vous proposons un rendez vous national .avant la fin du mois d’octobre, le 20 ou le 27 octobre par exemple, comme nouveau moment de rencontre, de forum public et pluraliste, pour échanger sur le fond, dialoguer, confronter sur les questions que nous venons d’aborder aujourd’hui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’ici là, nous vous proposons de faire vivre une démarche identique dans vos lieux d’activité, vos villes, vos départements, c’est à dire faire se rencontrer toutes les sensibilités d’une gauche de transformation, qu’elles s’expriment au travers des formations politiques constituées, de collectifs ou sous toute autre forme, pour dialoguer dans la perspective d’Etats généraux que nous concevons comme le résultat de convergences de multiples initiatives. &lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons entendu la suggestion de PRS de saisir l'opportunité de la fête de l'humanité pour y tenir ensemble un débat et nous y sommes favorables. Nous voulons aussi nouer le dialogue avec toutes les sensibilités.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour tout cela, nous vous proposons un outil comme moyen d'échange et de circulation de textes, de contributions avec le blog http://maintenantagauche.org/&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà donc la feuille de route que nous vous soumettons pour notre espace de débat et de réflexion, à la fois humble et terriblement ambitieuse.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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