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  <title>François Labroille - sdrif</title>
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  <description>Blog de François Labroille</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 12 Jan 2012 18:28:48 +01:00</pubDate>
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    <title>Les documents du SDRIF en ligne</title>
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    <pubDate>Fri, 26 Sep 2008 10:40:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sdrif.com&quot; title=&quot;http://www.sdrif.com&quot;&gt;http://www.sdrif.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sdrif.com/fileadmin/unloud_file/doc_accueil/SDRIF.PDF&quot; title=&quot;http://www.sdrif.com/fileadmin/unloud_file/doc_accueil/SDRIF.PDF&quot;&gt;http://www.sdrif.com/fileadmin/unlo...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Documents à télécharger&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Intervention de François Labroille au nom du groupe CACR 25 septembre 2008</title>
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    <pubDate>Thu, 25 Sep 2008 15:12:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Débat sur l’adoption du SDRIF  du schéma directeur de la Région Ile de France&lt;strong&gt;!!&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;!!!!&lt;/strong&gt;!!!&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;!!!&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Monsieur le président, Madame la vice présidente,
chères et chers collègues,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons le sentiment de vivre aujourd’hui un moment un peu solennel, grave même avec ce débat sur l’adoption du SDRIF. Dès 2004, nous savions déjà que le nouveau SDRIF allait constituer un acte majeur de cette mandature. Le projet était stimulant,  même si nous ne savions pas encore la nature et l’ampleur exactes de la tâche à accomplir. Mais ce que nous ne savions pas à l’époque et qui donne aujourd’hui une telle gravité à notre débat, c’est la virulence de l’opposition de la droite et du gouvernement à la conclusion d’un travail considérable qui s’efforce de penser le développement de notre région pour les 20 ou 25 ans à venir.
Depuis plus d’un an, le Président de la République en personne et le Premier Ministre ont tenté en effet de faire échouer le nouveau Schéma Directeur&amp;nbsp;: demande d’annulation de l’enquête publique en juin 2007, annonce de projets du gouvernement se substituant au SDRIF et menace aujourd’hui de non transmission du SDRIF au Conseil d’Etat. Ce conflit est l'indice de l'ampleur des questions en jeu. Dans une région dont personne ne peut ignorer les crises sociale, économique et écologique, nous savons que le SDRIF est beaucoup plus que la production d'un document d'urbanisme. Il oblige à repenser sur un horizon long l'ensemble des questions de logement, d’emploi, de transports, d’équipements urbains qui vont commander la vie quotidienne de près de 12 millions d’habitants. Si les mots ont un sens, c’est bien du projet pour cette région qu’il s’agit de traiter.
&lt;strong&gt;C’est pourquoi je voudrais dans cette intervention m’attacher surtout au fond.&lt;/strong&gt; !!!!
Je voudrais vous dire en quoi le groupe CACR retrouve ses grandes préoccupations dans le SDRIF et donc les raisons  qui le poussent à en faire une référence incontournable pour les politiques d’aménagement des années à venir.
J’espère montrer à cette occasion sans polémique mais sans faux-fuyant que ce sont bien des conceptions divergentes du devenir de l’Ile de France qui s’affrontent.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;1 – Nous portons une appréciation positive sur le SDRIF pour deux motifs essentiels et indissociables que nous avions déjà relevés en février 2007: sa méthode d’élaboration et son contenu. &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;__!!!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1.1 Le groupe CACR a en effet constamment insisté sur la dimension démocratique&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;à donner à l’élaboration du schéma directeur pour parvenir à un contenu ambitieux, celui du renversement des logiques ségrégatives qui affectent l’Ile de France comme les autres grandes métropoles mondiales. Et  nous pensons même que, au-delà de l larges concertations institutionnelles qui ont été conduites, des centaines de milliers des personnes auraient pu s’y impliquer si nous avions pu nous en donner les moyens au départ.
Il a aussi constamment mis l’accent sur la nécessité impérieuse de la lutte contre les inégalités et d’une conception du développement adossée à l’égalité sociale et territoriale. Il a été de celles et ceux qui dès le départ on alerté sur la nécessité d’intégrer les réponses à la crise écologique et énergétique dans les choix d’aménagement, sans opposer la densification et la qualité de vie urbaine. Il a toujours mis l’accent sur la solidarité et l’interdépendance des territoires sans opposer Paris, le cœur de l’agglomération et le nécessaire développement de nouveaux territoires.
Il a voulu faire du logement un point fort du schéma avec l’objectif de construire 60000 logements par an et d’atteindre 30 % de logements sociaux d’ici 2030. Il s’est beaucoup investi pour un développement des transports publics réellement ambitieux avec la mise en avant du prolongement de nombreuses lignes de métro, de tramway, de RER, … et avec celle de la grande rocade en métro rapide.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.2 Où en sommes-nous aujourd’hui ?&lt;/strong&gt;!!
Le document dont nous disposons résulte d’une nouvelle phase de concertation intervenue depuis l’adoption du projet de février 2007. Il intègre de nombreux éléments suggérés par l’enquête publique ainsi que des demandes des collectivités territoriales et de l’Etat sur un certain nombre de points. Les discussions ont parfois été très vives, on le sait sur le logement, sur l‘extension de zones d’urbanisation, sur les projets routiers, les aéroports, les sites de la Défense ou de Saclay… mais le document stabilise des compromis sans remettre en cause l’économie générale du projet. L’exercice était périlleux mais, si certains aspects nous sont imposés en raison des compétences de l’Etat, l’architecture d’ensemble du projet de 2007 est préservée et nous nous en satisfaisons.
Cela vaut pour l’identification des grands défis, pour la priorité accordée à la lutte contre les ségrégations sociales et territoriales, pour le choix de la ville compacte, essentiel du point de vue du développement durable. Cela vaut pour l’importance accordée aux questions du logement avec le maintien de l’objectif de 30 % de logements sociaux  en dépit des pressions exercées ainsi que des  choix ambitieux en matière de transports collectifs. Cela vaut pour une géographie des territoires stratégiques et prioritaires qui intègre mieux le rôle névralgique du cœur d’agglomération et qui s’efforce en même temps de penser de nouvelles dynamiques territoriales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 . 3 Certes nous savons que le schéma n’est pas sans limites ou ambigüités car c’est dans la nature même d’un document élaboré avec autant de partenaires que de se prêter à plusieurs niveaux de lecture. Il n’empêche que le &lt;strong&gt;projet&lt;/strong&gt;!! que nous y trouvons intègre des &lt;strong&gt;options qui nous semblent essentielles e&lt;/strong&gt;!!t offre de solides points d’appui pour l’avenir.  Nous savons aussi que les nombreuses prises de position en faveur du schéma valident et la méthode et le contenu. Nous sommes particulièrement sensibles à l’expression positive d’une majorité des conseils généraux ou bien de celles des organisations syndicales de salariés qui, comme de nombreux représentants associatifs et au delà de leurs critiques ponctuelles, ont soutenu les orientations du SDRIF à l’occasion du vote de CESR jeudi dernier.
Nous voilà donc au terme de plus de 4 ans de travail, de mobilisation d’une expertise de grande qualité, de l’IAU, des services de la Région, d’une mobilisation et d’une sollicitation régulière de Mireille Ferri et de son équipe, de l’exécutif et de son Président Jean-Paul Huchon, 4 ans de concertations avec les collectivités et d’initiatives publiques, c’est déjà un aventure humaine, une aventure avec de relations interpersonnelles et une aventure intellectuelle, 4 ans au termes desquels en toute logique nous devrions avoir un document opérationnel. Et pourtant ce n’est pas encore acquis, le vote de notre Assemblée n’y suffira pas si ne sont pas mises en échec les tentatives en cours pour contourner le SDRIF.
__&lt;/p&gt;

&lt;h5&gt;&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;2 -  Et maintenant&amp;nbsp;? Que va devenir le SDRIF ?&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.1 La droite et le gouvernement multiplient les actes de blocages&lt;/strong&gt; !!pour stopper la procédure, vider le SDRIF de sa substance et lui enlever sa portée juridique. Cette guérilla politicienne, de courte vue est non seulement un déni de démocratie envers l’ensemble des collectivités qui ont été associées et consultées… envers l’ensemble des acteurs sociaux qui ont été partie prenante de son élaboration mais aussi un mauvais coup porté aux franciliennes et aux franciliens. Elle transforme les grands choix publics d’intérêt général en champ de manœuvre électoraliste. Les questions que nous avons à traiter valent pourtant beaucoup mieux.
En effet la «&amp;nbsp;ville se fait et se défait&amp;nbsp;» à grande vitesse. Chacun sait bien ici que les mutations en matière d’urbanisation et d’aménagement de l’espace s’accélèrent, pour le meilleur rarement et pour le pire le plus souvent quand c’est l’anarchie du marché et la captation de la rente foncière qui sont aux commandes. Les travaux d’élaboration du SDRIF ont permis une approche prospective, une vision d’ensemble, des lignes directrices qui organisent l’aménagement. Il est urgent de valider un cadre qui fasse référence pour  l’ensemble des politiques locales et contribuer à cette régulation là.
En disant cela, je ne prétends pas que le SDRIF  a réponse à tout pour quart de siècle à venir mais il indique les lignes de forces qui, aux delà de ses orientations en matière d’urbanisme donnent sens aux politiques publiques. Il constitue donc une référence essentielle pour les chantiers à venir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.2 Parmi ceux-ci, je voudrais évoquer trois questions particulièrement sensibles.&lt;/strong&gt;!!
__
2.2.1 La première renvoie à ce débat sur le développement économique.__!!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Roger Karoutchi et Christian Blanc martèlent le reproche d’absence d’ambition. Et communiquent en agitant ce chiffre de 5 % de croissance économique annuelle pendant 25 ans et d’1 million d’emplois de plus d’ici 2030 , tout en renvoyant la Région à une supposée vision décliniste. Permettez moi au passage une petite suggestion&amp;nbsp;: demandez à votre Premier Ministre François Fillon si les projections qu’il utilise pour évaluer les besoins de financement de retraites sont fondée sur de telles performances. Car si tel est le cas, répandez la bonne nouvelle&amp;nbsp;: vous pouvez nous garantir que le gouvernement renonce désormais à allonger la durée de cotisation en matière de retraite. Mieux, comme il va tellement remplir les caisses, les services publics n’ont plus rien à craindre et la protection sociale va redistribuer à tout va.
Le débat est ailleurs et vous le savez très bien. Il n’est pas dans la formulation d’un taux de croissance digne du GOSPLAN, il est dans la façon de penser le développement économique aujourd’hui. La France et l’Europe n’ont que des performances médiocres et subissent en ce moment-même une dégradation douloureuse de l’activité. Aucune des promesses de la mondialisation néolibérale n’est tenue. Les crises financières à répétition ne sont-elles qu’un problème de moralisation du capitalisme financier et d’un défaut de régulation à corriger&amp;nbsp;? Parler de développement économique à l’heure des crises financières et écologiques, c’est devoir repenser les ressorts et les finalités du développement. En s’efforçant de penser la dynamique recherche/formation/innovation, en s’efforçant de repenser l’attractivité en la fondant sur la qualité de vie, le bien-être, l’emploi, la sécurité et la formation des personnes, le SDRIF autorise au moins une conception renouvelée du développement économique et de l’attractivité, qui ne refuse pas la mondialisation en soi mais qui ne se soumet pas à des contraintes jamais discutées, qui pense coopération plus que concurrence, relocalisation ou innovation que financiarisation. La droite pense l’avenir avec un regard des instruments du passé. Sans prétendre avoir réponse à tout, le SDRIF permet d’imaginer un autre futur. C’est ce débat que vous ne pourrez pas esquiver.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.2.2 La seconde question qui me semble valoriser le SDRIF est celle de l’avenir de ce PARIS METROPOLE Ile de France.&lt;/strong&gt;!! Dans son contenu même, le SDRIF en traite et met en évidence tout à la fois la spécificité de la zone dense et la nécessité de penser l’interdépendance de l’ensemble des territoires. Il préconise des lieux de dialogues par faisceaux et une conférence territoriale. Il s’articule donc avec la réflexion engagée en faveur du développement des coopérations métropolitaines dont la création du syndicat mixte a été co décidée le 25 juin dernier avec le Conseil Régional.
On sent bien les tentations d’exacerber les rivalités entre les institutions et de spéculer sur les mises en concurrence plutôt que sur les coopérations. Ce n’est pas notre approche. Nous ne serions d’ailleurs pas de ceux qui s’offusquent que l’Etat en tant qu’entité institutionnelle se préoccupe du devenir de la région dit capitale s’il le faisait dans le respect des collectivités concernées, de leurs compétences et de leurs projets. Alors oui, nous voyons une pleine complémentarité entre la  conférence territoriale prévue par le SDRIF et le processus de création du syndicat mixte qu’il approuve. Rien ne serait pire que de cultiver des clivages stériles, opposant les territoires entre eux, les institutions entre elles. La mobilisation publique sur les grands défis appelle beaucoup plus de coopérations, de mise en relation entre collectivités pour parler des projets qui intéressent nos concitoyens. Dans un tel cadre, la Région a à jouer un rôle majeur qui n’en fait pas une collectivité tout à fait comme les autres. Elle se doit en effet d’être garante des cohérences et des solidarités à grande échelle. C’est cela qui lui donne autorité. Avec l’élaboration du SDRIF, par les anticipations qu’elle a su faire prendre en compte et par la qualité des concertations qu’elle  a conduite, elle a parfaitement assumé cette fonction. N’en déplaise aux stratèges de la reconquête électorale par la droite de l’Ile de France, il ya quelque chose de désormais irréversible dans ce rôle assumé par la Région. Le terme même de SDRIF restera désormais attaché à ce statut.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.2.3 Enfin, il est un autre chantier à venir sur lequel je souhaite conclure mon propos, et qui renforce notre attachement au SDRIF, celui de la démocratie.&lt;/strong&gt;!!!
Le changement social ne se décrète pas… - et j’ajouterai «&amp;nbsp;surtout pas&amp;nbsp;» - quand le projet heurte des intérêts installés et a l’ambition d’apporter des transformations profondes à l’existant, d’imaginer une grande région urbaine, solidaire, créative, de qualité de vie etc…Nous sommes de celles et ceux qui croient qu’il n’y a pas de destin collectif sans mobilisation collective et que l’appel  à l’intelligence collective est le ressort même de la démocratie. Le SDRIF est déjà, même s’il aurait pu  l’être plus encore, le produit d’une telle démarche. Mais il le sera plus encore en devenant un important point d’appui pour toutes celle et tous ceux qui veulent s’emparer des projets de transports, de logement, d’équipements, d’urbanisme… Il l’est parce qu’il permet de penser de grands enjeux et parce qu’il donne de grands objectifs.
Quelles que soient les manœuvres à retardement que la droite nous annonce, le SDRIF est dores et déjà un document vivant tant pour les collectivités que pour le mouvement associatif ou syndical. Il le sera d’autant plus pour les années que nous le donnerons à connaître et  à débattre. Nous pensons que nous avons à réfléchir en grand à la popularisation du travail accompli.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour conclure&lt;/strong&gt;!!
Le groupe CACR va donc voter ce schéma directeur.  Il va le faire avec le sentiment d’y avoir pris toute sa part. Nous allons désormais en appeler aux franciliennes et aux franciliens pour qu’ils prennent beaucoup plus leur place dans une confrontation publique qui les concerne au plus au point.
Pour qui veut relever le défi des inégalités et de la crise écologique, développer le logement social et les transports en commun, promouvoir l’emploi et la qualité de vie urbaine dans une région métropole de taille mondiale, l’adoption du SDRIF sera un atout pour les politiques locales comme pour les mobilisations sociales.&lt;/p&gt;</description>
    
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    <title>Tract SDRIF du groupe CACR à la fête de l'humanité: Le bras de fer avec l’Etat vous concerne</title>
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    <pubDate>Wed, 10 Sep 2008 12:16:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Schéma Directeur de la Région Ile-de-France  Un projet ambitieux et solidaire
Le bras de fer avec l’Etat vous concerne
Après quatre ans d’élaboration, l’adoption du SDRIF par le Conseil Régional est prévue le 25 septembre prochain avant sa validation légale par le Conseil d’Etat. Le gouvernement et la droite francilienne multiplient les manœuvres pour bloquer un projet qui développe des options progressistes et offre de nombreux points d’appui aux futures mobilisations du mouvement social.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Depuis plus d’un an, le Gouvernement de Sarkozy  tente de faire échouer le nouveau Schéma Directeur&amp;nbsp;: demande d’annulation de l’enquête publique en juin 2007 puis menace violente aujourd’hui de non-validation en Conseil d’Etat. Ce conflit est l'indice de l'ampleur des questions en jeu. Dans une région dont personne ne peut ignorer les crises sociale, économique et écologique, le SDRIF est beaucoup plus que la production d'un document d'urbanisme. Il oblige à repenser sur un horizon long l'ensemble des questions de logement, d’emploi, de transports, d’équipements urbains qui vont commander la vie quotidienne de près de 12 millions d’habitants.… Aujourd’hui, la droite ne supporte pas que la politique régionale lui échappe et intensifie son offensive pour casser un projet élaboré depuis 4 ans avec l’ensemble des collectivités concernées.
Cette offensive constante depuis juin 2007 renvoie à des divergences fondamentales sur le devenir de la Région. Au-delà des arrière-pensées électoralistes de la droite, elle oppose deux visions et deux conceptions de l’Ile-de-France. D’un côté la soumission à une mondialisation libérale plus inégalitaire que jamais, de l’autre un parti pris de la solidarité face aux défis de demain. Certes le SDRIF n’est probablement pas sans limite ou ambiguïtés mais il a cette véritable ambition.
C’est pourquoi le groupe CACR vous alerte. Le devenir du SDRIF doit devenir l’affaire de toutes et tous. Pour qui veut relever le défi des inégalités et la crise écologique, développer le logement social et les transports en commun, promouvoir la qualité de vie urbaine dans une région métropole de taille mondiale, l’adoption du SDRIF sera un atout pour les politiques locales comme pour les mobilisations sociales.&lt;/p&gt;



&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Deux visions qui s’affrontent&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;D’un côté une Droite qui veut imposer ses choix dans tous les domaines, qui ne conçoit le développement économique que dans la concentration de richesse et de luxe pour quelques zones privilégiées avec l’extension des territoires relégués, des populations dans la misère, un aménagement fondé sur l’exacerbation des inégalités qui ne peut que sacrifier l’avenir du plus grand nombre. Et de l’autre côté, un projet qui s’inscrit dans un modèle de développement, qui relève les défis de la crise sociale et de la crise écologique, pour combattre les inégalités, pour régler les problèmes du logement et des transports, et permettre un véritable développement économique, équilibré et solidaire.  Ces orientations novatrices sont toujours combattues par le Gouvernement de Sarkozy.&lt;/p&gt;



&lt;h4&gt;Les enjeux du SDRIF&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;La révision du SDRIF constitue l'un des actes majeurs du mandat 2004-2010 du Conseil régional.
Elle consiste à anticiper l'aménagement d'une région névralgique pour les 25 ans à venir. Pour la première fois une telle opération s'exerce sous la responsabilité de la Région et non plus sous celle de la seule autorité de l'État comme pour les schémas antérieurs de 1965, 1976 et 1994.
Le SDRIF détermine l'affectation des sols pour la Région jusqu'en 2030, et a déjà de ce seul point de vue une importance stratégique. Mais au travers de la localisation de l'habitat, des emplois, des transports et des grands équipements, ce sont en fait toutes les politiques
publiques qui, de près ou de loin, sont concernées par son contenu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Issu d’une importante concertation au niveau institutionnel, mais qui aurait mérité une sollicitation bien plus large des citoyens, le nouveau SDRIF a été adopté par le Conseil régional en février 2007 puis ajusté au vu des recommandations de l’enquête publique qui s’est déroulé à l’automne 2007 avec un avis globalement favorable à l’unanimité de ses membres. Cette ultime version est soumis eau vote du Conseil Régional le 25 septembre prochain.&lt;/p&gt;



&lt;h2&gt;!&lt;strong&gt;Une forte empreinte du groupe CACR&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le groupe CACR a contribué, tout au long du processus de concertation sur la révision du Schéma directeur, à faire avancer les points qui lui paraissaient les plus importants. Il a constamment insisté sur la dimension plus démocratique à donner à son élaboration en sachant que des centaines de milliers de personnes auraient pu s’y impliquer en s’en donnant les moyens au départ. Cela a permis au moins la diffusion d’un journal assorti d’un questionnaire à 4,5 millions d’exemplaires.
Il a constamment mis l’accent sur la nécessité impérieuse de la lutte contre les ségrégations et d’une conception du développement adossée à l’égalité sociale et territoriale. Il a toujours mis l’accent sur le solidarité et l’interdépendance des territoires sans opposer Paris, le cœur de l’agglomération et le nécessaire développement de nouveaux territoires. Le logement a été un point fort du débat et le groupe a obtenu que la Région se fixe un objectif de 30 % de logements sociaux d’ici 2030. C’est précisément l’un des points les plus rejetés par la droite. De plus,  il s’est beaucoup investi pour un développement des transports publics réellement ambitieux (prolongement de nombreuses lignes de métro, de tramway, de RER, etc.) avec notamment l’adoption désormais consensuelle de la grande rocade en métro rapide.&lt;/p&gt;



&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Trois défis et cinq objectifs&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Les trois défis&amp;nbsp;:  - favoriser l’égalité sociale et territoriale et améliorer la cohésion sociale&amp;nbsp;;   - anticiper et répondre aux mutations ou crises majeures, liées notamment au changement climatique et renchérissement des  énergies fossiles&amp;nbsp;;   - développer une Île-de-France dynamique maintenant son rayonnement mondial.  Et les cinq objectifs&amp;nbsp;:  - offrir un logement à tous les Franciliens, avec comme objectif&amp;nbsp;: construire 60 000 logements par an pendant 25 ans et viser un taux de 30 % de logement social à terme&amp;nbsp;;   - doter la métropole d’équipements et de services de qualité, pour concourir à la cohésion sociale en assurant la proximité et l’accessibilité des équipements et des services&amp;nbsp;;   - préserver, restaurer, valoriser les ressources naturelles et permettre l’accès de tous à un environnement de qualité&amp;nbsp;;   - accueillir l’emploi et stimuler l’activité économique&amp;nbsp;;   - promouvoir une nouvelle politique de transports au service du projet régional&amp;nbsp;: faciliter une mobilité raisonnée et durable des personnes et des biens, offrir les conditions d’une mobilité plus économe et moins centrée sur l’usage de l’automobile.&lt;/p&gt;</description>
    
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    <title>La dernière version du  projet de SDRIF est en ligne sur le site du conseil régional</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/08/14/La-derniere-version-du-projet-de-SDRIF-est-en-ligne</link>
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    <pubDate>Thu, 14 Aug 2008 10:34:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.iledefrance.fr&quot; title=&quot;http://www.iledefrance.fr&quot;&gt;http://www.iledefrance.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le projet du SDRIF retravaillé à la suite des résultats de la commission d'enquête publiqu est désormais en ligne. Il sera soumis au vote de l'assemblée régionale les 25 et 26 septembre 2008.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Intervention le 10 janvier 2008 à l'invitation de Maxime Combes</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/01/10/Intervention-le-10-janvier-2008-a-linvitation-de-Maxime-Combes</link>
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    <pubDate>Thu, 10 Jan 2008 11:48:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Voici la trame de mon intervention sur les enseignemenst tirés de l'expérience de révision du SDRIF et des débats actuels sur le sévolutions institutionnelles &quot;grand Paris&quot; ou &quot;Paris métropole&quot;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Présentation d’une réflexion sur l’actualité « SDRIF » et « grand paris »
jeudi 10 janvier 2008
Invitation de Maxime Combes
En préalable
Sujet pas simple…essayer d’identifier quelques uns des enjeux actuels sur les questions urbaines en IdF particulièrement peu ou mal prises en compte par les mouvements qui se réclament de la transformations sociale…et en même temps très présents
·	tant dans l’accélération des transformations récentes…mondialisation  etc….
·	que dans les politiques publiques.
La dernière expression en date est l’intervention répétée de Nicolas Sarkozy qui se situe sur le terrain de l’ambition et de l’audace architecturale comme il vient encore de le faire le 8 janvier….
En tant qu’élu régional « Alternative Citoyenne », une expérience liée à la révision du schéma directeur de l’Ile de France entamée depuis 2004 avec les conflits en cours et des prolongements autour des débats sur la nature des évolutions institutionnelles avec les débats autour de ce que l’on appelle improprement la grand Paris.
Mon objectif :
vous faire part de ces deux expériences, des apprentissages qu’ils ont permis, des doutes, des incertitudes mais aussi des convictions…
pour en dégager quelques questions difficiles à débattre pour avancer dans la construction d’un projet transformateur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;I – Que dire de cette expérience ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 - Parler d’abord du SDRIF :
Le SDRIF d’abord : a été l’occasion d’un vrai travail au plan institutionnel avec des tas de limites démocratiques….mais un incontestable travail d’élaboration qui a permis de confronter des idées, des approches multiples et au final déboucher sur un document qui a sans doute des incohérences mais qui touche à quelques questions essentielles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut dire qu’il a trois axes majeurs avec
la question des inégalités
celle de la conception de la ville compacte / Crise énergétique et écologique
Une approche du développement économique qui tente de ne pas se dissocier des solidarités sociales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une conception de l’aménagement qui reconnaît le rôle de la zone dense et essaie d penser de nouvelles dynamiques territoriales&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;Avec des implications sur logement (1,5 millions) et transports avec de ambitions réelles cf Arc express.&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Des limites aussi…des ambiguïtés sur développement économique avec tension permanente entre implication dans  la mondialisation libérale et la promotion des territoires aujourd’hui les plus relégués.
La question de la redistribution des richesses pour rendre la lutte contre les inégalités effective.
Le parti d’aménagement… enjeu de penser interdépendance et solidarités….
2 – Savoir qu’il y a conflit ouvert avec l’Etat, les  départements de droite 78, 92
Conception divergentes  car la Défense, l’OIN de Saclay, le programme routier et autoroutier.
Intervention de Sarkozy le 26 juin, puis Fillon pour empêcher enquête publique., puis avis très négatif de l’Etat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, incertitude sur l’issue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;II – expérience autour du débat sur la gouvernance.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De quoi s’agit-il ? Les questions institutionnelles sont récurrentes et renvoient à des enjeux multiples…non réductibles à des rivalités institutionnelles ou droite/gauche… En fait la complexité vient de la superposition d’enjeux, pas faciles à faire percevoir…
Concrètement relance du débat par Sarkozy le 26 juin…Avec approche très directive et éventuel CIAT à l’automne. Relance le 8 janvier….
Simultanément, les choses bougent partout…
La ville de Paris a eu une politique nouvelle depuis 2001 sur les rapports Paris Banlieue…ET a contribué à mettre en place depuis juillet 2006 la conférence métropolitaine…
La région IdF, plutôt en retrait, se positionnera en avril avec une commission en train de préparer un rapport à la suite d’une série d’auditions…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Question réelle de l’interdépendance Paris/banlieue…débordement périph…. et pas de coïncidence entre institutions et réalité territoriales… Il existe déjà des outils mais la configuration de 1965 entre 1281 communes, 8 départements et la région…n’est pas nécessairement la meilleure pour maîtriser la dimension métropolitaine de l’agglomération.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Débat sur la zone dense, la ville centre…
Tout va s’accélérer après les municipales…. vers quelles évolutions ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ma réflexion : la question n’est pas d’abord institutionnelle puisqu’elle est celle de la capacité ou non à enrayer le processus ségrégatifs… mais elle est aussi institutionnelle.
Elle a indissociablement une dimension redistribution des richesses….&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;III – Pour conclure
Mes questions
Un gros travail théorique et politique  est nécessaire…avec une difficulté majeure sur ces questions liée au fait que les appartenances géographiques interfèrent avec les appartenances politiques…
1 – première question : les vrais défis sont ceux de la métropolisation, du mode de développement qui s'y noue, de ce développement paradoxal, high tech et ségrégatif....quels que soient les mots et les projets politiques, l'enjeu est la maîtrise de processus difficilement tenables en l'état.
Et là, il faut inévitablement reprendre le débat sur la conception u développement économique…comment traiter de cette insertion dans la mondialisation sans subir, en, sachant renverser les logiques existantes…
Mais il ne suffit pas de dire qu’il ne faut plus rien construire à la Défense pour que Seine Amont se développe…
Saisir des enjeux d’une région de rang mondial…
2 – Le projet urbain  métropolitain : j’ai découvert la vitalité des débats entre urbanistes, architectes…
Des initiatives existent notamment par la ville de Paris et la relance de ces grands projets urbains…
Présentation au pavillon de l’Arsenal le 20 décembre…
En même temps je pressens la tentation chez les professionnels de se laisser séduire par la démarche Sarkozy dans la tradition de la commande royale…
Concrètement on peut illustrer avec des expériences comme ZAC des Batignolles, les projets autour du périphérique…Besoin d’une mise ne débat public, d’une circulation…
La caricature, c’est le débat sur les tours…vicié dans les termes où il est en général présenté entre une variante compétition dans la symbolique du capitalisme mondialisé et une variante frileuse et phobique de la hauteur
Renvoi au dossier de la Revue Urbanisme&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3 – la dimension démocratique
Grand remord dans notre expérience ici mais on en avait détecté d’emblé l’importance avec Claire Villiers…
A la fois pour élargir l’exercice de la citoyenneté…sur les grands enjeux et sans s’enfermer dans le localisme du comité de quartier… et assurer des procédures démocratiques dans les évolutions institutionnelles éventuelles.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/01/10/Intervention-le-10-janvier-2008-a-linvitation-de-Maxime-Combes#comment-form</comments>
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    <title>Les formes urbaines : habiter la métropole</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/01/07/Les-formes-urbaines-%3A-habiter-la-metropole</link>
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    <pubDate>Mon, 07 Jan 2008 20:51:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Prochain rendez-vous le mardi 29 janvier 2008, de 9h à 21h, à la Maison de l’Europe de Paris.
&lt;a href=&quot;http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/01/07/fr&quot;&gt;http://www.paris.fr/portail/accueil/Portal.lut?page_id=8155&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Entre villes et métropoles, comparaisons européennes
Rencontres préparant les Assises européennes des citoyens et résidents européens des grandes métropoles (Paris &amp;amp; Île-de-France, printemps 2008).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Venez confronter votre point de vue avec ceux de spécialistes, de chercheurs et d'artistes sur les grandes questions métropolitaines&amp;nbsp;!
Prochain rendez-vous le mardi 29 janvier 2008, de 9h à 21h, à la Maison de l’Europe de Paris.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Les formes urbaines&amp;nbsp;: habiter la métropole&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Au programme
Matinée (9h-13h), atelier Les ingrédients d’une métropole conviviale
Après-midi (14h-19h), atelier Mutations urbaines&amp;nbsp;: qui paie, qui décide&amp;nbsp;?
De 19h15 à 21h, débat public L’architecture à voir ou à vivre&amp;nbsp;: vers des modèles métropolitains&amp;nbsp;?
Des interventions artistiques ponctueront la journée. Plus de détails sur l’invitation jointe.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Accès
Maison de l’Europe à Paris
35, rue des Francs Bourgeois - 75004 Paris
Métro&amp;nbsp;: ligne 1 - Saint-Paul ou ligne 11 – Rambuteau.
Bus&amp;nbsp;: Ligne 29 – Payenne&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Entrée libre, merci de confirmer votre présence au débat du soir, à un atelier ou à l'ensemble de la journée
par mail debat@paris-europe.eu ou par téléphone&amp;nbsp;: 01 44 61 85 99&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus d’infos sur le site Paris.f &amp;gt; Rubrique Paris métropole&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Atelier de création urbaine 21 décembre 2007</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/12/22/Atelier-de-creation-urbaine-21-decembre-207</link>
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    <pubDate>Sat, 22 Dec 2007 16:51:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;La seconde journée des conférences de l'atelier de création urbaine dont la mission SDRIF du conseil régional a pris l'initiative s'est déroulée le 21 décembre 2007.  Elle s'inscrit dans la perspective d'un appel à projets avec les étudiants de 5 formations supérieures en urbanisme sur le thème «&amp;nbsp;ville dense, ville durable&amp;nbsp;» en vue d'en tirer une exposition et une publication à l'automne 2008.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La seconde journée des conférences de l'atelier de création urbaine dont la mission SDRIF du conseil régional a pris l'initiative s'est déroulée le 21 décembre 2007.  Elle s'inscrit dans la perspective d'un appel à projets avec les étudiants de 5 formations supérieures en urbanisme sur le thème «&amp;nbsp;ville dense, ville durable&amp;nbsp;» en vue d'en tirer une exposition et une publication à l'automne 2008. Deux journées de conférences ont été organisées le 28 novembre et le 21 décembre pour familiariser les étudiants avec le SDRIF et les problématiques de la densification urbaine.
A cette occasion, la mise en relation entre des présentations très concrètes de projets d'architectes urbanistes et des exposés plus théoriques est très stimulante. L'essentiel des matériaux présentés se perd dans les prises de notes puisque les présentations faites sont  très visuelles. Elles ont concerné par exemple des opérations pour repenser les abords du périphérique ou des constructions dites durables à énergie positive. Ce qui suit n'est qu'un script spontané mais peut inciter à aller rechercher les documents de référence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;François Labroille le 22 décembre 2007&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Conférences 21 décembre 2007
Workshop de création urbaine
Conseil régional&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Intervention de Guillaume Faburel Paris 12&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les conditions environnementales de la densité
La question des pollutions, nuisances et risques en IdF.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 – les inégalités environnementales&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il existe des espaces « répulsifs », « dents creuses », lieux enkystés dans la ville :
Qu’en fait-on dans une perspective de re-densification ?
Quelle portée et quelles limites des outils juridiques pour le traitement des pollutions ?
Quelles perspectives pour la re-densification ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Examen d’une série de cartes visualisant les inégalités environnementales avec impact des sites industriels, puis les profils sociaux selon les communes et en croisant les deux on voit une forte coïncidence : 50 % des populations modeste sont localisées dans des environnements de faible qualité
.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand on approfondit, on peut identifier les caractéristiques environnementales les plus « répulsives » (bruit…)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2 – Les conditions environnementales d’une re-densification&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Traitement des espaces environnementalement déqualifiés en sachant qu’il peut y avoir cumuls de charges environnementales mais aussi des opportunités (cours d’eau) mais aussi des opportunités foncières.
Espaces à potentiel mais sous conditions&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Problème du décalage croissant entre outils disponibles et ressentis des habitants.
LA planification par le zonage ne permet plus une planification ou une régulation efficace. Illustre par la mobilisation des opportunités foncières pour l’accès à la propriété. Montre aussi que la technicité des outils est remise en cause (exemple du zonage fondée sur les risques d’inondation, zonage lié aux gênes sonores…Logiques mises à mal par les ressentis de habitants….La nuisance sonore est expliquée au ¾ par la subjectivité…développement sur la « psychologie environnementale » avec l’exemple à proximité des aéroports d’une perception de la nuisance sonore par un sentiment d’abandon de la part des pouvoirs publics.
L’environnement est devenu une facteur puissant des représentations des cadres de vie.(opérateur réflexif et filtre aux représentations du cadre de vie : patrimonialité, esthétique, symbolisme…) D’où ce décalage avec les critères du zonage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3 - Conditions environnementales d’une re-densification.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cite les enseignements récents :
Inscrire les problématiques environnementales de ces espaces dans des dynamiques de projets territoriaux et partenariaux.
La compensation territoriale (espaces verts, équipements, …pour requalifier des lieux et donc ne plus réfléchir à un zonage inégalitaire mais faire de la couture à entrant de le détail de ces territoires et rendre le s lieux en questions environnementalement plus supportables et insérés des dynamiques urbaines….- modèle allemand dit à double courant -….
Quelques conditions : égalité/équité, démocratie participative, systèmes experts et observations.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces 3 conditions alimentent la réflexion sur « quel développement urbain durable ? »
Deuxième thème Qu’est-ce qu’une construction durable ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pascal Gontier, architecte urbaniste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qu’est-ce qu’une construction durable ?&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;Je ne sais pas moi-même ce dont il s’agit et je préfère parler de construction écologique en sachant que l’approche dominante est celle de l’économie d’énergie.&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Entre donc par l’énergie…. Evoque le plan climat de la ville de Paris, très ambitieux…. Précise quelques références, de quoi parle-t-on etc…. ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Premier développement
Passivhaus en Allemagne
Origine du concept de bâtiment passif sur 15 kw/heure .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Illustration par projet « habitat passif à Paris 20 ème ». 17 logements sociaux. Quartier Fréquel Fontarabie Maître d’ouvrage : SIEMP.
Murs d 47 cm d’épaisseur….  Surfaces vitrées à 22 ou 23 % en triple vitrage….&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Seconde illustration avec opération de 9 logements sociaux rue Pixecourt 20 ème.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ecole  Issy les Moulineaux&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autres expériences
4 photos de villes chinoises
Avec toujours mêmes couleurs de ciel
Et dénomme la première ville « neo darwinienne » la seconde « =ville des différences exacerbées ».
Montre quelques schémas pour raisonner par analogie sur éco système aquatique, industriel puis la symbiose industrielle de Kalundborg avec tout un système de relation…
Les symbioses urbaines le poisson clown et son anémone en symbiose avec échanges mutuels
Illustre par un projet gagné sur un concours mais non construit faute de sponsor : un palais d’exposition au canal St Martin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Illustre sur une opération sur château avec WWF avec un long développement&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les piscines écologiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Laurent Théry
Ile de Nantes&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au centre de l’agglomération de Nantes (577 000 habitants)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Photos successives et années soixante entre sites industriels et quartiers populaires puis la forme urbaine des années 70/90 avec hauteur et aires se stationnement (images de promotion avec les représentations de l’époque).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les objectifs du projet = constituer un nouveau cœur de ville…dans le  fonctions contemporaines…fabriquer de la ville en s’intéressant à toutes les fonctions urbaines et à toutes les populations Un mélange des genres et des populations….&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;150 ha disponibles et développement durable au cœur du projet.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Pas de programme arrêté au départ mais idée d’un aller et retour entre programme et projet à partir des grands objectifs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un plan guide évolutif autour de grands axes…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Détaille l’opération avec le site du Tripode : Euronantes avec bureaux, résidence hôtelière, commerces, logements…. Avec densification et renouvellement des formes urbaines.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques réflexions&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;Sur les tours en ville… en province.&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Pour avoir une tour, il faut avoir le siège social d’une entreprise car  on ne sera jamais sur le marché locatif à hauteur du coût … et pour le logement les contraintes sont très fortes au-delà de 50 mètres.
Détour par Vancouver…. La hauteur n’est pas la densité mais la favorise.
Mais les immeubles de hauteur doivent être en ville…. Vancouver réinvente une centralité européenne : des tours dans la rue avec des socles avec des commerces et des bistrots, de la haute densité environnementale avec cette question du socle, que la tour descende dans la rue….&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des tours en ville : vers quelles prises en compte des modes de vie ?
Le contre exemple du sillon de Bretagne – St Herblain. Fin année s1970.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des tours en ville : une évolution progressive : la libération progressive des hauteurs de référence. Illustre avec un projet sous la contrainte du PLU à 33 mètres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jean-Marc Buchat, architexte de l’ateleir JAM
Le projet de Brétigny
Terrains de Clause  à Brétigny sur Orge&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Contexte hérité des SDRIF antérieurs  avec effets de la francilienne et un mode d’urbanisation pavillonnaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donne les objectifs du projet sur un site de 50 ha avec conception d’extension du centre ville, « un quartier durable  pour une  ville à la campagne ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Programme à 1600 – 2000 logements et 25 % de logements sociaux et 25 % à prix maîtrisés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Revient sur l’histoire du territoire de la vallée de l’orge, de l’industrialisation et voie ferrée puis la francilienne… Puis explicite le projet avec densité dans la qualité…
Un projet économe du point de vue des rues…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des images
Le choc pur les élus de la hauteur…Le parc….les jardins de traverse.
Sur les questions de tissu urbain….
Illustration avec quelques images de concours…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Explique les difficultés de faire aboutir le projet avec la nécessité pour la SEM de vendre des terrains et des logements mais sans compromettre le projet. Evoque aussi le choix implicite de voir disparaître à terme ce qui reste de l’usine. Explicite au passage le rapport avec les élus, la pédagogie nécessaire, les appréhensions sur des matériaux autres que le béton… Montre les diverses composantes du projet. Et explique que la contrainte de temps pour vendre vite oblige à accélérer au détriment des débats sur les choix architecturaux malgré la qualité des architectes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;
Densité et enjeux sociaux
Intervention d’Olivier Piron
Inspecteur général de l’équipement&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3 préalables
1.	Qu’est ce que la ville ?  les personnes et les gens qui forment la cité.
2.	Les problèmes d’échelle : on a négligé ce matin celle de la vie quotidienne. Conduire les enfants à l’école chaque matin ou bien « vas jouer dehors ».
3.	Les familles vivent au sol.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La densification, qu’est ce que ça veut bien dire ? L’important c’est le différentiel entre desserrement et densification.
Le coût est croissant avec la densification.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors densifier a-t-il un sens socialement ?
Il y des a gagnants et perdants socialement selon les profils avec accès ou non aux normes habituelles de confort. De fait qui vit en zone dense ? Les groupes sociaux favorisés et personnels de service au sens large. La zone dense est aussi favorable aux activités qui ont beaucoup de valeur ajoutée au m2 mais pas à la logistique qui consomme de la superficie.
Oui, mais logement social, dira-t-on. Certes, on peut amortir du 1200 euros le M2 mais on est à 2000 euros en première couronne et à 3000 euros à Paris. LA mixité urbaine a un coût évaluable à plusieurs milliards d’Euros par an. Qui peut les payer ? l’Etat dit avoir des caisses vides. Alors arbitrer entre le STIF (de la mobilité pour aller habiter plus loin) et le logement. Esquive de la question « où loger les pauvres ? ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On vit au sol et les enfants vivent au sol. Donc besoin d’espace. On ne peut parler de densification sans s’intéresser à la taille des ménages et à l’âge des enfants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le vrai problème c’est  quel volume du bâti et à quel coût ? Pour qui ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Intervention de Thierry Pacquot
Enseigne  la philosophie de l’urbain à Paris XII et revue urbanisme&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rappelle d’emblée que le terme de société ne va pas déjà de soi.
Est-ce que cela a encore du sens de parler de la ville et de densité ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Démarre sur la notion de densité, idée de mise en rapport entre une quantité et la superficie qui la porte. Ce n’est pas un thème porté par les urbanistes. Il l’est d’abord par la démographie ou les géographes….Evoque les chiffres de Bombay, Paris ou Londres en habitants au km2. On voit bien que ces chiffres ne nous éclairent pas. Oui le centre est réservée à ceux qui gagnent nous a rappelé O. Piron mais si on prend les EU on voit le phénomène inverse…  Vrai problème… développe au passage que le vocabulaire pose problème par exemple péri urbain ou urbain car on est dans un urbain généralisé et le périurbain est au cœur de l’urbain.
Evoque la densité définie par Fouchier/Merlin en 94….&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour le philosophe densité renvoie à « épaisseur », un exposé « dense » c’est à dire bien organisé, riche…
Qui parle de densité ?
Durkheim qui parle de densité en rapport avec le passage de solidarité mécanique et solidarité organique…La densité favorise les interactions sociales. Sauf qu’il faudrait distinguer une densité subie d’une densité recherchée.
Evoque des anthropologues pour qui parler de densité c’est parler du corps et donc la perception sensorielle… d’un environnement. Or avec les NTIC chacun est à la recherche d’une diversité de densités… c’est l’inconstance qui caractérise le mieux le comportement de l’être humain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour conclure, la densité est une notion statistique dont il faut se méfier et il faut relire des textes que l’on a trop oubliés comme ceux de Robert Park…. Deleuze et Guattari qui nous parlent du couple territorialisation/déterritorialisation ave nos demandes simultanées d’isolement, de solitude et de foule….
Une territorialité toujours à reconstruire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Echange
Question sur densité et comportements délictueux.
« on a besoin de la multitude pour sa solitude » … « pour qu’il y ait du soi il faut qu’il y ait de l’autre ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Question sur parcours urbain, maison individuelle et expérience « sensorielle » de l’urbain…provoque un développement sur des initiatives architecturales de Juan Carlos en Italie…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Développement au passage d’une question sur la double besoin d’insertion et de prise de distance (le voyage, le tourisme = aller ailleurs sans rencontrer l’autre ou ceux qui habitent).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;O. Piron conteste la relation « ville dense, ville durable »… et suscite un échange sur les exigences de court terme et la vision de long terme…
Approches de la mobilité&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pierre-Alain Trevelo Architecte sur « infrastructures et densité ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Réfléchir la densité là où la mobilité existe déjà.
D’emblée distinguer les infrastructures de transports en commun et les infrastructures routières.
On sait que 87 % des actifs de la Défense  viennent en transport en commun…mais saturation alors que Marne la Vallée…
Donne quelques chiffres sur la progression des différents moyens de transports et les comparaisons internationales sur les efforts d’investissement en transport en communs&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur infrastructures routières et densification en prenant l’exemple du périphérique&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Historique rapide du périph et des images étonnantes de ces paysages urbains très urbains…
Photos de projets successifs avec une première phase avec des équipements côté de Paris s’installant dans une optique paysagère puis une phase qui intègre les contraintes de pollution… bâtiments carapaces…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Périphérique central
Le périphérique au centre du système de l’agglomération… Périphérique est un territoire… Le territoire du périphérique vu de la ville et la ville vue du périphérique permettra de percevoir des territoires transversaux de part et d’autres …voir carte….&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques projets pour illustrer ce que l’on peut proposer pour ces territoires assez désolés aujourd’hui. Il existe des projets initiés par la ville de Paris set parfois intercommunaux….&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Présentation de plusieurs projets
Porte Pouchet : caractérise le site et montre le projet dont son cabinet a été Lauréat…
Porte d’Orléans et périphérique sud&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Luc Gwiazdzinski Professeur à l’université de Grenoble&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Démarre par des réflexions préalables sur la ville avec quelques avertissements au passage sur      la ville organisée où l’on se rencontre, sans nostalgie (la ville idéale n’a jamais existé ), lieu paradoxal entre interactions et séparations ou métropolisation….
Avertissement aussi sur la densité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Images de villes….la ville au-delà de la ville…la diversité et des questions… la nuit…
Faire ville à quelle échelle, sur quelle question, avec qui, où ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;I - 3 phénomènes
1.	Etalement urbain…dans l’espace…et dans le temps avec une économie qui grignote les temps morts…
2.	Fragmentation… avec archipel de quartiers, éclatement des temps sociaux (se souvient de sa ville « fordiste » de Lorraine).
3.	Dictature de l’urgence et temps réel : « tout, partout et à tout moment ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Evolution associée des transports et mobilités.
Malheur au sédentaire&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;II – Changements de regard sur la ville&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La métropole comme pulsation, une ville en mouvement, un système de flux ouvert, plus qu’un système de stock figé…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Illustration avec des cartes sur les commerces ouverts sur un cycle de 24 h. Idem pour les bars… sur Strasbourg… Belfort….les services publics…
Cartographie des occasions de rencontre sur un territoire avec calendrier des événements sur une année au Pays de Serre-Ponçon…
Carte d’un réseau de transport avec espace/temps intégrant les durées de transport…
Réseau de transport de PSA sur Sochaux…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Confronte la carte de Strasbourg des « feux » de voiture et des lieux de vie avec la discordance évidente.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Espace vécu d’un actif les jours successifs de la semaine à partir d’un suivi GPS…il en ressort des résultats passionnants sur les pratiques réelles et l’usage réel de la ville selon les statuts sociaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Changer de regard sur la mobilité.
Plutôt articuler TC et voiture qu’opposer.
Assurer les continuités/&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Termine sur des pistes de réflexion (pas de notes prises).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Conclusions de Valérie Mancret Taylor
Méthode avec échéance 9 avril et 7 juillet
Le comité de pilotage et sa composition&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/12/22/Atelier-de-creation-urbaine-21-decembre-207#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Les enjeux du conflit sur le SDRIF  compte-rendu du débat organisé par le groupe CACR</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/12/07/Les-enjeux-du-conflit-sur-le-SDRIF-Debat-organise-par-le-groupe-CACR</link>
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    <pubDate>Fri, 23 Nov 2007 18:37:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;L’assemblée d'élu-e-s et de militant-e-s que nous avons organisée le 22 novembre a été un moment important de mobilisation et de débat pour mettre en échec l'offensive de la droite contre le SDRIF.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les enjeux du conflit sur le SDRIF
(Schéma Directeur de la région Ile-de-France)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Débat organisé par le groupe CACR
Jeudi 22 novembre 2007
Hémicycle du Conseil régional d’Ile-de-France
Sommaire&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’assemblée d'élu-e-s et de militant-e-s que nous avons organisée le 22 novembre a été un moment important de mobilisation et de débat pour mettre en échec l'offensive de la droite contre le SDRIF. Dans ce conflit, la droite veut vider de leur contenu les orientations novatrices du schéma directeur élaboré durant 30 mois sous la responsabilité du Conseil régional.
Ce document rassemble un certain nombre d’interventions faites lors de cette rencontre. La complémentarité des expériences et des points de vue exprimés nous a semblé présenter suffisamment d'intérêt pour justifier une telle publication. On y trouve une analyse des orientations et des enjeux du SDRIF qui conforte et enrichit notre propre appréciation. On y trouve aussi l’expression de réflexions sur la vision du devenir de la Région.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces interventions  confirment l'importance de l'affrontement actuel avec la droite et les potentialités d’un travail commun pour définir et enrichir un projet progressiste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Accueil par Gabriel Massou, président du groupe CACR.	4&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Introduction de François Labroille, conseiller régional d’Ile-de-France.	5&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Intervention de Pierre Gosnat, député maire de d’Ivry-sur-Seine.	7&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Intervention d’Eliane Assassi, sénatrice.	9&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Intervention de Patrick Jarry, maire de Nanterre (92).	10&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Intervention de Catherine Couturier, maire-adjointe de Limay (78)	14&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Intervention de Pierre Mansat, maire-adjoint de Paris.	15&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Intervention de François Labroille.	18&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le mot de la fin par Gabriel Massou.	19
Accueil par Gabriel Massou, président du groupe CACR.Mesdames, Messieurs,
Chers collègues, chers amis,
Bienvenue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis plus de trente mois nous travaillons sur la révision du Schéma directeur d’Ile-de-France.
Certains d’entre-vous ont déjà participé ici dans le cadre de son élaboration à des réunions, c’est un processus qui a pris du temps, de la réflexion, qui a associé beaucoup de monde.
Nous en sommes à la phase où le Conseil régional a adopté ce projet de Schéma directeur d’Ile-de-France. Il est soumis à l’enquête publique jusqu’au 8 décembre.
Mais depuis fin juin, début juillet, évidemment nous sommes dans une confrontation très dure avec la droite régionale. Confrontation qui a été lancée lors du discours du Président de la République à Roissy.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a évidemment sur le contenu de ce schéma directeur des divergences lourdes sur le devenir de notre région. Je ne veux pas insister beaucoup sur le contenu, c’est François qui y reviendra.
Mais il nous a semblé important de faire cette réunion, pourquoi&amp;nbsp;?
Parce que dans les collectivités, il y a des expressions multiples qui sont en train de se faire,  soit sur un contenu qui combat le SDRIF, c’est notamment le cas dans toutes les collectivités que la droite dirige, puisqu’il y a eu une coordination régionale impulsée par le Président du groupe UMP, qui est maintenant Ministre des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, qui fait beaucoup de réunions dans les départements et qui mobilise fortement l’ensemble des élus de droite dans les villes, et il y a de nombreuses délibérations qui sont adoptées. Délibérations toutes similaires, en général.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a évidemment aussi beaucoup de réactions parmi les élus de gauche, des collectivités elles-mêmes sont engagées dans ce débat-là, adoptent des délibérations, des vœux, des résolutions, bref, tous les moyens possibles pour donner leur opinion, pas pour approuver béatement le SDRIF dans son contenu tel qu’il est, puisque nous ne sommes pas non plus dans cette logique, mais pour donner leur opinion et essayer de faire qu’à l’arrivée la vie du SDRIF se poursuive.
Donc, il nous a semblé important que toutes ces expressions dans les collectivités diverses de notre région trouvent à un moment donné une expression plus forte régionalement, et donc le groupe a décidé de mettre à disposition cette initiative aux élus, aux militants, qui sont engagés dans cette bataille et qui ont soit produit des actes déjà, soit qui veulent d’ici le 8 décembre en produire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 8 décembre ce ne sera pas la fin de l’ensemble du processus, mais ça compte quand même ce qui se passe d’ici le 8 décembre. C’est dans ce cadre-là que se tient cette initiative régionale.
Nous remercions évidemment les élus et les militants qui sont présents, parce que je vois dans la salle des élus, mais aussi des militants syndicaux, associatifs, multiples, dans la diversité des préoccupations, ils auront évidemment l’occasion de prendre la parole.
Je remercie les journalistes qui sont présents, puisque évidemment nous le faisons aussi pour avoir une expression publique lisible sur ces questions-là.
Nous avons donc annoncé la participation de ceux qui sont à la tribune, mais nous allons être dans un déroulé qui marie expression de la salle et la tribune, nous sommes tous à égalité, puisque nous sommes tous engagés dans cette phase de mettre en échec l’offensive de la droite contre le SDRIF.
A la tribune, je  présente, Pierre Gosnat, qui est député-maire d’Ivry, bien connu, qui a été brillamment élu Député il n’y a pas très longtemps, qui a longuement siégé ici, donc il connaît parfaitement les enjeux régionaux, Pierre Mansat, que tout le monde connaît, qui est maire-ajoint à Paris, et qui travaille plus spécialement sur ces questions-là et notamment celui qui a mis sur pied la conférence métropolitaine, qui a longuement travaillé sur le SDRIF, qui a émis un avis positif, la ville de Paris a émis un avis positif, Pierre Gosnat, je crois que c’est ce soir son conseil municipal, il nous en dira plus, Catherine Couturier, qui est maire-adjointe de Limay, il me semble intéressant qu’il y ait aussi des élus de ce qu’on appelle la grande couronne, il n’y a pas que la zone de forte densification qui est concernée par les enjeux du SDRIF, c’est l’ensemble de la région, Patrick Jarry, qui est maire de Nanterre, merci de ta venue dans ces locaux, Eliane Assassi qui est sénatrice et qui est élue de Seine Saint-Denis, et qui je crois a un grand rôle dans
l’association des élus communistes et républicains de Seine Saint-Denis. Au fur et à mesure évidemment je présenterai ceux qui sont aussi dans la salle et qui je pense demanderont la parole.
Je propose tout de suite de commencer par François qui va nous faire un peu le point des enjeux essentiels et du moment où on en est dans le processus.
François Labroille qui est conseiller régional, élu de Paris.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Introduction de François Labroille, conseiller régional d’Ile-de-France.
Merci de votre venue et de votre réponse à notre invitation.
Gabriel Massou vient de nous dire la raison essentielle de cette initiative.
Nous sommes dans un affrontement extrêmement vif autour du processus d’élaboration et de validation du SDRIF. Ce ne sont pas des conflits ou des concurrences entre instances mais un conflit de conceptions sur le devenir de la région. Nous sommes en pleine enquête publique jusqu’au 8 décembre et il nous a donc semblé indispensable de réfléchir collectivement aux enjeux de cet affrontement afin d’y intervenir jusqu’au bout.
Nous avons besoin d’échanger pour être plus efficaces, pour peser au mieux dans l’immédiat mais aussi pour mieux mettre en perspective ce qui se joue sur le devenir de l’Ile de France.
Pour introduire notre rencontre permettez simplement de proposer deux repères et de formuler deux questions.
1 - Notre premier repère est l’appréciation positive que nous portons sur le projet de SDRIF tel qu’il a été adopté après de multiples concertations en février 2007. Le second est que l’offensive de la droite, du Président de la République au ministre chargé des relations avec le Parlement renvoie fondamentalement à des visions divergentes de l’Ile-de-France.
Nous avons diffusé des documents qui formalisent notre analyse : journal du groupe, document de travail…
En quelques mots, je voudrais redire que nous ne nous plaçons pas dans une approche unilatérale d’hyper valorisation ou de dépréciation du SDRIF. Mais dans une approche qui prend en compte des solides résultats à notre implication dans un processus d’élaboration qui a duré plus de 30 mois.
C’est cette complexité qui nous intéresse. Nous avons le sentiment que des idées importantes ont avancé même si nous savons que tout ne se règle pas dans un document d’urbanisme.
À l’emporte pièces dire que nous pensons avoir contribué à mettre l’accent sur la question des ségrégations, une conception du développement économique adossé à l’exigence des solidarités sociales, un modèle urbain  en phase avec les exigences de la crise écologique et énergétique, une dynamique territoriale qui reconnaît le rôle essentiel du cœur de l’agglomération et des pôles de développement solidarisant des territoires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En même temps nous savons les limites, les ambiguïtés, les incertitudes mais nous retenons avant tout la perception de points d’appui dans la phase actuelle de bataille avec la droite. Les ambitions du SDRIF en matière de logements et de notamment de logements sociaux et en matière de transport sont des atouts essentiels pour toutes les batailles à venir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2 - Notre second repère est de bien mesurer le sens et la portée de l’intervention d e la droite.
En soi que le Président de la République s’intéresse au devenir de la région capitale n’est pas scandaleux et que l’État se préoccupe de ses responsabilités pour une région aussi névralgique qu’est la nôtre ne l’est pas plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En revanche il nous faut mesurer ce que signifie :
- la tentative du 26 juin lors du discours de Roissy d’évacuer en 20 minutes 30 mois de travaux,
- la tentative du premier ministre d’empêcher la procédure d’enquête publique puis,
- la formulation d’un avis de l’Etat qui rejette de façon extrêmement critique les grandes orientations du SDRIF.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’habileté diabolique du Président de la République a été au plan médiatique de substituer au débat de fond sur la conception de la Région la question institutionnelle qui du coup a occupé seule le devant de la scène, en soi, dissociée des enjeux des conceptions du devenir de la métropole parisienne et de la Région. Nous aurons l’occasion d’y revenir, et de diffuser et de débattre les travaux en cours de réalisation sur la problématique de la gouvernance du cœur de l’agglomération que ce soit au sein du conseil régional ou au sein de la conférence métropolitaine.  Mais une question ne chasse pas l’autre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce sont les questions de la Défense et du déséquilibre Est/ouest, celles du programme autoroutier, celle du pôle de Saclay qui sont au cœur des litiges explicites avec l’Etat. Elles en recouvrent d’autres plus larges qui renvoient fondamentalement à la volonté politique de contrarier ou de s’accommoder des ségrégations qui minent l’Ile-de-France.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dire cela n’est pas mésestimer les enjeux de développement économique, ceux de la capacité à relever le défi d’une insertion dans la mondialisation qu’il s’agit non pas de subir mais aussi de réorienter. C’est au contraire porter un vrai projet solidaire. Voilà le clivage qu’il nous faut traiter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors qu’attendons-nous de cette rencontre ?
Nous voudrions entendre vos points de vue, vos perceptions, vos expériences, le sens de vos initiatives dans deux grands domaines. Ce sont donc les deux questions sur lesquelles nous aimerions que portent vos interventions sans prescrire bien évidemment ce que vous aurez envie de dire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- D’abord la façon dont vous percevez les grandes orientations du SDRIF et cet affrontement avec la droite. À l’échelle de vos engagements militants, politiques, syndicaux ou associatifs, à l’échelle de vos collectivités de vos territoires, comment se vivent et comment s’expriment les confrontations sur les grands choix d’aménagement. Quelle perception avez-vous du SDRIF bien sûr mais sur quelles questions se cristallisent les affrontements avec la droite ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Ensuite la façon dont se déroulent l’enquête publique et les initiatives que vous avez pu prendre. Nous avons été alertés sur le caractère systématique des délibérations préfabriquées par la droite dans de nombreuses collectivités pour casser le SDRIF. Comment les choses se passent-elles ? Quelle est la dimension publique de ces débats ? Au passage, c’est une des faiblesses qui nous laissera le plus de remord dans cette mandature que de ne pas avoir pu faire prévaloir dès le départ nos propositions pour impliquer les citoyens à très grande échelle dans ce processus. Comment voyez-vous ce qui peut-être encore fait dans les 15 jours qui restent à l’enquête publique mais aussi dans la bataille politique qui va se cristalliser avec l’échéance des élections municipales ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Place à cet échange. À vous la parole.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Intervention de Pierre Gosnat, député maire de d’Ivry-sur-Seine.La délibération sur le SDRIF sera proposée au Bureau municipal et au Conseil municipal de début décembre, dans le cadre de l'enquête publique. Un certain nombre d’initiatives publiques sont prises.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On est dans le cadre de l’enquête.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me félicite de la rencontre qui a lieu aujourd’hui, qui rentre dans le cadre du processus général adopté par la majorité du Conseil régional en fonction de la responsabilité nouvelle qui lui avait été attribuée dans l’élaboration du SDRIF et, d’une façon particulière, du groupe des élus de ce groupe avec les élus communistes en particulier. Il s’agit plus largement d’une contribution à un moment donné où il y a une agression certaine de la droite, des élus de droite, du gouvernement et, de façon tout à fait singulière, du Président de la République. À cet égard, je m’interroge sur la question de la fonction du Président de la République. Je ne suis absolument pas sûr qu’il est de son ressort de pouvoir intervenir comme ça dans le débat politique sur des questions de cette nature. Il me semble qu’il faudrait que nous portions attention à ce problème-là parce qu’il intervient dans le SDRIF comme il intervient dans d’autres choses alors qu’il y a quand même des règles constitutionnelles qui existent, même si nous n’avons pas été de chauds partisans de la Constitution de 58 révisée au cours du temps etc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour autant, je trouve que l’intervention de Sarkozy dans tous les domaines pose de véritables questions et il me semble qu’il faut que nous envisagions tous les recours nécessaires, politiques, juridiques, etc. pour mettre un terme à des abus qui sont de véritables abus de pouvoir. Quant au reste, nous sommes au cœur d’un affrontement sur le devenir de l’Ile-de-France avec une élaboration qui vise à une rupture par rapport à ce qu’ont été les autres schémas d’aménagement. C’est pour cette raison qu’il y a la volonté de la droite de s’y opposer, de maintenir une conception de l’aménagement de l’Ile-de-France qui ne correspond en rien aux besoins réels de la population et aux besoins réels du développement de notre région. Dans cette attaque portée contre le SDRIF, on reste dans les schémas d’aménagement qui privilégient effectivement un certain nombre de pôles tel que la Défense, ça a été rappelé, qui privilégie une conception, je dirais inégalitaire, de l’occupation spatiale, de l’occupation géographique, qui privilégie le gâchis des espaces, qui privilégie les inégalités géographiques là aussi et qui, en même temps, contribue à maintenir un certain nombre de territoires dans des situations, on peut dire pas forcément de délabrement, mais en tous les cas certainement pas de re-développement. Or, le SDRIF, et c’est ça qui me semble important, va dans un tout autre sens. Il peut y avoir un certain nombre de remarques ; pour autant, la première chose est que ce SDRIF a été placé sous la responsabilité d’une assemblée élue, ce qui n’était pas le cas. Auparavant j’ai eu l’occasion de participer à la réflexion sur celui de 94 qui était géré par l’Etat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s’agit d’un SDRIF qui est géré, piloté maintenant par une assemblée élue, qu’il y a eu des dizaines et des dizaines de rencontres non formelles, je trouve, qui ont apporté des réflexions et qui, au total, aboutissent à des préconisations qui me semblent positives, répondre pour l’essentiel aux besoins exprimés par les populations et aussi par les élus locaux. C’est le cas en particulier de l’idée d’un rééquilibrage complet, pas simplement est-ouest, mais un rééquilibrage en constatant qu’un certain nombre de secteurs de l’Ile-de-France ont été malmenés pendant des décennies et, qu’aujourd’hui, il s’agit de les aider, de contribuer à leur re-développement et, ça, en prenant la totalité des choses, ce qui était le contraire de ce qui avait été fait depuis toutes les décennies, depuis le plan Delouvrier, le SDRIF de 94 etc.
Il faut que nous réfléchissions au fait qu’il faut effectivement re-densifier la zone centre de la métropole parisienne parce que là il y a des déserts, des déserts sociaux, il y a des inégalités sociales et culturelles considérables.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut aussi harmoniser tout cela, en réfléchissant à la question de l’équilibre, du logement, de l’activité économique, des transports et des équipements publics et, à partir de là redéfinir un certain nombre de priorités en termes d’aménagement, de nouvelles centralités sur le plan de l’Ile-de-France et notamment de la zone métropole. Donc, voilà je crois que c’est cela qui est important et totalement contradictoire avec tout ce qui a été fait auparavant. Moi, ce que je remarque, c’est que malgré un certain nombre de réserves, nous avons donné notre avis dans le cadre de l’élaboration de ce SDRIF ; pour ma part, je suis, en particulier, attaché à tout le secteur de la Seine Amont, donc la partie nord plutôt du Val-de-Marne, le long de la Seine, il y a un certain nombre de choses qui n’étaient pas envisagées et qui le sont, je pense notamment en matière de transport, avec des priorités qui sont affirmées dans le SDRIF.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une question est quand même posée, c’est celle de l’adéquation du SDRIF avec les moyens afférents. Là, on peut s’interroger ; c’est-à-dire que, quand on voit ce qui ressort du premier contrat de projet, on se rend compte qu’à partir de bonnes intentions qui sont celles du SDRIF, il n’y a pas forcément les moyens nécessaires pour que, immédiatement, il y ait un engagement suffisant permettant d’amorcer une transformation, une autre logique politique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela ne remet pas en cause le projet du SDRIF, ça veut simplement dire qu’il faut que nous intervenions là-dessus, d’autant que l’État n’est pas sans responsabilité, puisqu’on sait qu’il ne respecte pas les engagements qu’il avait initialement pris. Dernière chose pour ne pas allonger, c’est qu’effectivement nous allons continuer à discuter du SDRIF en tant que tel, dans la mairie d’Ivry où sont exposés les panneaux du SDRIF, etc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bon, à la question que tu nous posais, la droite locale n’est pas trop vaillante sur une affaire comme celle-là pour une raison simple : c’est, qu’en réalité, quand on est sur le terrain local, on comprend bien que le cadre qui nous est posé par le projet de SDRIF n’est pas en inadéquation avec nos propres projets et, d’ailleurs, il y a une contradiction, avec en effet, la position de l’État. L’État met en cause le SDRIF ; pour autant, si je prends simplement l’exemple du Val-de-Marne, il a décidé de créer une opération d’intérêt national avec un certain nombre d’objectifs sur lesquels il y a encore discussion. Je pense qu’il faudrait dans ce secteur d’opération nationale qu’on privilégie un petit peu plus l’activité économique plutôt que le logement. Cela dit, on est à peu près d’accord tous ensemble et il y a, par exemple, sur le secteur de l’opération d’intérêt national, douze villes avec des villes dirigées par des communistes, des villes dirigées par des socialistes, de la droite etc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et quand on regarde cette initiative de l’État, il n’y a pas tant de différence, de divergence, avec ce qui est contenu dans le SDRIF, c’est-à-dire qu’il y a une contradiction réelle entre une opération politicienne de l’État mettant en cause le SDRIF et une réalité qui conduit le même Etat à retenir un certain nombre d’objectifs qui sont globalement ceux contenus dans le SDRIF et qui répondent beaucoup plus aux questions, aux besoins exprimés par les villes, par les habitants et par les élus, toutes tendances politiques confondues.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Intervention d’Eliane Assassi, sénatrice de la Seine-Saint-Denis, présidente de l’ADECR.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« Pour ma part je ne vais pas rentrer dans les détails pour ce qui concerne l’engagement des maires, des élus de la Seine-Saint-Denis pour le SDRIF. Le Conseil général présidé par Hervé Bramy s’est prononcé en faveur du SDRIF. Un travail de concertation et d’élaboration considérable a été réalisé sous l’impulsion de Jean-Jacques Karman, qui sera mieux à même que moi de vous en faire partager le contenu et les enjeux. Et ce travail, c’est fait en partenariat avec nos Conseillers régionaux, notamment Henriette Zoughebi et Jean Brafman.
L’offensive de Sarkozy et de la droite contre le SDRIF est à mettre en cohérence avec l’ensemble de sa politique… Je mets cette offensive aussi en cohérence avec l’offensive médiatique et politique du gouvernement sur la Seine-Saint-Denis. Ce n’est pas anecdotique, depuis la nomination du gouvernement Fillon en mai dernier, il y a eu près de quarante visites ministérielles en Seine-Saint-Denis : je vous rassure pas pour nous annoncer des moyens nouveaux pour répondre aux problèmes des gens. Non. Mais pour stigmatiser encore plus les quartiers populaires et les populations de nos villes.
Mais s’agissant particulièrement du SDRIF, je vois quatre dimensions à l’attaque de Sarkozy et de la droite contre le SDRIF :
La 1ère, c’est son caractère antidémocratique qui pourrait s’apparenter à une tentative de putsch.
Cet interventionnisme et cet autoritarisme contre le SDRIF sont assez incroyables. En une phrase dans son discours de Roissy, Sarkozy efface le travail de concertation, d’expertise, d’élaboration réalisée par la Région, par les élus depuis des mois et des années. Cela en dit long sur les menaces qui pèsent sur notre démocratie, sur l’ensemble de nos collectivités, les départements, les villes, les communautés d’agglomérations, les intercommunalités qui sont autant d’échelon de démocratie et de solidarités. Cela en dit long sur la façon dont le pouvoir de droite en place veut passer outre les élus, les collectivités et au-delà les citoyens. L’exemple de la Réforme de la carte judiciaire est sans doute qu’un premier ballon d’essais…
Je crois que nous devons hausser le ton pour alerter les élus et les citoyens de nos villes et nos départements. Osons le dire&amp;nbsp;: c’est une tentative de putsch sur l’Ile-de-France que veulent réaliser Sarkozy et la droite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seconde, c’est qu’il y a bien sûr une dimension politique à cette tentative de putsch. Il nous faut la voir aussi à l’aune des élections municipales et cantonales de mars prochains&amp;nbsp;: Pour la droite il s’agit d’un enjeu considérable puisqu’elle veut contester le leadership de la gauche sur l’Ile-de-France : La gauche et en particulier le PS dirige&amp;nbsp;: Paris, les Conseils généraux de la Seine-et-Marne et de l’Essonne. Les Conseils généraux du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis sont présidés par nos camarades Christian Favier et Hervé Bramy. La Droite dirige «« seulement »»&amp;nbsp;: les Conseils Yvelines, Val d’Oise, Hauts-de-Seine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La 3ème dimension, c’est l’objectif d’insérer Paris et l’Ile-de-France dans l’Europe des Régions, une Europe de Régions non pas solidaires mais concurrentes entre-elles, dans le cadre de la mondialisation libérale, objectif partagé pour une part par des dirigeants et des élus socialistes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La 4ème dimension, c’est le contenu de classe de cette offensive : L’objectif de Sarkozy est d’appliquer à l’Ile-de-France la politique ultra libérale et autoritaire qu’il applique au niveau national. Quand il fait son discours à Roissy, Sarkozy le rappelle plusieurs fois, son objectif c’est que Paris reste une Place financière de premier plan ! C’est assez significatif que lorsque Sarkozy cite des villes en exemple c’est Shanghai, Londres ou Dubaï ! Londres la ville la plus chère d’Europe, Shanghaï dont on peut être fasciné par les buildings mais certainement pas la qualité de vie et son niveau de pollution, quant à Dubaï, cet émirat où l’on construit des villes artificielles sur la mer pour les milliardaires de la planète…
Ce n’est donc pas dans l’intérêt des salariés, des familles des jeunes et des quartiers populaires que Sarkozy veut remettre la main sur l’Ile-de-France, c’est bien dans l’intérêt des grands groupes financiers et du grand patronat.
Dans cette bataille pour (défendre) le SDRIF, c'est-à-dire son contenu démocratique, urbain, social, environnemental et écologique nous pouvons, en pleine cohérence avec notre combat contre les objectifs de la défunte Constitution européenne, et aujourd’hui contre le traité européen, être très offensifs sur notre projet politique pour l’Ile-de-France, pour les Franciliennes et les Franciliens.
Il me semble important de réaffirmer dans le débat public que en effet nous voulons une Région leader en Europe pour la démocratie locale, avec ses villes et ses départements, ses intercommunalités… Une Région première en Europe pour les transports en commun publics, une Région première en Europe pour le logement social accessible et de haute qualité environnementale, une Région leader en Europe pour la solidarité, la justice et la mixité sociale, une Région première en Europe pour une densité urbaine vivable et durable. Une Région leader en Europe pour l’emploi et la juste répartition des entreprises sur le territoire. Une Région première en Europe pour la solidarité entre collectivités mais aussi pour la coopération décentralisée, la solidarité internationale et le co-développement.&lt;/p&gt;











&lt;p&gt;Intervention de Patrick Jarry, maire de Nanterre (92).&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Je voudrais rebondir sur notre débat, sur la manière de l’appréhender pour les habitants ou pour les salariés, voire même pour les élus dans les villes : ramener le débat à un « pour ou contre le SDRIF », chercher à faire « s’intéresser » au SDRIF, je ne crois pas que ça soit la bonne manière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je pense que le véritable débat se situe sur les enjeux métropolitains.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le monde d’aujourd’hui, le droit à la ville est devenu un droit insuffisant s’il n’est pas couplé à un droit à la métropole. Le « droit à la Métropole », c’est un droit à la mobilité, évidemment un droit de bouger dans la métropole, un droit d’accéder à ses richesses, aux équipements publics, à la culture, au sport, etc…
Ce n’est pas particulier à Paris : vous le savez, Nanterre a contribué à la création du forum des autorités locales des villes de périphérie, à savoir les villes des banlieues du monde, telles que la métropole de Barcelone, de Madrid, de Rio, de San Paolo, de Berlin, de Londres ; avec les quartiers populaires de ces grandes métropoles, nous avons compris ensemble que la question du droit à la métropole se posait de la même façon dans toutes les banlieues, y compris à Barcelone, qu’on nous présente parfois comme un modèle. Donc, nous essayons de travailler avec la population, avec les habitants, avec les salariés, sur cette question du droit à la métropole pour tous. J’y reviendrai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je partage beaucoup de choses qui ont été dites jusqu’à maintenant.
Sur l’intervention de N. Sarkozy dans le processus, je pense que, d’une façon générale, la droite est en difficulté. Elle est en difficulté dans le rapport des forces politiques, ce que disait tout à l’heure Eliane, parce que pour la première fois, depuis plus d’un demi-siècle, il y a un Maire de gauche à Paris, il y a un Président de gauche de la Région Ile-de-France, il y a deux départements qui sont présidés par des élus communistes autour de Paris, l’Essonne est à gauche, la Seine-et-Marne est à gauche. Il n’y a pas eu beaucoup de moments si favorables à la gauche, en tout cas depuis la Libération.
La deuxième raison, c’est qu’elle n’est pas simplement en difficulté dans le rapport de force politique, elle est aussi en difficulté sur les idées ; de ce point de vue, je pense que les révoltes de novembre-décembre 2005 ont joué un rôle important. Peut-être d’ailleurs que ce projet de SDRIF serait différent s’il ne s’était pas appuyé sur le mouvement, si on n’avait pas tenté de traduire ces révoltes dans des propositions politiques.
Et la droite sent bien que sur certaines questions, comme le droit au logement social dans toutes les villes, elle est en difficulté, elle est sur la défensive. Il suffit de voir, par exemple, comment le porte-parole de Sarkozy, qui se présente à Neuilly, essaie de défendre « sa » ville quand il est interviewé à la télé… il dit : «&amp;nbsp;oui, c’est sûr, mais bon voyez, on essaie, on fait un effort, on en construit des logements sociaux, on en construit un petit peu ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela, je le ressens aussi dans mes échanges avec les élus du département des Hauts-de-Seine - ce n’est pas le même cas de figure qu’en Seine Saint-Denis… Ce matin, j’étais avec P. Devedjian, je trouve que la droite des Hauts-de-Seine n’est pas gaillarde, sur la défensive, elle n’accepte pas cette question du droit au logement pour tous, cette idée qu’on puisse habiter partout.
Elle n’est pas non plus sur une autre idée qui me semble fondamentale, à savoir à quoi sert tout cet immense potentiel économique de la Région Parisienne&amp;nbsp;? À quoi il sert&amp;nbsp;? Et à qui il sert ?
Le débat concerne la Défense bien sûr, je leur dis bien souvent que ce n’est pas parce que l’on va « ajouter des tours aux tours », avec le plan de relance, que la Défense et la région Ile-de-France vont devenir plus compétitifs à l’échelle internationale. Il ne faut pas seulement tenir compte nombre du nombre de mètres carrés de bureaux… Lorsque l’on regarde bien, il existe deux villes en Europe qui sont comparables au nombre de mètres carrés de bureaux en stock, il y a Londres, et Paris et sa région. Les autres villes, Barcelone, Madrid, même Bonn, Berlin, représentent des chiffres dérisoires à côté du potentiel parisien.
Alors, comment on mobilise cet immense potentiel de richesses pour mettre des territoires en cohésion sociale, pour porter de l’inclusion sociale ?
Quels sont ces territoires autour de la Défense&amp;nbsp;? C’est d’abord Nanterre, or à Nanterre, un enfant sur quatre vit dans une famille pauvre au sens de l’Insee. Alors qu’on est aux pieds de la Défense…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’ailleurs, devant les tours de la Société Générale, vous avez ce qu’on appelle les tours Aillaud, ce sont 1 400 HLM connaissant des niveaux de pauvreté, de difficulté sociale, équivalents à ce qu’on trouve en Seine Saint-Denis. Voilà : la réalité, c’est d’abord ce territoire-là, mais c’est aussi bien plus que cela. C’est évidemment la boucle-nord de la Seine vers Gennevilliers, et c’est le territoire de Seine-Saint-Denis, Plaine Commune, etc.… Tous ces territoires sont extrêmement proches : ils paraissent éloignés, compte tenu de la nature des transports, mais en réalité ils sont extrêmement proches dans l’espace.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je partage beaucoup d’idées émises aujourd’hui, toutefois je pense qu’il ne faut pas que nous nous laissions enfermer dans deux débats où l’on cherche à nous enfermer. Le premier c’est pour ou contre le « Grand-Paris ». Tout le monde peut aisément convenir qu’il faut essayer de trouver un cadre, ou des cadres institutionnels dans lesquels évidemment un certain nombre de choses puissent se mener, puissent se discuter, puissent évoluer.
Or, on voudrait essayer de présenter éventuellement les élus comme défendant leur territoire, leurs prérogatives, etc…, mais je ne pense pas que nous-mêmes, avec nos sensibilités, soyons sur des idées comme celles-là.
Evidemment le terme de « Grand-Paris » ne convient pas, parce que « Grand-Paris », c’est une expression qui nie l’identité des autres. « Grand-Paris », ça signifie : on déplace les frontières, et on décide que jusque-là c’est Paris… Mais tout cela, c’est nier les identités des autres, et la meilleure manière de nier quelqu’un, c’est de ne pas donner son nom.
Quand je dis préférer « Paris-Métropole » ou « Paris-Périphéries » au pluriel, ce ne sont pas des coquetteries, mais parce que les mots ont un sens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deuxième débat dans lequel on veut nous enfermer, c’est « pour ou contre le développement de la Défense ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais là, c’est pareil, ce n’est pas cela le débat. Il y a d’ores et déjà aujourd’hui 3 millions de mètres carrés à la Défense. Sur les 7 communes qui ont une frontière avec la Défense, il y a 350 000 emplois, avec ce qui est annoncé ici ou là, il y en aura 400 000 dans les années qui viennent. Alors, la vraie question, c’est de savoir à quoi sert cet immense potentiel économique ? Est-ce que l’on cherche plutôt créer de la solidarité, à mettre de l’inclusion sociale, de l’inclusion des territoires ? Est-ce qu’on cherche à mettre les territoires en co-développement&amp;nbsp;? Est-ce qu’on essaie de brancher Nanterre-la Défense avec Saint-Denis/Plaine-Commune, pour effectivement faire du co-développement ensemble, de l’activité et des échanges culturels, sociaux, au-delà des échanges économiques ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, évidemment, cette bataille est rude, d’abord parce la Droite est au pouvoir.
Je pense qu’il faut travailler sur ces enjeux métropolitains, parce que le territoire de vie des gens, ce n’est pas simplement leur ville, ce n’est même pas simplement leur département, c’est toute la métropole, et pas simplement pour le travail.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons fait des expériences avec des jeunes, à l’occasion du FALP : on avait équipé des jeunes, volontaires, avec des GPS, pour voir comment ils se déplaçaient toute une semaine, comment ils accédaient aux territoires, et à quels territoires ils accédaient. On voyait bien qu’en réalité ils avaient des territoires d’usage, qui ne sont absolument pas le territoire de la ville, ni le département.
Il existe une vraie cohérence dans leurs déplacements : le Châtelet, par exemple, est un point de rencontres, de vie de la banlieue, et des jeunes de la banlieue, avant même d’être un quartier de Paris. C’est ça le Châtelet, et c’est aussi un lieu de transport en commun.
Maintenant, il faut travailler, évidemment, contre cette tentative de contre-offensive. Certains rendez-vous ont été donnés, des fenêtres qui existent dans le processus du SDRIF lui-même.
Et puis, il y a la perspective du comité interministériel d’octobre 2008, dont évidemment, nous entendons déjà parler à Nanterre. Je dis « évidemment », car – et cela a été dit tout à l’heure – les Opérations d’Intérêt National font l’objet d’une attention particulière, et nous en avons une, importante, à Nanterre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nanterre est historiquement dans l’ensemble du pôle de la Défense, puisque quand elle a été créée en 58, la majorité de son territoire était située sur Nanterre : 600 hectares, alors que la ville de Nanterre compte 1 200 hectares, se trouvaient dans le pôle de la Défense.
On a alors mené une bataille de près de 50 ans, avec des moments forts dans les dernières années : d’abord pour ne pas être l’arrière-cour de la Défense puis, dans un deuxième temps, pour avoir le droit à développer notre territoire sur d’autres bases que le simple développement du quartier d’affaires. Nous avons finalement gagné notre combat, en profitant du gouvernement Jospin et de Jean-Claude Gayssot, alors ministre. Nous avons obtenu la création d’une opération internationale uniquement sur Nanterre, avec un établissement public uniquement sur Nanterre, et dont le Président est le Maire de Nanterre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais on sent bien, et je terminerai là-dessus, que depuis six mois, nous ne sommes plus ni dans la même configuration qu’en 2000, lors de la création de l’établissement public d’aménagement Seine Arche, ni même dans le dernier quinquennat de Chirac.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On sait d’ores et déjà, c’est écrit dans la presse, et ça fuite un peu, que N. Sarkozy et P. Devedjian travaillent sur des alternatives. Peut-être même sur une évolution du plan de relance de la Défense tel qu’il a été voté, tel qu’il a été développé, d’ici ce rendez-vous d’octobre 2008 du comité interministériel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et pour terminer, je rebondirais sur la question du logement évoqué plus tôt : arriver à porter, si possible à l’échelle de la métropole, des actions sur les questions du logement et notamment du logement social, me semble tout à fait évident.
C’est d’autant plus important que le risque existe de se retrouver dans les 15/20 ans qui viennent avec un déficit de 250 000 logements sur la région parisienne dense. En clair, cela crée les conditions d’un retour aux bidonvilles. Bidonvilles sous la forme des cartons et des tôles, ou de l’auto-construction - parce qu’il y a d’autres formes de bidonvilles que celles qu’on caractérise habituellement.
On est reparti pour cela, si on ne bouge pas à l’échelle où on est.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je trouve donc tout à fait intéressante l’idée d’essayer de monter des initiatives de lutte populaire, ancrées sur les préoccupations des gens à l’échelle de la métropole et où chacun tente d’apporter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je vous remercie.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Intervention de Catherine Couturier, maire-adjointe de Limay (78).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avant tout, je voudrais resituer le contexte des Yvelines. Si effectivement, le département est l’un des plus riches de l’Ile-de-France, pour nous élus communistes, il reste très pauvre. En effet, nous sommes une centaine d’élus dans l’ADECR, deux conseillers régionaux, deux conseillers généraux et trois villes. Il faut avoir ces éléments en tête, parce que ça justifie notre difficulté à s’emparer de la question du SDRIF.
Je le dis clairement, sur les Yvelines, le SDRIF reste un débat de spécialistes. On n’a pas été en capacité d’organiser 150 rencontres comme dans le 93. Dans la ville de Limay où je suis élue, j’en ai fait l’expérience lors de la révision du plan local d’urbanisme. On avait l’occasion de d’aborder ces questions, mais le SDRIF pour nos concitoyens ça leur passe au-dessus de la tête. Quant aux élus de notre groupe, ils ont eu du mal à s’investir sur les enjeux du PLU, alors le SDRIF, je n’en parle même pas ! Limay, c’est loin dans les Yvelines et c’est loin du cœur de Paris. Rouen est à égale distance et c’est une réalité, voilà pour resituer le cadre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur les Yvelines, l’attitude de la droite est menée par Pierre Bédier. Chiraquien, il a pendant la campagne des présidentielles jamais officiellement annoncé qu’il soutenait Sarkozy.
Concernant le SDRIF, il a déclaré dans la presse locale : « si ces infrastructures « C13 F13 nouvelle voie de la vallée de la Meaudre, A104 A12 » sont clairement inscrites au SDRIF, je le ferai voter, même si par ailleurs les objectifs de construction de logements avancés par la Région pour les Yvelines ne me paraissent pas réalistes, je ne me fâcherai pas pour autant ». En ce qui concerne les transports en commun, il n’est pas en désaccords avec la Région. Voilà, la réalité, c’est le positionnement de Pierre Bédier et je laisserai à Jacques Saint-Amaud, qui est conseiller général et le maire de Limay expliquer comment ça s’est passé au sein du Conseil général des Yvelines.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’autre positionnement de la droite sur le département vient des élus au sein du PNR. Il y a un fort désaccord avec le SDRIF, concernant l’axe ferroviaire Paris-Londres, qui passe en plein milieu du PNR. Pour eux, c’est en contradiction avec la chartre.
Du côté de Mantes-la-Ville et des Mureaux, là où il y a eu des débats autour du SDRIF, la droite a par ailleurs voté pour, à partir de réalités locales à régler.
Alors, je voudrais juste attirer l’attention, et je m’interroge, sur un certain nombre de mots, quand on dit : « on a travaillé sur les inégalités », alors oui à l’échelle de l’Ile-de-France, mais je pense qu’il là y a une nécessité de regarder les inégalités par territoire au niveau des départements. Si, je prends la Vallée de la Seine, on constate depuis plusieurs années une désindustrialisation. C’est devenue une poche de pauvreté, et là on a réellement besoin de travailler les questions développement économique sur ce secteur. Malheureusement on est plutôt sur une urbanisation de ce secteur, puisque l’OIN de Pierre Bédier, c’est essentiellement la construction de logement. Il a fait une petite dose de développement économique, essentiellement à Limay avec le port et à Achères avec le port. Ce sont les deux villes communistes qui sont dans l’OIN.
Je pense qu’il y a besoin de travailler concrètement à partir des territoires, là où on est.
Je comprends très bien l’enjeu sur la question du droit à la métropole, et je suis persuadé qu’il est nécessaire de travailler là-dessus.
J’insisterai particulièrement sur la question du rééquilibrage, surtout celle du développement économique. Il faut travailler des priorités de développement, parce que je trouve que le mot rééquilibrage pas très adapté, si on le regarde à l’échelle de l’Ile-de-France, est-ouest, ce n’est pas suffisant. Il est nécessaire de procéder à un rééquilibrage à l’intérieur de nos départements.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Intervention de Pierre Mansat, maire-adjoint de Paris.
Il me semble que c’est Gabriel Massou, dans une réunion récente, qui disait, on a un problème dans cette région, on a du mal à faire émerger la confrontation entre les conceptions de droite et les conceptions progressistes de la région, de la ville, du développement.
L’offensive de droite très puissante contre le SDRIF - dont vous avez exposé les caractéristiques progressistes - , est une occasion de faire prendre position autour de l’enquête publique sur ce qui fonde ces affrontements. C’est ce qu’on essaie de faire à travers ces initiatives, parce qu’on a du mal parfois à repérer spontanément les clivages, parce qu’en général tout le monde parle sur le développement, sur sa ville, sur ses territoires, avec les mêmes mots. Personne ne revendique une logique inégalitaire et tout le monde est solidaire Je ferai donc deux ou trois propositions sur quelques angles d’attaque que l’on pourrait peut-être privilégier pour identifier notre projet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En fait, derrière ce discours, et puis derrière les politiques menées par les collectivités, on peut se demander s’il ne faut pas réinterroger le SDRIF. Est-ce qu’il n’est pas en deçà des risques qui menacent la Région Ile-de-France ? C’est-à-dire des risques inhérents au phénomène de métropolisation dans le cadre de la mondialisation capitaliste, avec ce qui relève des faits et ce qui ne relève pas des volontés politiques.
Je voulais dire un mot des conséquences. Les conséquences, c’est quoi ?
- C’est de la spécialisation, du dévelop-pement qui s’appuie tout le temps comme vient de le dire le Maire de Limay, toujours sur les mêmes principes de développement, souvent en laissant les populations qui habitent les territoires en dehors, parce que pour accéder au high tech, aux emplois du high tech il faut quand même avoir certaines qualifications, ce n’est pas le cas partout.
- Ce sont des phénomènes qui sont mondiaux, dans toutes les métropoles il y a ce type d’argumentation, ce type de développement, qui laisse les gens sur le carreau, même si ça produit un peu de croissance apparente.
- C’est peut-être aussi l’autonomie. Ce que tu viens de dire sur la recherche d’alliances Yvelines, Hauts-de-Seine. Mais est-ce que ce n’est pas un risque extrêmement fort, derrière le discours général de bien commun ou d’intérêt général de la Région, en fait, un égoïsme extrêmement fort et des stratégies d’autonomisation vis-à-vis de politiques publiques générales ? Est-ce que ce n’est pas ce qu’ils recherchent aussi ? C’est-à-dire de se donner la capacité d’avoir des politiques qui sont autonomes par rapport à l’intérêt général et d’avoir leur conception du développement qui est complètement égoïste. La Défense, en est le plus bel exemple, avec tous les moyens, les moyens de l’État et les alliances des uns et des autres, cela doit nous interroger sur ces mécanismes, d’autant que je trouve dangereux qu’on n’y échappe pas tous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’idée de la concurrence est assez présente dans beaucoup d’endroits qui ne sont pas forcément dans des collectivités pilotées par la droite. On se retrouve parfois dans des situations de concurrence en matière d’infrastructures, en matière de recherche d’emplois, tout le monde court derrière les mêmes entreprises, donc ce sont bien des questions qui interrogent le type même de développement.
Je veux dire qu’il faudrait qu’on arrive à repérer ce qui peut être populaire dans le sens de la prise en compte par le plus grand nombre d’objectifs, qui permettraient de contredire ces mouvements-là. C’est ce qu’on recherche là, avec la campagne autour du SDRIF. Cela a été dit par plusieurs intervenants de défense du SDRIF autour de sujets qui sont parfois un peu compliqués à comprendre par les citoyens. Essayer de faire émerger des objectifs qui pourraient s’identifier à la conception que porte le SDRIF aujourd’hui, des objectifs très concrets, des objectifs qui pourraient être fédérateurs, pas seulement d’une partie de ce territoire, mais que l’on pourrait travailler, identifier, comme étant fédérateurs et utiles pour tout le monde, même s’ils sont localisés à un endroit particulier.
Là, je prendrais un seul exemple, l’affaire du métro que vous appelez arc express, à la Région, Métrophérique dans une version, Orbival dans le Val-de-Marne ou ailleurs. Est-on, dans la Région Ile-de-France, le tiers du PIB national, la deuxième, troisième ou quatrième région plus riche du monde, oui ou non capable de faire autant d’infrastructures de transport qu’au début du siècle ou dans les années 70 ? Est-on capable d’en faire autant qu’à Madrid ? En effet, Madrid a dépassé l’Ile-de-France pour le kilométrage de métro en longueur. Donc dans cette région, où il y a autant de richesses accumulées, on n’est pas capable de produire des infrastructures, dont on sait qu’on en a besoin si on veut que cette région soit vivable simplement du point de vue de la qualité de vie quotidienne, du point de vue des enjeux climatiques, énergétiques, et du point de vue du développement même en matière de création de richesses.
Cela ne s’oppose pas à toutes les autres nécessités de réseaux de transport, de ligne ici, de radiale là, de barreau, de tangentielle, etc... Y a-t-il un moment où l’intérêt collectif de l’ensemble arrive à se dire, l’infrastructure de transport est fondamentale si on veut atteindre ces objectifs. Je pense que c’est ce métro en rocade à quatre, cinq, six, sept kilomètres de Paris, qui est essentiel sinon, on va vers un handicap majeur. Aujourd’hui, les financements que l’on prévoit en matière d’infrastructures de transports sur les 40 ans à venir, il faut peut-être, les faire sur 10 ans. Cela a été fait dans d’autres périodes où la richesse produite était quand même inférieure.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La deuxième remarque c’est autour du développement.
Je pense qu’il ne rend pas bien compte de nos objectifs, d’abord parce que déséquilibre et inégalité ce n’est pas la même chose. Il y a des choses qui sont déséquilibrées, elles ne sont pas pour autant inégalitaires. Il y a des endroits où se développent plus d’emplois que d’autres, des endroits où la nature est plus belle que d’autres, enfin bref. Donc, la question n’est pas tant dans le rééquilibrage, mais dans le développement partout de l’emploi pour tous.
Quand on dit rééquilibrage, on dit qu’on ne veut pas que ça continue de se développer à la Défense. Ecoutez, on s’inscrit quand même dans l’idée que le développement il est limité, qu’il y a un gâteau à se partager donc on le partage un peu plus à l’est, un peu moins à l’ouest. Je pense que ce n’est pas à la hauteur de ce qu’on veut inscrire comme conception en confrontation avec les conceptions dominantes aujourd’hui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis je dirai qu’il y a des sujets, je ne sais pas si ce sont des sujets qui fâchent, mais je suis pour Charles de Gaulle express. Je suis résolument pour faire une ligne de transport direct, express, peut-être avec un arrêt, comme disait Jean-Jacques Karman, à Villepinte, qui est un lieu important de développement de Seine Saint-Denis. Il me semble invraisemblable que dans un aéroport qui accueille 70 millions de passagers par an, et qui en accueillera 100 millions dans 25 ans, il n’y ait pas des conditions de transport qui soient au niveau nécessaire. On est toujours dans le même débat, si on oppose évidemment, si on dit c’est ça et si on laisse des centaines de milliers de personnes galérer dans le RER B ou dans la ligne 13, évidemment la discussion est close, mais on retombe sur la première question, est-ce qu’on est oui ou non dans la deuxième, troisième, quatrième région plus riche du monde ? Si c’est le cas, il faut bien poser la question de la richesse et du partage de la richesse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce serait peut-être le dernier enjeu qui nous concerne tous, qu’on soit au cœur du débat de la métropole ou de Paris, la question de cette double exigence, intervention de l’État, d’une certaine façon tant mieux, dans des conditions peut-être qui sont à réexaminer. On est dans un pays décentralisé, donc l’intervention de l’Etat ne peut pas être la même que dans un pays centralisé. Mais, s’il y a intervention de l’État au sens de portage de l’intérêt collectif et de l’intérêt général et pas seulement celui de l’Ile-de-France et de l’intérêt national, pourquoi pas ?
Et ça veut dire évidemment les financements, ça veut dire l’engagement de l’État autour de ce que je viens d’évoquer, donc de sujets qui pourraient réunir, et qui pourraient unir tout le monde, qu’on soit à Paris, dans le cœur ou dans la grande-couronne. Et puis, il y a le partage des richesses. Il y a deux départements Paris et les Hauts-de-Seine, qui accueillent 30 % de la population d’Ile-de-France qui reçoivent 50 % du produit de la taxe professionnelle. A l’intérieur des départements, il y a des inégalités qui sont considérables, malgré les mécanismes de péréquations. Donc là aussi, est-ce que l’enjeu progressiste ce n’est pas de poser la question de cette nouvelle répartition des richesses, à partir du moment où l’on est d’accord avec ce que disait Patrick Jarry sur la question. Ce n’est pas une addition de territoires, une addition de collectivités, mais bien une métropole qui fonctionne de façon extrêmement imbriquée et dont les capacités rejaillissent sur tous, les infrastructures peuvent être bénéfiques à tous, pas seulement au territoire sur lequel elles sont localisées. Je pense que c’est un combat progressiste d’aujourd’hui, que de poser la question de nouvelles répartitions des richesses dans cette métropole. Evidemment, je parle pour Paris, encore faut-il définir des mécanismes progressistes de cette nouvelle répartition et pas de la captation toujours en faveur de projets qui ne seraient justement pas d’intérêt général.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis ma dernière remarque c’est sur l’idée de la métropole.
Je suis aussi d’accord avec Patrick, la question de la métropole pose une question démocratique extrêmement importante. Si elle est telle qu’il l’a décrite tout à l’heure et s’il y a des enjeux à ce niveau-là, on est bien obligé de se poser la question de la démocratie à cette échelle, et pas seulement comme le résultat d’une démocratie additionnée dans des collecti-vités, communes, intercommunalités, départements, régions.
Donc la question de la démocratie et de la place des citoyens à cette échelle, doit être posée par les progressistes. C’est dans ce sens que je suis pour ce qu’on appelle maintenant Paris-métropole. Même si le grand-Paris, pour ouvrir le débat là-dessus, n’était pas aussi connoté et ne voulait pas dire, dans l’esprit de ceux qui l’utilisaient, dans les années 20, 40, 50, même de la part des élus communistes à cette période-là, domination, ça voulait dire une autre façon de voir le territoire.
L’idée de Paris-métropole, comme il y a un grand Lyon, un Lille-métropole, un Marseille-métropole, est une question à laquelle on n’a sans doute pas toutes les réponses aujourd’hui, mais auxquelles les progressistes doivent se confronter sinon effectivement on aura les réponses autoritaires. On aura les réponses qui vont dans le sens de la mobilisation des moyens autour des objectifs qui ont été décrits. C’est-à-dire une métropole, inscrite dans une compétition mondiale, ultra-libérale, qui va même jusqu’à définir la forme que doivent prendre les immeubles pour incarner cela. Si vous écoutez Sarkozy, il explique que la tour doit être le symbole de cette métropole, gagnante dans la mondialisation. Voilà, ça va jusqu’à ce détail-là.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Intervention de François Labroille.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces débats sont toujours très stimulants, productifs pour progresser ensemble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’en retiens d’abord que le défi n’est pas de décliner passivement le SDRIF pendant 25 ans, mais de s’appuyer sur les débats qui se sont cristallisés à l’occasion de l’élaboration du SDRIF et qui se cristallisent dans cette bataille politique sur un projet progressiste, comme l’a rappelé Pierre Mansat.
Dans ce cadre, je pense que se pose la question des forces qui peuvent contribuer à ce type de projet, le porter, le faire vivre dans des luttes. Et de ce point de vue là, je pense que nous vivons cruellement un déficit d’investissement des forces syndicales et associatives. L’appropriation de ces débats reste assez technocratique, alors qu’ils sont les plus politiques qui soient. Même si nous retrouvons ici quelques amis, des militants associatifs, nous n’avons pas réussi à impliquer les forces syndicales par exemple comme nous l’aurions souhaité. Quand on prend cette question du logement, qui devrait être au cœur des batailles syndicales aujourd’hui, puisqu’on sait que dans notre région la plupart des salariés, des jeunes salariés notamment, ne peuvent plus accéder au logement, compte tenu des mécanismes de spéculation du marché, d’augmentation du prix du foncier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’autre enseignement que je retiens est l’importance de cette question de la métropolisation avec sa dimension institutionnelle. Des choses excellentes ont été dites, par plusieurs des intervenants et j’ai été par exemple très intéressé par l’éclairage apporté par Patrick Jarry. Il se produit une forte accélération du débat. Avec une petite pause avant les élections municipales, sans doute, mais des choix majeurs vont être tranchés dans les mois qui viennent et cela aura une aussi grande portée que les grandes réformes administratives de 64. Cela va peser énormément, dans un sens ou dans un autre. Il est un peu gênant que le camp progressiste, pour l’instant, ne propose pas vraiment de vision commune cohérente.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut savoir que la commission qui vient d’être mise en place par le Conseil régional, devrait déboucher au printemps sur un positionnement de la Région. Plusieurs Conseils généraux ont déjà été auditionnés, et ce matin, Patrick Braouzec l’a été au titre de Plaine Commune avec un point de vue intéressant - que je ne partage pas nécessairement - mais qui ne ressemble pas tout à fait à ce que je viens de lire dans Projet pour un autre Paris, qui a été fait par les communistes parisiens. Quant à mes amis politiques, pour l’instant un peu dispersés, ils ne savent pas encore comment prendre de tels sujets. Il s’agit pourtant d’une question démocratique majeure. Il ne faudrait pas la traiter le dos au mur, alors que si on articule bien ce qui a été dit des grands enjeux métropolitains, sans s’enfermer dans des entrées localistes, et avec une vision démocratique de réappropriation de la chose publique, nos sensibilités politiques pourraient être très en avance par rapport à d’autres.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Le mot de la fin par Gabriel Massou.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce n’est pas une conclusion, mais quelques mots.
Je partage ce que disait Patrick Jarry, sur la contre-offensive de la droite. Il y a eu quelques débats, y compris ici. Moi, je pense que l’offensive de Sarkozy fin juin, se fait sur une situation où en Ile-de-France, au-delà du rapport de force politique et des collectivités que les uns et les autres dirigent, la droite a été mise en difficulté, sur la construction de cette réflexion du devenir de notre région.
Durant ces 30 mois de travail nous n’avons pas réussi à construire un débat citoyen, mais on le voit bien encore aujourd’hui l’ampleur de la difficulté, quand on essaie de se «&amp;nbsp;coltiner&amp;nbsp;» cette question, il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton, pour rendre ces questions-là populaires et peut-être qu’on a du mal à les rendre populaires, j’y reviendrai, parce que je crois qu’il faut qu’on y arrive.
On n’est pas sur du débat technique ou technocratique, on est sur du débat d’enjeu pour les vies des uns et autres demain dans cette région. Je crois que c’est sur la base de cette difficulté que la droite est montée au créneau. Elle est en difficulté sur les contenus, elle a été en difficulté sur la méthode, parce que beaucoup d’élus de sensibilités diverses se sont associés à la construction, y compris l’appareil d’Etat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Beaucoup de réunions se sont tenues sur la construction du SDRIF, avec le Préfet de région précédent, les services de la DRE qui étaient partie prenante de la réflexion sur le SDRIF.
J’ai parlé de coup d’état, c’est peut-être un peu dur, ça semble peut-être survaloriser
les aspects démocratiques, mais quand même, la droite n’accepte pas que s’installe une réflexion durable en Ile-de-France, qui contrarie sa vision du développement de la société, telle qu’elle le conçoit, et je pourrais prendre de multiples exemples, où ce que fait Sarkozy au Gouvernement est complètement en phase avec sa volonté de casser le SDRIF.
Mais on n’est pas au bout de cette bataille, s’ils sont en contre-offensive, c’est qu’ils sont en difficulté, d’où l’énergie qu’ils mettent pour mobiliser…, ayons en tête quand même qu’il y a 2010 à l’horizon, qu’il y a des échéances municipales en mars, qu’on a ici un ministre qui veut être celui qui va battre la gauche en Ile-de-France, donc il y a des stratégies électorales.
Il y en a qui se bougent parce qu’ils sont boustés par des stratégies électorales, mais quand même, ils ont du mal à mobiliser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le débat il faut l’avoir, on est au niveau élu, dans les villes, c’est là qu’il y a des délibérations.
Je vous donne un exemple, il y a des villes où les élus de l’opposition de droite votent les délibérations proposées par les majorités de gauche, c’est le cas à Bagneux, par exemple, dans les Hauts-de-Seine, et ce n’est pas une délibération qui en rabattait sur son appréciation sur le SDRIF. Elle re-pointait des enjeux, elle était positive, mais en même temps une fois que l’on met le contenu, c’est difficile pour un élu, qui n’est pas, je dirais
aux ordres, de dire je vote contre, alors qu’on lui fait la démonstration que ce SDRIF pour les populations de sa ville est quand même en phase avec ce dont elles ont besoin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Moi je vois dans ma propre ville, où je suis élu d’opposition à la droite, le débat sur le contenu a été refusé, donc on est avec des élus qui font le forcing pour obtenir le maximum d’avis négatifs, sans que le débat dans leur propre majorité ou parmi les élus de droite ait réellement eu lieu. On est donc dans une bataille qui a une dimension très politicienne, mais sur une base d’enjeu, de devenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne crois pas qu’il faille partir avec l’idée que tout cela est plié, on peut obtenir que le SDRIF continue de vivre, parce que l’enjeu est là.  Sarkozy ne voulait pas d’enquête publique, il dit en gros, rangeait votre document et on décidera de l’aménagement de l’Ile-de-France en octobre 2008, par un comité interministériel d’aménagement. Ils n’ont pas abandonné cet objectif, il sera plus compliqué à faire si on continue à faire monter la pression sur le SDRIF.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est quoi la pression sur le SDRIF&amp;nbsp;? Il ne s’agit pas de compliquer. Il y a une enquête publique, donc il y a des actes collectifs dans les communes, donc des délibérations à faire voter là où ce n’est pas encore fait.
Il y a aussi des actes individuels, on peut toujours jusqu’au 8 décembre, chacun, aller dans les lieux de l’enquête publique, et dire ce que l’on pense du SDRIF. On n’est pas que dans l’appel incantatoire, il faut le faire nous aussi. Je vous garantis qu’il y a des coins d’Ile-de-France, où les chambres patronales prennent par la main des forces sociales pour aller les faire témoigner sur les cahiers d’enquête. Donc il ne faut pas que l’on soit angélique face au comportement des uns et des autres. Je crois que cela comptera.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le 8 décembre ce n’est pas la fin de tout, mais ça compte. Il reste encore quand même quelques jours pour aller peser, et je crois qu’à l’arrivée le commissaire enquêteur sera obligé de tenir compte de la diversité des opinions, il ne peut pas avoir comme seules opinions, celles des municipalités de droite ou des chambres patronales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deuxième aspect sur ce débat gauche droite.
Le SDRIF permet d’engager, ça été dit, un vrai débat sur une conception différente de l’aménagement et du devenir de la Région, y compris sur le terrain sur lequel ils veulent nous placer, qu’on ne serait pas des porteurs d’ambition pour cette région, sur le plan de son développement, sur le plan de l’emploi, sur le plan économique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut revenir sur ce qui fait l’attractivité de la Région Ile-de-France.
Toutes les enquêtes le montrent, y compris à l’étranger, c’est la qualité de vie, c’est la qualité de formation, c’est la qualité des habitants de l’Ile-de-France, c’est la qualité de l’ensemble des infrastructures existantes en Ile-de-France qui aujourd’hui font l’attractivité principale de l’Ile-de-France, donc c’est en continuant à travailler cette qualité-là qu’on rend l’Ile-de-France plus attractive.
La droite est dans une logique où pour eux l’attractivité de l’Ile-de-France, c’est de
libérer les contraintes, de donner plus de marge, au patronat, à ceux qui ont des moyens de financement aujourd’hui. C’est la même logique que nationalement quand ils font 15 milliards de cadeaux à ceux qui ont le plus de moyens.
Ils pensent que pour le pays et son devenir, il y a trop de contraintes, le capital est trop bridé, et en Ile-de-France pas possible qu’il y ait un SDRIF demain qui bride ce type de développement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le SDRIF fait le choix de la priorité aux populations, pas pour empêcher le développement ; mais pour être sur un type de développement différent.
Et ce débat-là, il est intéressant parce que si on arrive à le caractériser de cette façon-là, derrière tout ce qu’ils peuvent dire, il y a ça. Moi j’ai un Maire qui dit, écoutez ! les hommes d’affaires, quand ils viennent en Ile-de-France, ils n’ont pas de temps à perdre, donc ils atterrissent à Roissy, il faut qu’ils aillent à la Défense rapidement et donc il faut un CDG express.
Donc ce n’est pas que la concurrence RER B/CDG express qui me pose problème, elle me pose problème en terme de moyens, mais y compris avec des moyens, c’est un type d’aménagement, qui pense qu’il y a une partie de la population qui pour le développement de l’Ile-de-France doit avoir une qualité de déplacement, de vie différente de la masse de la population.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je pense que l’on est sur un sujet de société qui demande à être travaillé, je ne pense pas qu’une métropole, pour se développer, a besoin que ceux qui ont le plus de moyens en termes de pouvoir et de richesse doivent avoir des conditions de déplacement qui nient ceux des populations ou qui s’opposent à ceux des populations.
Et on est sur ce type de débat. Je peux prendre cet exemple mais il y en a de multiples. C’est le même type de débat, sur l’absence de logements sociaux à Neuilly.
On a une cohérence qui est en train de se construire, c’est deux oppositions de projets.
Et j’ai une dernière satisfaction sur le SDRIF, comme élu et comme militant, c’est que je trouve, qu’on est en train de faire la démonstration qu’on peut être sur le développement, l’intérêt des populations, le logement, les transports, la qualité de vie, et être en préoccupation du devenir de la planète.
Or on sort d’une période, où sur toutes les questions environnementales, écologiques, de développement, la pression était forte pour les opposer, en faire des contraintes pour les individus.
Je pense qu’on est en train de construire un type de développement où on peut faire la démonstration que la limitation de l’émission de CO2, la préservation de la planète, la préservation des zones rurales en Ile-de-France, pour revenir à des productions alimentaires utiles, ne sont pas des choix qui s’opposent au développement de la région, mais au contraire sont indispensables pour le développement et l’attractivité de la région.
Et ça ce sont des débats qui sont intéressants, parce que c’est des cohérences, où quelles que soient nos sensibilités on a besoin de travail si on veut reconstruire ces cohérences-là, où il n’y a pas d’un côté ceux qui sont pour le social, de l’autre côté ceux qui sont pour l’environnemental, de l’autre côté ceux qui sont pour le développement
économique, il y a une cohérence globale progressiste à reconstruire sur ces questions en Ile-de-France et j’ai envie de dire dans le pays aussi.
De ce point de vue là, le SDRIF est un document, qui n’est pas parfait, mais qui a réussi ici à rassembler des sensibilités très diverses au départ, qui pouvaient penser qu’elles n’arriveraient pas à construire un document commun, on y est arrivé, on n’est pas encore sans doute au bout sur toutes les questions, mais il y a des pistes qui montrent que l’on peut travailler à une cohérence de projet qui peut mettre en difficulté la droite et donc la battre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je terminerai là-dessus parce que je trouve que comme militant, ça donne de l’enthousiasme pour des engagements sur l’ensemble des causes, pas éparpillées mais en cohérence, et donc sur un projet.
Merci.&lt;/p&gt;</description>
    
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    <title>introduction à la rencontre sur le SDRIF à l'invitation du groupe CACR 22 novembre 2007</title>
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    <pubDate>Thu, 22 Nov 2007 19:10:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/public/photos/.DSCN0530_s.jpg&quot; alt=&quot;DSCN0530.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;
Nous sommes dans un affrontement extrêmement vif autour du processus d’élaboration et de validation du SDRIF. Ce ne sont pas des conflits ou des concurrences entre instances mais un conflit de conceptions sur le devenir de la région. Nous sommes en pleine enquête publique jusqu’au 8 décembre et il nous a donc semblé indispensable de réfléchir collectivement aux enjeux de cet affrontement afin d’y intervenir jusqu’au bout..&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Intervention F. Labroille 22 novembre 2007
en introduction à la rencontre sur le SDRIF à l'invitation du groupe CACR&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Merci de votre venue et de votre réponse à notre invitation…
Gabriel Massou vient de nous dire la raison essentielle de cette initiative.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sommes dans un affrontement extrêmement vif autour du processus d’élaboration et de validation du SDRIF. Ce ne sont pas des conflits ou des concurrences entre instances mais un conflit de conceptions sur le devenir de la région. Nous sommes en pleine enquête publique jusqu’au 8 décembre et il nous a donc semblé indispensable de réfléchir collectivement aux enjeux de cet affrontement afin d’y intervenir jusqu’au bout..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons besoin d’échanger pour être plus efficaces, pour peser au mieux dans l’immédiat mais aussi pour mieux mettre en perspective ce qui se joue sur le devenir de l’Ile de France.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour introduire notre rencontre permettez simplement de proposer deux repères et de formuler deux questions.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;1 - Notre premier repère est l’appréciation positive que nous portons sur le projet de SDRIF tel qu’il a été adopté après de multiples concertations en février 2007. Le second est que l’offensive de la droite, du Président de la République au ministre chargé des relations avec le Parlement  renvoie fondamentalement à des visions divergentes de l’IdF.
Nous avons diffusé des documents qui formalise notre analyse : journal du groupe, document de travail…
EN quelques mots je voudrais redire que nous ne nous plaçons pas dans une approche unilatérale d’hyper valorisation ou de dépréciation du SDRIF. Mais dans une approche qui prend en compte des solides résultats à notre implication dans un processus d’élaboration qui a duré plus de 30 mois.
C’est cette complexité qui nous intéresse. Nous avons le sentiment que des idées importantes ont avancé même si nous savons que tout ne se règle pas dans un document d’urbanisme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l’emporte pièces dire que nous pensons avoir contribué à mettre l’accent sur la question des ségrégations, une conception du développement économique adossé à l’exigence des solidarités sociales, un modèle urbain  en phase avec les exigences de la crise écologique et énergétique, une dynamique territoriale qui reconnaît le rôle essentiel du cœur de la agglomération et des pôles de développement solidarisant des territoires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;EN même temps nous savons les limites, les ambiguïtés les incertitudes mais nous retenons avant tout la perception de points d’appui dans la phase actuelle de bataille avec la droite. Les les ambitions du SDRIF en matière de logements et de notamment de logements sociaux et en matière  de transport sont des atouts essentiels pour toutes les batailles à venir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2 - Notre second repère est de bien mesurer le sens et la portée de l’intervention d e la droite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En soi que le Président de la République s’intéresse au devenir de la région capitale n’est pas scandaleux et que l’Etat se préoccupe de ses responsabilités pour une région aussi névralgique qu’est la nôtre ne l’est pas plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En revanche il nous faut mesurer ce que signifie
·	la tentative du 26 juin lors du discours de Roissy d’évacuer en 20 minutes 30 mois de travaux,
·	la tentative du premier ministre d’empêcher la procédure d’enquête publique puis
·	la formulation d’un avis de l’Etat qui rejette de façon extrêmement critique les grandes orientations du SDRIF.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’habilité diabolique du Président de la République a été au plan médiatique de substituer au débat de fond sur la conception de la Région la question institutionnelle qui du coup a occupé seule le devant de la scène, en soi, dissociée des enjeux des conceptions du devenir da métropole parisienne et de la Région. Nous aurons l’occasion d’y revenir, et de diffuser et d débattre les travaux en cours de réalisation sur la problématique de la gouvernance du cœur de l’agglomération que ce soit au sein du conseil régional ou au sein de la conférence métropolitaine.  Mais une question ne chasse pas l’autre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce sont les questions de la Défense et du déséquilibre Est/ouest, celles du programme autoroutier, celle du pôle de Saclay qui sont au cœur des litiges explicites avec l’Etat. Elles en recouvrent d’autres plus larges qui renvoient fondamentalement à la volonté politique de contrarier ou de s’accommoder des ségrégations qui minent l’Ile de France.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dire cela n’est pas mésestimer les enjeux de développement économique, ceux de la capacité à relever le défi d’une insertion dan la mondialisation qu’il s’agit non pas de subir mais aussi de réorienter. C’est au contraire porter un vrai projet solidaire. Voilà le clivage qu’il nous faut traiter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors qu’attendons-nous de cette rencontre ?
Nous voudrions entendre vos points de vue, vos perceptions, vos expériences, le sens de vos initiatives dans deux grandes domaines. Ce sont donc les deux questions sur lesquelles nous aimerions que portent vos interventions sans prescrire bien évidemment ce que vous aurez envie de dire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;·	D’abord la façon dont vous percevez les grandes orientations du SDRIF et cet affrontement avec la droite. A l’échelle de vos engagements militants, politiques, syndicaux ou associatifs, à l’échelle de vos collectivités de vos territoires, comment se vivent et comment s’expriment les confrontations sur les grands choix d’aménagement. Quelle perception avez-vous du SDRIF bien sûr mais sur quelles questions se cristallisent les affrontements avec la droite ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;·	Ensuite la façon dont se déroule l’enquête publique et les initiatives que vous avez pu prendre. Nous avons été alertés sur le caractère systématique des délibérations préfabriquées par la droite dans de nombreuses collectivités pour casser le SDRIF. Comment les choses se passent-elles ? Quelle est la dimension publique de ces débats ? Au passage, c’est une de faiblesses qui nous laissera le plus de remord dans cette mandature que de ne pas avoir pu faire prévaloir dès le départ nos propositions pour impliquer les citoyens à très grande échelle dans ce processus. Comment voyez-vous ce qui peut-être encore fait dans les 15 jours qui restent à l’enquête publique mais aussi dans la bataille politique qui va se cristalliser avec l’échéance des élections municipales ?.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Place à cet échange. A vous la parole.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/11/26/Intervention-22-novembre-2007#comment-form</comments>
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    <title>Script de la rencontre autour des enjeux du SDRIF 10 novembre</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/11/10/le-script-de-la-rencontre-autour-des-enjeux-du-SDRIF-10-novembre</link>
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    <pubDate>Sat, 10 Nov 2007 07:44:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/public/photos/.HPIM1355_m.jpg&quot; alt=&quot;HPIM1355.JPG&quot; /&gt;
Cette  prise de notes est incomplète mais permet de retrouver la teneur des propos introductifs des trois intervenants: Joelle Bordet, Catherine Tricot et Simon Ronai.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Rencontre autour des enjeux du SDRIF
Le samedi 10 novembre 2007&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Accueil par Jean Brafman puis introduction par François Labroille
Merci de votre venue et de votre réponse à notre invitation…Les occasions de ce genre sont finalement trop rares. Nous avons un cruel besoin de mieux confronter l’activité des élu-e-s et le regard d’autres expériences, professionnelles ou militantes quand on veut aborder de grandes questions comme celles de l’avenir de l’Ile de France.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi cette initiative ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deux raisons nous ont conduits à vous proposer cette invitation&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 ) nous sommes dans un affrontement extrêmement vif autour du processus d’élaboration et de validation du SDRIF. Ce ne sont pas des conflits ou des concurrences entre instances mais un conflit de conceptions sur le devenir de la région. Nous sommes en pleine enqu^te publique jusqu’au 8 décembre et il nous a semblé indispensable de réfléchir collectivement aux enjeux de cet affrontement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sommes dans une expérience nouvelle d’élu-e-s, avec un projet qui est de modifier le rapport aux institutions, les investir sans les surestimer, « ni indifférence, ni déférence » mais l’intuition que la transformation de la société appelle un rapport renouvelé de la rue et des urnes. Nous avons vécu cette expérience avec ce grand chantier que constitue la révision du SDRIF. ET nous avons besoin d’éprouver cette expérience sous des regards extérieurs…d’en voir l’intérêt et les limites et surtout d’en dégager des enseignements pour l’avenir.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Alors quelques repères sur notre appréciation : je vous renvoie à l’écrit…Nous avons diffusé des documents qui formalisent notre analyse. Journal du groupe, document de travail…
EN quelques mots dire que nous ne nous plaçons pas dans une approche unilatérale d’hyper valorisation ou de dépréciation du SDRIF.
C’ets cette complexité qui nous intéresse. Nous avons le sentiment que des idées importantes sont avancé mais nous savons que tout ne se règle pas dans un document d’urbanisme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l’emporte pièces dire que nous pensons avoir contribué à mettre l’accent sur la question des ségrégations, un conception du développement économique
Un modèle urbain / crise écologique
Un dynamique territoriale qui reconnaît le cœur d el ‘agglomération&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En même temps limites, ambiguïté set incertitudes mais avant tout la perception d’e point d’appui dans la phase actuelle avec la droite.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Quelle démarche pour cette matinée d’échange ?
Plutôt que de détailler longuement le contenu du SDRIF, les choix en matière de logement, d transport, d’activités, d’infrastructures…nous avons pris le parti de sollicitera d’abord l epoint de vue d’intervenants qui n’ont pas été directement partie prenante de l’élaboration d SDRIF mais dont le préoccupations professionnelles, théorique sou citoyennes ont à voir avec le politique s d’aménagement de l’Ile de France.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Joelle Bordet, psycho sociologue, auteure d’un livre très récent sur les jeunes des cités et dont le regard sur la crise sociale nous intéresse.
Catherine Tricot, architecte urbaniste et du mensuel REGARDS..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis Simon Ronai, directeur d’Orgeco, avec une grande expérience d’interventions en matière d’aménagement urbain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous proposons de découper la matinée en deux temps :
Le premier sur le regard de Joëlle et de Catherine&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le second temps plus tourné sur l’avenir avec la mis une relation entre les enjeux du SDRIF et le débats institutionnels autour de ce que l’on a nommé le grand Paris…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà le menu…alléchant j’espère.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Joelle Bordet
Présentation&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3 idées
Premier enjeu : l’accès à la mobilité pour les jeunes.
Craint qu’une vision d’un développement des transports en rocade compromette l’accès à la ville centre...Comme condition de la mixité sociale. A cet égard les choix du SDRIF seront extrêmement importants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deuxième idée : comment analyse-t-on  les usages du déplacement des jeunes ? S’interroge sur les formes urbaines ; ironise sur l’urbanité parisienne très éloignée de la ville en mouvement que l’on trouve dans certaines banlieues. Le développement du vélo renforce ces difficultés.
Du coup, il n’y a que les gares qui deviennent des lieux d’urbanité dans le métissage… Oppose le Paris patrimoine, le Paris village…et ces attentes. Donc reposer ces questions de l’urbanité parisienne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Troisième idée : que va-t-il rester de cette dynamique d’urbanité avec le développement des risques de relégation dans certaines zones périphériques, sans transports, sans services publics… ?
Evoque un travail en cours sur Cergy Pontoise avec le récit de femmes africaines sur des tranches de vie inimaginables, temps de transport…
Donc s’intéresser au péri urbain pour contrarier ces processus de relégation. Evoque le rôle de l’ANRU.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Catherine Tricot
Partage…réfléchit à cette question de rocade.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Trouve dans le SDRIF la marque d’une option progressiste…équilibre des territoires, préoccupation du développement durable et en même temps ces options sont aujourd’hui remises en cause…alors que la faible participation politique rend l’affrontement difficile.
Montre comment les questions urbaines restent majoritairement perçues comme des questions non politiques alors qu’ils s’y jouent des enjeux sociaux essentiels.
Sa réflexion croise son engagement professionnel d’architecte urbaniste et son engagement politique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le poids de l’histoire
Paris, ville de rang mondial…avec Londres, les deux seules en Europe…Pourquoi ces deux là ? Nous sommes héritiers d’une longue histoire…A retenir que la force d’une ville ne se comprend pas sans la prise en compte de son rapport avec son territoire…Donne les éléments d’appréciation du rôle économique de Paris au sens large…&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Réponses apportés aux grands défis (énumération) appelle de l’inventivité…Il faut inventer des formes modernes de la ville centre qui aille à l’encontre de la gentrification de  la ville centre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le SDRIF a constitué un travail intéressant, mais pas toujours abouti. Par exemple l’attention apportée à la zone dense…mais ambiguïtés. Partage à cet égard les craintes de Joelle Bordet sur la relégation du péri urbain et la crise sociale qui s’y rattachera. LA ville centre ne doit pas conduire à faire du péri urbain un impensé sauf à multiplier les crises.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des difficultés à formaliser politiquement ces questions.
A cet égard l’élaboration du SDRIF a été décevante en privilégiant les débats d’experts et la recherche du consensus mais ce mode d construction est aujourd’hui un talon d’Achille. On le voit dans l’affrontement avec la droite.
Développe les exemples du logement et des transports en commun qui suscitent des mobilisations mais sans faire sens politique faute d’articulation globale. Idem sur les questions environnementales et la difficulté à les politiser… Des mobilisations parcellisées qui ne trouvent pas leur sens politique alors que la droite donne un sens  politique à ses interventions. Pour se faire comprendre, fait une analogie entre la grande entreprise du XXème siècle comme cœur de l’affrontement social alors que c’est la ville qui le devient au XXIème siècle. Le droit à la ville devient un enjeu majeur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc nécessité de porter un projet urbain… nécessaire à la construction de mobilisations citoyennes effectives…et au dépassement de mobilisations parcellisées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Remarques en vrac&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur la spéculation foncière : c’est un phénomène à l’échelle mondiale. Note que les pratiques spéculatives ont combiné les fonds  de pension, et l’immobilier. Nécessité d’expliciter ces phénomènes et de les combattre. Evoque le rôle que pourrait avoir l’agence foncière régionale pour décélérer cette spéculation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;LA question des transports : c faut l’aborder de façon plus politique en posant la mobilité comme la modernité aujourd’hui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;LA question de la compétitivité des territoires. Le SDRIF annonce des objectifs…mais …attention à la mise en compétition d es territoires…Evoque les pôles de compétitivité et illustre avec le pôle image qui peut opposer Seine St Denis et Val d e Marne. Pense que le rééquilibrage Est Ouest : il y a le  SDRIF et il y a les réalités….Alor que c’est essentiel&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;LA démocratie et la gouvernance…la Question de Paris…ne trouve pa sen face autre chose que  le statu quo…Pense qu’il ya de grands dangers avec un gentrification élargie à la clé mais nécessité de faire émerger une alternative…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une idée qui a émergé dans le SDRIF, c’est le rôle du fleuve et donc de la Seine comme façon de créer de l’unité de territoire…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Joelle
La réflexion sur la métropolisation est centrale…on ne peut l’esquiver…Penser le grand Paris est bien un enjeu…mais c’est quoi le grand Paris ? La diversité ou bien le métissage des populations ?
Craint une vision de droite de la métropolisation mais aussi la vision socialiste et écologique qui passe à côté. Penser une culture intégrative…&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Discussion&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Christophe Gaudier Architecte urbaniste
Chacune des deux interventions ont pointé un enjeu important : qu’est ce que l’espace public…qui ya droit et qui n’y a pas droit ? Illustre son propos avec aménagement de la ZAC de Bercy… en se souvenant du propos de l’aménageur disant « nous ne voulons pas que ce soit les halles », entendant ne pas vouloir voir traîner les jeunes de banlieue. Donc réduire la mixité sociale à la dimension résidentielle alors que la mixité sociale se joue sur le partage de l’espace public…Evoque un atelier du SDRIF sur l’espace public mais sans que l’intervenant parle des contradictions sociales qui traversent l’espace public…
Ajoute aussi l’idée que des questions sociales sont transformée sen questions techniques  en prenant l’exemple  des logements insalubres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Marc Mangenot Economiste
Précise avoir compris le choix du SDRIF en matière de transport autrement que Joelle…et donc n’oppose pas rocade et radiale…
Souhaite parler du manquant… et notamment parler de la question foncière… Rien ou très peu sur le rural et l’agricole…alors que la région parisienne n’a plus d’autonomie alimentaire…
Revient sur les processus de ségrégation…et de spéculation…s’interroge sur les outils politiques pour construire  spéculation, foncière (sachant que Simon Ronai précise au passage que la question est celle des moyens sans commune mesure avec les besoins puisque sa capacité d’intervention correspond à 2 % des territoires urbanisables.
S’interroge sur la difficulté à mobiliser sure les questions du SDRIF comme si elles échappaient à tout le monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Claire Villiers
Conseillère régionale.
Apprécie ces réunions car elles mettent en évidence des enjeux qui émergent trop rarement dans l’enceinte du conseil régional.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur la dimension démocratique, revient sur l’expérience est notre impossibilité à faire aboutir la proposition d e1000 débat sur le SDRIF. Cela renvoie à l’état difficile de la gauche critique alors que les échéances municipales sou régionales de 2010 nous obligent à retravailler.  Sur les mobilisations, pense que les lieux les plus dynamiques depuis 15 ans ne sont pas en Ile de France.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Revient sur le droit à la ville et note au passage les limites d’une approche qui en reste à la dimension « habitant » et non « travail ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jean Brafman Conseiller régional
Sur transports…indique que les travaux du SDRIF ont cristallisé des oppositions très fortes et à l’arrivée des projets identifiés et phasés. ..Notre groupe a pesé en partenariat avec les Verts…Parle à cet égard des questions de financement…et dit ses craintes du développement du partenariat public/privé… Evoque aussi le foncier et les terrains mobilisables…le fret…
Sur les financements, aucune des fonctions à remplir ne peut esquiver les investissements à opérer…en illustrant la complémentarité des rocade set radiales… avec 18 çà 30 milliards d’investissement en 25 ans selon les estimations.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malika Zediri
Conseillère régionale.
Souhaite parler de cette question du partage de l’espace public…Evoque des exemples de situations d’urgence avec une femme envoyé en hôtel à Amiens. La relégation ça existe déjà…Dit au passage que c’est plus dur encore qu’au début du mandat de répondre à l’urgence sociale.
Dit aussi cette complexité qui voit les pauvres enfermés dans les transports commun et l’exclusion…&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Simon Ronai
Urbaniste et Directeur d’Orgeco avec travail sur le SRDE, le SDRIF et beaucoup de communes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi on bute sur des difficultés ? répond qu’il y a des débats non purgés.
le premier est celui de la mondialisation…où l’on n’est pas aller au bout…La démarche Sarkozy est identifiable…Paris tire la France… et en face on est dans le flou…Alors que l’on est dans la mondialisation quand on regarde des données sur le tourisme, les investissements immobiliers, les activités financières…Décalage donc…
La  question urbaine et la densité : la réponse ville dense répond à une série de questions…transports en commun, éviter la relégation, réponse à une certaine exigence d’urbanité…la ville dense c’est une réponse mais pour le moment la quasi totalité de  communes et des maires ne répondent pas à cette injonction. Les PLU ne poussent pas du tout à la densité et il y a une bataille politique et culturelle à mener sur ce qu’est la ville.
La lutte contre l’étalement urbain, prioriser les transports en commun n’a de sens que si on se densifie.. ;Le réseau des transports commun ne se réalisera pas sinon…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Troisième difficulté…la question foncière…Faut mobiliser les réserves mais il n’y en a pas tant que ça…ET il ya ce débat si mal parti sur les tours… et on fait un habitat dans la phobie de la hauteur…ET le SDRIF est dan cette contradiction…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;la discussion s’est construite sur la clivage gauche droite…or l’expérience montre que les positions se structures d’abord  sur des territoires et se reconfigurent ensuite au plan politique…Du coup l’appartenance territoriale joue un rôle déterminant…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc traiter l’aspect institutionnel…&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;1 - La difficulté du périmètre régional…le découpage régional…regroupement artificiel de la seine et marne et de l’ancien département de la Seine lui-même découpé en 7.
A l’époque un partage entre gaullistes et  communistes pour se partager le territoire…
Note au plan institutionnel un décalage entre les réalités démographiques et les élus de GC.
Il ya un vrai problème car la Région est trop petite par rapport au BP et trop grande par rapport à l’agglo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les départements de la PC…Chacun une cinquantaine commune ca dd une CUB comme Marseille.
Région 1300 communes…avec pas de subordination entre collectivités…
Les intercommunalités…En province, la ville centre est au cœur d’une CUB dont le président est le maire de la ville centre. En RP, les intercommunalités sont plus tardives et ne correspondent pas à l’esprit de la loi Chevennement : ce sont des regroupements politiques pour éviter la redistribution fiscale. C’est un système devenu ingérable…Mais la chance que l’on a c’est une série de syndicats techniques qui assurent le fonctionnement de l’agglo.( déchets…).
Donc des syndicats qui ont leur autonomie/ politique et un enjeu politique.
Ce système atteint ces limites…on peut penser qu’il y a lien entre ce dysfonctionnement institutionnels et les constats faits sur déséquilibres et inégalités. Ces inégalités de densité renvoie quand même aux décisions, des maires…Sans tout renvoyer à la mondialisation. Les choix des maires renvoient à des considérations sociales mais aussi électorale et donc de type de peuplement…
Montre la confusion entre le système institutionnel avec son type d’élus et sa non correspondance au niveau des territoires…
ET l’élu le plus légitime est le maire…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce que l’on voit aujourd’hui, le retour à la SEINE.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Revient sur l’histoire avec le livre coordonné par Annie Fourcault sur les solidarités Paris banlieue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2 – les débats actuels sur Paris banlieue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rappelle d’abord que Paris n’a de municipalité de plein exercice depuis 1997. Sous les mandats de Chirac pas de rapports Paris Banlieue et le SDRIF de 94 Paris est une tâche blanche.
A partir de 2001, se sont développés des rapports Banlieue … avec un maire adjoint (Pierre Mansat) chargé du développement de ces relations…
Plaide au passage pour dépasse rune vison conflictuelle des rapports Paris Banlieue…qui ne verrait la banlieue que comme territoire servant…
La densité parisienne est des plus fortes du monde…10 fois supérieure aux communes proches…Paris est un héritages millénaire…LA ville de Paris est enserré dans un périmètre limité et enserré dans le bvd périphérique… Les avancées depuis 2001, amorce de couverture du périph pour casser cette barrière…et des conventions de coopérations entre Paris et des communes limitrophes sur transports, sens uniques…construction y c de fonds de cartes communs…
La principale avancé a été de construire des rapports institutionnels et techniques différents.
Sa dernière concrétisation, a été la mise en place de la conférence métropolitaine. En travaillant avec Pierre Mansat depuis 6 ans, a perçu dans les travaux du SDRIF la crainte de voir émerger un contre pouvoir. I la fallu 3 ans pour pouvoir installer cette conférence qui s’est tenu pour la première fois  le 6 juillet 2006..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Revient sur le SDRIF et les choix faits de le faire aboutir…consensus et non pas choix d’un SDRIF alternatif que l’on sait perdu d’avance…Mais ça ne suffit pas  puisque les départements ont voté contre.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;revient sur SARKO et ses angles d’attaque…mondialisation, rapports Paris Banlieue…critique d’une vison décliniste des Verts…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Evoque le contenu du porté à connaissance de l’Etat, très brutal, mais à y regarder d près on y retrouve les critiques du Préfet Landrieu…
Evoque les questions difficiles avec la Dééfense : il  suffit pas de dire stopper pour que Seine amont se développe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelles hypothèses ?
les 29 communes
La première couronne= les 3 départements
Plus larges avec morceaux 95 91&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais alors quel rôle de la région… ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enjeu de solidarité fiscale… taxe professionnelle unique sur un même territoire…
L’enjeu de la réalisation de la rocade et débat sur la densité…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Retour de l’Etat… 3 OIN…les territoires stratégiques…l’Etat reprend la main…la Région risque d’être marginalisé…elle est&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Discussion&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pierre Roche AITEC
Présent pour prendre en compte les chantiers des mois qui viennent.
Témoigne sur le 1 % logement.
A le sentiment d’un débat faussé&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Gérad Badeyan
Catherine Tricot
Sur densité et spéculation
Sur nécessité de porter un projet /OIN et ne pas esquiver l’insertion dans la mondialisation&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;AITEC sur transports…mobilité…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;CNRS Environnement et DD
Souligne la nécessité de faire un travail en direction des chercheurs…et note la vaste farce du Grenelle de l’environnement. Revient sur les enjeux du changement climatique… Besoin d’un travail de la gauche su les usages et les pratiques de la population pour innover dans les formes urbaines.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Conclusion de François Labroille&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Remercie les intervenants et les participants pour la qualité de leurs apports en se félicitant de la présence de nos amis de l’AITEC. Dit le souhait des élu-es d’Alternative citoyenne de renouveler ce type de demi-journée, avec une échéance vers la mi-janvier pour revenir justement sur les questions de gouvernance métropolitaine compte tenu de l’accélération des discussions sur ces sujets dans les toutes prochaines semaines (conférence métropolitaine du 5 décembre ; commission « scénarii pou Paris métropole du CRIF, CIAT au niveau gouvernemental en 2008).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Note que la matinée a bien mis en évidence que les enjeux pour l’ile de France ne sont pas d’abord institutionnels. Et en ce sens l’essentiel est bien dans notre capacité à porter un projet qui traite de ces phénomènes de métropolisation en étant capable simultanément de renverser le processus ségrégatifs en cours et de penser les exigences du développement économique avec un cotexte de crise écologique et de mondialisation. ET en même temps elle a aussi souligné que la question est aussi institutionnelle. Et à esquiver cette dimension, on se trouverait en position extrêmement défensive.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parce qu’il nous faut déjouer le piège diabolique ouvert par Nicolas Sarkozy dans son discours du 26 juin qui liquide en 20 minutes 30 mois de travaux sur le SDRIF et médiatise le seul débat public perceptible, celui du grand Paris. La riposte sur le seul terrain du « coup d’Etat » est bien trop faible puisqu’il faut à la fois porter le projet qui lui dispute la vision et l’ambition pour l’avenir de l’IdF et les constructions démocratiques permettant de maîtriser la métropolisation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette dimension démocratique est essentielle. Elle a été un point faible de l’élaboration du SDRIF alors que nous l’avions mise en avant dès le départ en 2004 mais sans être suivi côté du PS et des Verts. Elle doit se renforcer à l’occasion de l’enquête publique même si l’on sait qu’elle restera relativement circonscrite. Elle est un fil directeur pour notre réflexion à venir : rendez-vous en janvier.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/11/10/le-script-de-la-rencontre-autour-des-enjeux-du-SDRIF-10-novembre#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Conflit ouvert sur le SDRIF : les enjeux de l’enquête publique</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/10/25/Conflit-ouvert-sur-le-SDRIF-%3A-les-enjeux-de-lenquete-publique</link>
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    <pubDate>Thu, 25 Oct 2007 07:17:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;document octobre2007
en pièce jointe et
Ci-dessous le liens  pour télécharger ce document de travail du groupe CACR sur le SDRIF.
http://www.eluscacridf.org/IMG/pdf/Document_groupe_CACR_sur_le_Schema...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Avant-propos
Cette note cherche à donner de façon synthétique les principaux éléments
d’information et d’analyse pour s’y retrouver dans les développements récents
autour du SDRIF. Notre journal de groupe CACR a déjà résumé dans un «&amp;nbsp;4
pages&amp;nbsp;» les principales données à connaître pour intervenir dans ce débat. Nous en
fournissons ici une version un peu plus détaillée avec des documents bruts en
annexe.
Nous voulons alerter avec une certaine solennité sur les menaces qui pèsent sur le
devenir du SDRIF. Nous sommes à la veille du lancement de l’enquête publique,
après plus de 30 mois de travaux, de concertations entre tous les partenaires
concernés, les collectivités territoriales, y compris les services de l’État
évidemment. Et depuis le début de l’été, l’État, au travers du Président de la
République et du Premier Ministre ainsi que toute la droite, au travers de son chef
de file régional - Roger Karoutchi - multiplient les tentatives pour stopper le
processus engagé.
Cette intrusion pose en elle-même des questions essentielles de respect des
procédures démocratiques puisque la Région s’est vu confier par la Loi la fonction
de coordination de la révision du SDRIF. Mais fondamentalement elle met à nu le
refus de N. Sarkozy, du Gouvernement et des forces de droite d’une conception
solidaire du devenir de la Région. C’est le contenu du nouveau schéma directeur,
ses ambitions sur un horizon de 25 ans, ses principes organisateurs fondés sur la
prise en compte des défis des inégalités comme ceux de la crise écologique et
climatique, son parti pris de la ville compacte et du logement social, d’un vaste
programme de développement des transports en commun qui heurtent en fait la
droite francilienne.
Dans un tel contexte, l’enquête publique qui va se dérouler jusqu’au 8 décembre
2007 prend une importance nouvelle. Elle n’est pas formelle. Faute d’avoir pu la
suspendre, la droite cherche à l’investir pour vider le SDRIF de son contenu. C’est
le sens de l’avis donné par l’État sur le SDRIF en cherchant à en contester
radicalement les orientations et la validité juridique. C’est le sens de la réquisition
des maires de droite pour systématiser les interventions auprès des commissaires
enquêteurs. Nous en appelons donc aux citoyens pour ne pas laisser faire ce
détournement. Nous les appelons à s’emparer de leur côté de cette enquête, de
discuter du projet de schéma directeur, d’en approfondir et d’en conforter les
choix.
François Labroille
Conseiller régional&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/public/Document_groupe_CACR_sur_le_Schema_Directeur_de_la_Region_Ile-de-France.pdf"
      length="501254" type="application/pdf" />
    
    
          <comments>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/10/25/Conflit-ouvert-sur-le-SDRIF-%3A-les-enjeux-de-lenquete-publique#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Rencontre sur le SDRIF le 10 novembre 2007</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/10/20/Rencontre-sur-le-SDRIF-le-10-novembre-2007</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:cffa3f6d0815f323e2d0cf550e629bec</guid>
    <pubDate>Sat, 20 Oct 2007 07:38:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Voir le texte d'Invitation des élu-e-s d'Alternative citoyenne à une&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Nous vous invitons à une&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rencontre autour des enjeux du SDRIF&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le samedi 10 novembre de 9 h 30 à 12 h 30&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au conseil Régional Salle Sternberg
57 rue de Babylone 75007 Paris (métro St François Xavier)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’objectif de cette rencontre est d’échanger autour des enjeux du SDRIF à partir de notre ambition d’une gauche de transformation sociale. Nous avons déjà alerté sur le très important conflit en cours sur le devenir du schéma directeur de l’Ile de France dont les médias se font désormais plus l’écho. En pleine procédure de l’enquête publique qui se déroule jusqu’au 8 décembre, nous pensons utile de débattre de cette expérience, de ses apports comme de ses limites, des points d’appui qu’elle peut offrir pour des interventions et des mobilisations dans les domaines du logement, des transports, du développement urbain…
Nous sollicitons pour introduire notre débat quelques intervenants pouvant confronter leur propre lecture du SDRIF à notre perception d’élu-e-s «&amp;nbsp;Alternative citoyenne ». Nous le faisons à partir des préoccupations dont nous sommes porteurs face à la crise sociale, à la crise sociologique ou en matière de démocratie participative.et des conceptions urbaines.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si vous souhaiter participer à cet échange, renvoyez un message à jean Brafman (jean.brafman@wanadoo.fr) ou à François Labroille (f.labroille@gmail.com)&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Rappel  pour info d’un message antérieur&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis plus de trois ans les élu-e-s  Alternative Citoyenne ont été très impliqué-e-s  dans discussions du Conseil Régional autour du nouveau schéma directeur de l'Ile de France. Dans toute cette période, nous avons cherché à rendre compte des travaux d'élaboration et de nos interventions tout en assurant en 2005 et 2006 l'animation d'un groupe de travail permettant d'alimenter la réflexion collective. Nous l'avons fait en bonne coopération avec l'ensemble du groupe CACR&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Ce nouveau SDRIF a été adopté en février dernier après de multiples concertations. Il aurait dû être publié par décret du conseil d'Etat courant 2008 après la procédure légale d'enquête publique prévue à cet automne.
Or nous sommes désormais dans une phase de conflit ouvert avec l'Etat et la droite qui contestent la conception de l'évolution de l'Ile de France défendue démocratiquement par le conseil régional et une majorité de départements de gauche. C'est pourquoi   nous voulons alerter avec une certaine solennité sur les menaces qui pèsent sur le devenir du SDRIF. L'enquête publique va se dérouler du 15 octobre au 8 décembre 2007. Elle prend une importance nouvelle. Nous appelons à s'en emparer pour discuter du projet de schéma directeur à plus grande échelle et en conforter les conceptions solidaires de l'aménagement de la Région.
Nous vous invitons à lire et à diffuser ces deux documents du groupe CACR qui fournissent informations et analyses ce qui se joue dans cet affrontement.
Ci-dessous les liens pour télécharger le journal du groupe CACR sur le SDRIF et le document de travail.
http://www.eluscacridf.org/IMG/pdf/Document_groupe_CACR_sur_le_Schema_Directeur_de_la_Region_Ile-de-France.pdf
http://www.eluscacridf.org/IMG/pdf/journal__n8_cacr_sdrif.pdf&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous les documents relatifs au SDRIF figurent le site de la Région: sdrif.com&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/10/20/Rencontre-sur-le-SDRIF-le-10-novembre-2007#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/10/20/Rencontre-sur-le-SDRIF-le-10-novembre-2007#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/feed/rss2/comments/53</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Conférence de presse CACR du 12 octobre 2007</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/01/01/Conference-de-presse-CACR-du-12-octobre-2007</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ec421a03f4c7ab56a05d169d51dd3caa</guid>
    <pubDate>Fri, 12 Oct 2007 16:40:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;SDRIF et Enquête publique
La trame de l'intervention liminaire&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Présentation
En préalable voici en quelques phrases le sens général de nos préoccupations sur le devenir du SDRIF.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1.	Nous voulons alerter avec une certaine solennité sur les menaces qui pèsent sur le devenir du SDRIF. Nous sommes à la veille du lancement de l’enquête publique, après plus de 30 mois de travaux, de concertations entre tous les partenaires concernés, les collectivités territoriales,  y compris les services de l’Etat évidemment. Et depuis le début de l’été, l’Etat, au travers du Président de la République et du Premier ministre ainsi que toute la droite au travers de son chef de file régional - Roger Karoutchi - multiplient les tentatives pour stopper le processus engagé.
2.	Cette intrusion pose en elle –même des questions essentielles de respect des procédures démocratiques puisque la Région s’est vu confier par la Loi la fonction de coordination de la révision du SDRIF. Mais fondamentalement elle met à nu le refus de N. Sarkozy, du gouvernement et des forces de droite d’une conception solidaire du devenir de la Région. C’est le contenu du nouveau schéma directeur, ses ambitions sur un horizon de 25 ans, ses principes organisateurs fondés sur la prise en compte des défis des inégalités comme ceux de la crise écologique et climatique, son parti pris de la ville compacte et du logement social, d’un vaste programme de développement des transports en communs qui heurtent en fait la droite francilienne.
3.	Dans un tel contexte, l’enquête publique qui va se dérouler jusqu’au 8 décembre 2007 prend une importance nouvelle. Elle n’est pas formelle. Faute d’avoir pu la suspendre, la droite cherche à l’investir pour vider le SDRIF de son contenu. C’est le sens de l’avis donné par l’Etat sur le SDRIF en cherchant à en contester radicalement les orientations et la validité juridique. C’est le sens de la réquisition des maires de droite pour systématiser les interventions auprès des commissaires enquêteurs. Nous en appelons donc aux citoyens pour ne pas laisser faire ce détournement. Nous les appelons à s’emparer de leur côté de cette enquête, de discuter du projet de schéma directeur, d’en approfondir et d’en conforter les choix.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour préciser notre démarche, nous voudrions expliciter deux points&amp;nbsp;:
•	notre appréciation du SDRIF
•	notre analyse du sens réel de l’intervention présidentielle.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;I –Une appréciation positive du contenu du SDRIF&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous portons une appréciation positive sur le projet de SDRIF parce que le document nous semble dégager des axes stratégiques de long terme qui donnent une réelle cohérence à l’aménagement de la région.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 Nos repères&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous nous sommes beaucoup impliqués dans le processus d’élaboration au travers des ateliers thématiques et territoriaux et avons abordé ces 30 mois avec quatre grands repères&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;•	retravailler la relation entre les exigences du développement économique et les solidarités sociales, ce qui implique de casser le dogme qui voudrait que le développement actuel soit nécessairement inégalitaire&amp;nbsp;;
•	mettre au cœur du projet l’inversion des processus de ségrégations sociales et territoriales qui minent l’Ile de France&amp;nbsp;;
•	placer les grands défis de la crise énergétique et climatique au cœur de la réflexion prospective&amp;nbsp;;
•	souligner en permanence la nécessité d’un débat public sans précédent&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2 – des résultats perceptibles&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons le sentiment d’avoir laissé une empreinte visible dans la stratégie d’ensemble qui ressort du projet adopté par le Conseil régional en février 2007.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;•	Le texte accorde une place assez centrale à la lutte contre les ségrégations avec une conception du développement adossée à l’égalité sociale et territoriale.
•	Il défend une conception du modèle urbain qui opte pour la ville compacte et s’écarte de l’étalement urbain, ce qui signifie des enjeux de premier plan du point de vue du développement durable.
•	Il donne une grande importance aux questions du logement avec la projection d’un effort de 60 000 logements par an pendant 25 ans – soit 1,5 million - dont 30 % de logements sociaux, seuil au-delà de ce qui figurait dans les versions initiales.
•	Il énonce des choix ambitieux en matière de transports collectifs, très au dessus de ce que prétend financer l’Etat dans le Contrat de plan Etat Région, et l’on sait qu’il s’agit d’exigences déterminantes au regard des enjeux de mobilité et de crise écologique et énergétique.
•	Enfin, la géographie des territoires stratégiques et prioritaires intègre le rôle névralgique du cœur d’agglomération et s’efforce de penser de nouvelles dynamiques territoriales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3 – des limites certes mais qui ne démentent pas l’orientation d’ensemble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette appréciation positive  ne nous empêche de voir certaines limites qui justifient d’ailleurs  l’existence d’approches politiques différentes.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Dans un document de 150 pages, le risque est réel de perdre de vue les angles les plus saillants de la stratégie d’ensemble et d’aboutir à de simples  juxtapositions d’approches éventuellement contradictoires. On peut citer à titre d’exemples&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;•	L’articulation entre développement économique et solidarité sociale reste une question décisive. Quand on aborde concrètement des opérations telle celle de l’extension de la Défense, on se trouve au cœur des contradictions entre l’insertion dans la mondialisation libérale et les exigences d’équilibres territoriaux. Dans les choix d’implantation d’infrastructures, d’aides de la Région…se pose en permanence la question de la tension entre le parti d’un développement qui dit vouloir affronter les mutations d’une économie ouverte et le parti de la promotion des territoires aujourd’hui les plus relégués.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;•	Le caractère effectif de la mise en œuvre des orientations générales retenues est également très incertain. La lutte contre les inégalités ne se fera pas sans moyens financiers conséquents impliquant non seulement l’Etat mais aussi une action redistributive beaucoup plus importante entre les collectivités territoriales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;•	La dimension démocratique du processus d’élaboration est restée partielle avec un périmètre de quelques milliers d’élu-e-es, de professionnels et de militants au travers d’ateliers sur quelques thèmes ou décentralisés. Il est vrai qu’elle a pris une forme plus large au travers d’un questionnaire diffusé à 4,5 millions d’exemplaires dans le journal régional, ou plus innovante au travers d’une conférence citoyenne. Mais les sujets traités sont les plus politiques qui soient et mériteraient d’innover à grande échelle. On le voit bien avec l’affrontement en cours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais ces observations indiquent avant tout l’interprétation exigeante que nous avons du projet d’aménagement et non une lecture dépréciative.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;II – Des conceptions divergentes du devenir de la Région.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous savons que le SDRIF est beaucoup plus que la production d'un document d'urbanisme. Il oblige à repenser sur un horizon long l'ensemble des questions et touchent de fait à l’ensemble des politiques publiques. Que l’Etat en soit partie prenante est donc parfaitement légitime. C’est d’ailleurs en pleine association avec l’Etat que le bilan du SDRIF de 1994 et les orientations du nouveau SDRIF ont été discutées. Mais de toute autre nature est l’intervention du Président de la République avec les développements qui ont suivi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est l’ensemble du processus de concertation engagé par la Région dans le cadre de la révision du SDRIF que le président de la République et le gouvernement tentent de remettre en cause parce qu’ils ne supportent les orientations novatrices qui traversent le document adopté en Février 2007.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 – L’offensive du Président de la République&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le président de la République et le gouvernement ont d’abord tenté de remettre en cause le SDRIF en exigeant la suspension de la procédure d’enquête publique.
Lors de son discours de Roissy, Nicolas Sarkozy avait demandé, le 26 juin dernier, à la Région de «&amp;nbsp;remettre son ouvrage sur le métier et de différer l’enquête publique ». François Fillon, Premier ministre a demandé dans la foulée au président du Conseil régional, début juillet, de stopper l’enquête publique annoncée pour l’automne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Faute d’avoir pu imposer son diktat, l’Etat a ensuite émis un avis défavorable sur le projet de SDRIF avec un document à charge totalement unilatéral pour tenter de le mette en échec. Il y dénonce un prétendu manque de concertation, il y accumule des observations contradictoires ou de détail et cherche à en contester la validité juridique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2 – Les enjeux réels
Ce conflit a pour enjeu des conceptions divergentes du devenir de l’Ile de France. Sa signification a été et reste en partie occultée par la communication présidentielle autour du «&amp;nbsp;grand Paris ». En abordant la question récurrente de la gouvernance du cœur de l’agglomération, le Président de la République a tenté de donner le sentiment de reprendre la main. Il a cherché à reléguer ainsi au second plan les avancées réelles des travaux du SDRIF et les questions du contenu des choix à faire tout en occupant l’espace médiatique sur une question institutionnelle en apparence plus accessible au grand public.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Clarifions cet aspect.
La question de la solidarité entre les populations et les territoires franciliens a été fortement posée lors des débats sur le schéma directeur. Le groupe CACR s’est d’ailleurs beaucoup engagé sur cette problématique. Cela vaut tout particulièrement quand on aborde l’articulation entre Paris, l’agglomération et la région. Le projet de schéma directeur souligne l’importance de la zone dense de l’agglomération et la nécessité d’en réfléchir les interdépendances notamment entre Paris et les autres collectivités. Cette lutte contre les disparités territoriales appelle aussi des mécanismes de redistribution de ressources beaucoup plus importants, ce à quoi ne nous a pas habitués le conseil général des Hauts de Seine. Mais la dimension institutionnelle n’est pas première et ne saurait être traitée par injonction présidentielle. Elle mérite une réflexion non politicienne et démocratique. La conférence métropolitaine est d’ores et déjà un lieu de dialogue. Et le Conseil Régional a pris l’initiative d’une commission qui aura vocation à auditionner l’ensemble des protagonistes de ce débat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais la question institutionnelle ne peut pas occulter l’essentiel&amp;nbsp;: quelle conception doit gouverner le projet stratégique du devenir de la Région à l’horizon 2030&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;•	Celle de Nicolas Sarkozy et de l’Etat qui, en rejoignant les interventions du MEDEF, veut simplement inscrire la région dans la mondialisation libérale avec son cortège d’inégalités&amp;nbsp;?
•	Ou bien celle des élus régionaux et des départements de gauche qui refusent de voir balayer d’un revers de main trois années d’élaboration sérieuse, et portent un projet ambitieux et solidaire pour les décennies à venir&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur un tel dossier, avec tant d’enjeux pour la vie des plus de 11 millions d’habitants de notre Région, cet affrontement entre les conceptions du développement de l’Ile de France ne peut laisser à l’écart les citoyens qui portent de l’intérêt à la chose publique, à l’intérêt général. Nous en appelons aux militantes et militants du mouvement associatif, du mouvement syndical, aux citoyens soucieux d’améliorer les transports, l’accès au logement et à l’emploi, soucieux de maîtriser les promesses d’un nouveau développement urbain de s’impliquer dans ses débats.
La procédure d’enquête publique jusqu’au 8 décembre doit être l’occasion d’interventions citoyennes nouvelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les élu-e-es CACR feront tout pour contribuer à la multiplication de ces interventions citoyennes:
•	En suscitant des réunions avec les élu-e-s locaux et des habitants dans les municipalités
•	En diffusant un numéro spécial de leur journal sur les enjeux du SDRIF et un CEDEROM comprenant les principaux documents de référence
•	En organisant une réunion publique dans l’hémicycle du Conseil Régional avec des représentants des acteurs sociaux de la Région le 22 novembre prochain.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/01/01/Conference-de-presse-CACR-du-12-octobre-2007#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Débat SDRIF Conseil Régional du 14, 15 et 16 février 2007</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2007/02/16/Debat-SDRIF-Conseil-Regional-du-14-15-et-16-fevrier-2007</link>
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    <pubDate>Fri, 16 Feb 2007 22:55:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Ma prise de notes&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Jean-Paul Huchon souligne l’importance du débat sur le SDRIF et salue le travail effectué.
Concertation d’une ampleur et d’une qualité inégalée. Il se dit que 400 communes seraient insatisfaites. 3 choses à dire :
Toutes les demandes n’ont pas été retenues car la fonction d’un SDRIF est d’arbitrer.
Il y aura encore des évolutions.
Ce schéma représente une étape dans la décentralisation et nos rapports avec les collectivités.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Remercie Jean-Claude Gaillot, Valérie Ducret Taylor, l’IAURIF, les collaborateurs, Ariane Azema. + Mireille Ferri.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mireille Ferri
Moment d’émotion très fort pour conclure un travail collectif sans cesse modifié en citant Jules Renard (le projet c’est le brouillon de l’avenir).
Veut remercier avec un coup de chapeau pour un travail hors normes. Veut s’adresser d’abord à JP Huchon dont elle dit la capacité à déléguer et la confiance donnée mais remercie aussi l’ensemble des groupes, des collaborateurs, le CESR, l’esprit de collaboration avec l’Etat…les services, l’IAURIF Francis Dugeny  et tout le personnel, Vincent fouchier. Remercie JC Gaillot pivot de cette aventure…Valérie Mancret Taylor, le cabinet de JP Huchon, Ariane Azema…Rachel…
Evoque des milliers d’amendements…les ateliers…Etats généraux…conférence avec les autres présidents du bassin parisien, les conférences de citoyens…pour une nouvelle démarche dans la compétence nouvelle de la Région, avec une sorte d’expérimentation  permettant de mettre en débat tout ce qui concerne le devenir de l’Ile de France…même si on sait que l’on ne peut en
Attendre d’un seul document les réponses à toutes les questions posées.
Trois défis identifiées…celui de la réduction des inégalités avec des efforts sans précédents pour transports collectifs, de logements…avec 60 0000 par an…sur ces zones préférentielles avec leurs pastilles… Enjeux climatiques…et énergétiques…innovations cartographiques…penser la qualité urbaine et le logement social…garantir l’accessibilité…
Contexte énergétique et environnemental nouveau…construire de la qualité urbaine…notre société va bouger…les attentes des citoyens vont prendre une acuité nouvelles….il faudra avoir anticipé les réponses…C’est ce que nous avons essayé de faire au prix de cet énorme travail collectif.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pierre Moulié
CESR
Un avis globalement favorable…avec 4 contributions du CSER depuis deux ans de nombreuses idées et suggestions du CESR se retrouve…
Mais le CESR pointent des écarts…l’approche démographique aurait pu être plus approfondie…achever le polycentrisme mais la géographique stratégique et prioritaire peut manquer parfois de lisibilité…certes l’accent mis sur le fleuve mais…question transport aérien…nuisances….et sur transports, problème du phasage et des liaisons routières avec avis favorable du CESR sur le bouclage de la 104 et le prolongement de l’A12 ainsi que la liaison Meaux Melun… le débat en cours sur le développement de la Défense…oui à la première éco région d’Europe mis acceptons des éco bilans périodiques. Préoccupations sur le prescriptif, la cartographie, la hiérarchie des normes…sur la capacité financière, CESR impressionné par la multiplicité des projets et donc nécessité de prioriser et de réfléchir à de nouveaux financements.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;12 QUESTIONS PREALABLES  FN rejetés
EXCEPTION D’IRRECEVABILITE N° 1 (UMP et app)
Réponse
Vote
EXCEPTION D’IRRECEVABILITE N° 2 (UMP et app)
Réponse
Vote
MOTION DE RENVOI N° 16 (UMP)
Réponse commune aux motions de renvoi n°16 à n°17
Vote
MOTION DE RENVOI N° 17 (UDF)
Réponse commune aux motions de renvoi n°16 à n°17
Vote&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Temps de parole global&amp;nbsp;: 90’&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Les VERTS 12’ 30 Mme Catherine CANDELIER
M. Guy BONNEAU
Remerciements
Constats sur les inégalités…pollution…avenir incertain…rendre notre région plus robuste. Le projet de SDRIF a pris la mesure des défis.
Sdrif courageux.
Emergence d’une identité régionale forte.
Cite les éléments qui portent la marque des Verts.
En conclusion, bravo à la VP
FN 6’ 30 Mme Marine LE PEN
Propos critique sur la confusion…vouloir graver vos orientations…
le FN n’ a pas été associé à l’élaboration…parce  que nous sommes les seuls à traiter du tabou de l’immigration. Dénonce l’architecture collectiviste, le délaissement du transport routier
UMP et app 16’ 20 M. Roger KAROUTCHI
M. Jean-Jacques LASSERRE
M. Alain RAMADIER
Un petit mot pour le travail effectué par les services, important, fastidieux et compliqué par le calendrier et le mode de communication de l’exécutif avec les élus locaux. Déplore que les résultats ne soient pas à la hauteur de ces efforts.
Les grands principes affichés par le document ne peuvent que recevoir notre appui…mais…dénonce la volonté d’imposer des objectifs de logement sociaux en se faisant les promoteurs d’une société administrée.
Souligne que la voiture reste un mode de transports très utilisé, ce que le document ne veut pas reconnaître.
Dénonce le rejet de projets routiers.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suite Ramadier
PS 27’ 35 M. Jean-Paul PLANCHOU
M. Olivier GALIANA
Remerciements
Salue le fait que la Région a su imposer sa légitimité avec sa double démarche partenariale et citoyenne.
Peut-être que la question démographique eût mérité d’être plus approfondie mais se félicite de la qualité du diagnostic…LA région a été porteuse d’une vision d’ensemble forte, qui n’a jamais été la simple addition de visions locales..a su donné sens à de grands enjeux globaux entre exigences sociales, écologiques set d’attractivité…dans un cadre historiquement déséquilibré…avec ce rééquilibrage à cet Est et cet Ouest en sachant qu’il y a aussi des poches lourdes de pauvreté à l’Ouest. Nous avons défendu le polycentrisme. Et nous sommes satisfait. Note les  grands défis d’urgence sociale, les efforts en matière de logement, tout en proposant encore d’être plus volontaristes. Evoque a question de la localisation...et courageusement densifier les zones denses. Second impératif, les transports…maillage à intensifier de banlieue à banlieue, c’est la condition fondamentale du rééquilibrage. Les objectifs sont clairs et amitieux. Faut s’y atteler. Le troisième défi ets celui de l’environnement. Le Schéma dessine la carte de façon exigeante et lie la question sociale et la question environnementale. Ce sont les quartiers et secteurs défavorisés qui pâtissent de l’environnement le plus dégradé.
Pour conclure, la valeur concrète de ce document, de son application. Ce n’est certes qu’un document d’aménagement et qui souffre d’une insuffisance légale au plan programmatique. Mais il faut que ce document soit vivant au travers d’une évaluation  régulière. La première condition pour que ce document soit une « ardente obligation »…un combat politique ardue s’annonce si l’on veut que ce document ait une application tangible sur le terrain… c’est une grande aventure pour ce territoire…qui ne fait que commencer. Saluons la qualité et l’efficacité potentielle de cet outil. Continuons le combat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Olivier Galiana.
Souhaite approfondir la réflexion sur les mutations démographiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;
MRC et app 3’ M.
Remerciements et salue qualité du travail.
Méthode ateliers a permis diagnostic partagé. Approuve de grandes orientations mais manifeste des craintes. Illustre par l’agriculture, le transport aérien..

PRG 2’ 35 M.

CACR 10’ 20 M. François LABROILLE
A voir par ailleurs
UDF et app 11’ 10 M. Laurent LAFON
Mme Dorothée PINEAU
M. Gérard RUFFIN	Lafon&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Réponses de Mireille Ferri
Souligne que les amendements si nombreux soient-ils ne portent pas que l’économie générale du texte proposé.
Reprécise que sur la densification et le logement. Il ne s’agit pas seulement de répondre à une exigence quantitative mais de traiter le rapport habitat/emploi.
Développe sur les enjeux de la densification et sur le logement social.
Remercie les élus verts et leur opiniâtreté sur les OIR, les outils financiers…le groupe PS, JP Planchou, Olivier Galiana, les commissaires, Christine Revault d’Allones, Jeanine Cheddome, Daniel Godbergg…
Répond à L’UDF sur préoccupations manifestées en notant un débat sur l’impact du contexte énergétique et les enjeux de transport collectifs.
Répond au groupe UMP et JJ Lasserre en le remerciant de sa participation aux ateliers. Traite des enjeux routiers et de la Seine et Marne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De longues heures ont été ensuite consacrées à l’examen des amendements&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Dans revue Urbanisme article de Daniel Behar et Philippe Estèbe</title>
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    <pubDate>Fri, 30 Jun 2006 23:42:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Une discussion de l'esquisse du sdrif&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;A lire&lt;/p&gt;</description>
    
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    <title>La ville dense</title>
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    <pubDate>Fri, 31 Mar 2006 16:37:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Exposition
Voir le catalogue&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;A lire en pièce jointe&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/public/sdrif/Dossier_de_presse_V2.pdf"
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      </item>
    
  <item>
    <title>SDRIF 78 réunion 19/11/2005</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2005/11/19/SDRIF-78-reunion-19/11/2005</link>
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    <pubDate>Sat, 19 Nov 2005 23:36:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;A l'invitation de Joseph Tréhel
Mon intervention&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Introduction&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deux idées&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 - Sdrif = des enjeux essentiels de long terme.
Document d’urbanisme déterminant l’affectation des sols
D’où en fait les grands choix en matière de transport ; d’habitat, des extensions urbaines, des grandes infrastructures.
C’est le devenir de la région à 15 ou 20 ans. De ce fait un sujet en prise directe avec les questions au cœur de la crise sociale qui vient une nouvelle de mettre à nu l’ampleur des ségrégations sociales et territoriales qui asphyxient la Région, la plus riche d’Europe mais la plus inégalitaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2 - L’année 2006 est une année charnière de la procédure.
La procédure a été lancée en 2004. Elle entre dans uen phase active avec de sateliers territoriaux en novembre/décembre et en mars. C’est la phase « orientations » puis des « outils » avec projet final pour la région avant fin 2006. Ensuite des procédure légale de concertation mais plus formelles. D’où l’importance de la phase actuelle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Démarche proposée :
·	fournir un certain nombre d’informations de base pour pouvoir s’y retrouver
·	les éléments marquants des travaux déjà engagés
·	Identifier les grands problèmes et donc les enjeux politiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;I – les informations pour s’y retrouver.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur les procédures :
un document d’urbanisme pas franchement prescriptif mais supposé l’être et les documents locaux d’urbanisme étant supposés être en cohérence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;SDRIF : une histoire 1965, 1976, 1994… à chaque  fois le pilotage par l’Etat. Elaboration très technocratique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Désormais la Région pilote avec association de l’Etat qui passe en conseil d’Eta le décret final d’adoption. Donc double enjeu en termes de contenu et de méthode. Groupe CACR a toujours opté pour un double positionnement d’ambition sur le fond et d’exigence démocratique dans la démarche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur l’étape actuelle&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien comprendre la méthode : double entrée thématique et territoriale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui a été fait : essentiellement Bilan 1994 et identification des enjeux. Deux documents assez fournis Etat/région/CESR assez riche sans gros points de clivage à ce niveau de généralités. Le groupe CACR et des élus de même sensibilité ont pesé dans cette phase. Mandat de l’Etat au préfet de Région avec déjà le repérage de points de difficultés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’étape Orientations vient de s’ouvrir en octobre avec les ateliers thématique et désormais les ateliers territoriaux. C’est encore flou puisque personne ne se découvre vraiment mais c’ets le moment critique où les grandes questions risquent d’éclater.
Les départements produisent leurs propres documents, rarement d’ailleurs dans une vision d’ensemble de la Région.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;II – Les éléments à retenir des travaux déjà engagés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur Bilan 94 et enjeux du nouveaux SDRIF, le travail engagé a été assez passionnant. Certes cercle restreint avec technostructure mais sur le fond une expertise solide et des débats réels,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 – le document bilan&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Diaporama&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2 – le document enjeux.
4 pages SDRIF mérite d’être commenté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce que j’en retiens&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;III – Les grands problèmes en débat&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 - Le positionnement du groupe : en cours de réalisation. Pas facile. Travail nécessaire avec des composantes géographiques multiples. Projet d’un doc d’étape au début 2006. Mais grosso modo un positionnement&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques grands Objectifs fondamentaux
1) faire de la région Ile-de-France un espace plus solidaire (réduction des inégalités sociales et spatiales, en matière de logements, d’accès à l’emploi, à la réussite scolaire, à la culture) ;
2) relancer la compétitivité économique de la région au sein des régions métropolitaines européennes et mondiales ;
3) améliorer la qualité de la vie pour les habitants et les visiteurs (forme urbaine, environnement naturel, mobilité).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela implique de penser simultanément la zone dense, le cœur de l’agglomération et l’ensemble des territoires dans leur cohérence.
Cela implique des choix en matière de révolution de transports, de logement&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2 – L’état des débats à mi parcours de l’élaboration du sdrif&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La teneur des questionnements et des contradictions autour desquels vont se nouer le débat politique commencent à apparaître plus nettement. Mais pas simple à identifier et pas toujours en renvoi à un clivage droite gauche au au sein des forces de gauche.
Le vrai clivage est sans doute celui du degré d’ambition et de volontarisme dans la lutte contre les inégalités. Jusqu’où être prescriptif ? être redistributif du point de vue des richesses ? Rôle de la régulation publique et rôle du marché mais avec des débats trop peu travaillés collectivement pour bien politiser le débat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’où livrer quelques unes des questions évoquées dans notre groupe de travail.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 - Comment concilier une  approche d’une région capitale de rang mondial dont l’essentiel de l’économie est liée à l’ouverture (tourisme, congrès, nœud de communication international, transports, activités de commandement, porte d’entrée des populations…) avec les impératifs de justice et d’équité territoriale ?
Opposition ou conciliation ?
quel contenu de développement économique et quelles priorités pour l’attractivité d’une région pleinement insérée dans le monde mais dont la position s’érode?&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;2	Faut il poursuivre coûte que coûte le modèle inventé en 1965 où entamer une rupture plus où moins franche avec cette approche qui minorait Paris et prônait « le polycentrisme » ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce déat reste très flou. Il reste une tentation d’opposer le sterritoires entre eux. Comment penser l’ensemble en intredépendance mais vace une centralité parisienne qui joue un rôle majeur dans l’attractivité d el a métroploe ?&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;3	Comment faire partager la notion de ville compacte et de « zone dense », quelle en est la mesure et l’étendue ?&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Alors que 90% de la surface dédiée à l’habitat est occupé par la maison individuelle un regard moins négatif sur la densité urbaine commence à se répandre (anticipation de changements durables en matière énergétique et climatique, ville dense perçue comme plus créative plus solidaire plus économe ) L’accent est mis sur la réorganisation de l’existant d’où la question de l’usage des espaces vides où sous utilisés au cœur même de l’agglomération (souvent gérés par des maires communistes)
Comment et pour qui bien utiliser les derniers morceaux de foncier industriel devenu disponible ?
Comment la région peut affronter un tel défi, comment va t elle répondre aux objections des territoires plus éloignés et aux réticences de l’opinion publique ?&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Au passage comment prendre en compte l’effacement progressif de la rupture physique et économique entre Paris et ses voisins immédiats, comment en maîtriser les effets ambivalents ? d’une côté une extension urbaine avec de nouveaux pôles mai savec des effets ségrégatifs et une explosion des coûts fonciers ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;4	comment concrétiser l’attention plus forte apportée au creusement des inégalités et à la pénurie de logements ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La pénurie foncière et la hausse des prix ont crée un phénomène de rareté et encore aggravé la ségrégation territoriale, alors qu’il faudrait presque doubler le rythme annuel de constructions et limiter les risques de filtrage social liés aux conditions de plus en plus ségrégatives de l’accès au logement.
Les évolutions actuelles pourraient conduire à transformer l’hyper centre en un lieu de vie pour une élite fortunée de plus en plus restreinte et cosmopolite et un lieu d’accueil pour une masse de plus en plus pauvre frappée par toutes les précarités.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le SDRIF est un outil parmi d’autres pour favoriser les processus de recomposition urbaine permettant d’intégrer toutes les facettes des inégalités qui se creusent. Il faut imaginer des règles spécifiques pour l’Ile de France (seuil des 20%) ? Obtention des aides où participations de la région sous condition, incitations à la mutation foncière avec des compensations Le SDRIF doit donc afficher une action publique différenciée fondée sur toutes les dimensions de l’aménagement : l’étendue des espaces, le poids démographique et économique de chaque territoire, la richesse des habitants comme des collectivités, l’attractivité où les handicaps…
La question de la TP régionale unique viendra pour compléter les dispositifs insuffisants de péréquation financière ( FSRIF, DSU…)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2005/11/19/SDRIF-78-reunion-19/11/2005#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>CONSEIL REGIONAL Ile de France Communication sur le SDRIF</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2008/01/26/CONSEIL-REGIONAL-Ile-de-France-Communication-sur-le-SDRIF</link>
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    <pubDate>Thu, 26 May 2005 23:14:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Séance du 27 mai 2005&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Compte-rendu sommaire à partir d’une prise de notes personnelle qui n’engage donc que moi.
François Labroille&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Présentation par Mireille Ferri
Enjeu pour idf à l’image de ce qui se passe dans d’autres grandes métropoles.
Rappel des raisons de la révision et notamment celles liées aux compétences nouvelles de la Région.
Statut document d’aujourd’hui = orientations à débattre. Avec référence au SDRIF de 94 dont le principal défaut était la méthode.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Inégalités, eco-région, emploi = 3 entrées classiques du développement durable et des agendas 21.
4 objectifs correspondant aux thèmes ateliers
·	attractivité
·	inégalités
·	cadre de vie
·	ressources naturelles ;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour lancer ce débat : les 7 défis
1.	étalement urbain et densification
2.	logement
3.	emploi et économie  = rééquilibrage est/ouest = innovation avec ncessaireadapattion indistrielle
4.	formation, enseignement, recherche ;
5.	Mobilité et transports tant en 1 ère couronne qu’en seconde couronne.
6.	environnement, énergie
7.	accès aux équipements et services publics.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Doc organisé autour d’enjeux et objectifs mais aussi de propositions d’action, sans fermer le débat mais alimenter les réflexions croisées des un s et des autres. On peut raisonner de la même manière à l’échelle territoriale. On pourrait raisonner en termes concentriques mais ce ne serait pas voir les interdépendancesau niveau géographique  que ce soit pour les mobilités, les équilibres économiques ou écologiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s’agit de penser une certaine réinvention de la ville en liaison avec la qualité urbaine. Les questions de forme  ne suffiront pas. C’est une certaine façon de vivre ensemble qui est en jeu, c’est un défi majeur. Cela passe par une lutte sans concession contre les phénomènes ségrégatifs. Fait référence au rapport Bruntland sur les critères d’amélioration du bien-être.
Il faudra aussi réfléchir sur les outils. Au delà de la cartographie sur l’affectation des sols, il faudra une boîte à outils pour préfigurer les moyens de mis en œuvre. Cela concerne d’abord l’EPFR (établissement foncier). Au delà , penser à la nécessité des outils financiers et des outils réglementaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;CESR P. Moulié
Avis du 20 décembre 2004
Son contenu autour de 4 questions : quelle ambition, quelle portée, quels objectifs, quel pilotage ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur l’ambition : attractivité, dimension inter régionale et internationale, DD, cadre régional fédérateur des actions publiques menées par les CT ;
Attachement au polycentrisme, territoires prioritaires, déséquilibre est/ouest. Forte ambition.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Déclinaison par étapes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelle portée ?&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;Au plan formel, il  faut un doc prescriptif. Au plan temporel, il faut réflexion à LT avec déclinaison par étapes&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Quels objectifs
sur les personnes (qualité de vie)
·	sauvegarder l’environnement
·	eco- gestion
·	faciliter l’accès aux services et aux équipements (transport et urbanisme)
·	équilibre Est/Ouest ;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;sur le développement (réussite et attractivité) avec 7 pistes de travail (énumération à voir dans le rapport)
Avec perspective DD.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur pilotage et gouvernance
Nécessaire de prendre en considération 3 éléments essentiels : la démographie ; mutations majeures avec l’élargissement à  25 en Europe  et renchérissement des matières 1 ères. Spécificités franciliennes ;
Importance des relations de travail à établir entre les différents acteurs. Nous approuvons la procédure des ateliers + dimension interrégionale et européenne.
Sur outils évaluation, contractualisation.
Sur financement, il faut une ambition suffisante pour engager une dynamique de progrès ; + autres questions comme péréquation avec les autre régions.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Débat&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;VERTS
Catherine Candelier
10 h 23»	Se félicite du contenu de l a communication. Pourquoi ?
choix discussion approfondi avec tous les partenaires + incitation à des projets territoriaux&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enjeux
Crise énergétique. Attachement à la mise en place d’une éco région, alternative à un mode de développement économique en échec.
Insistance sur la lutte contre l’étalement urbain et préservation d’espaces. Promouvoir l’agriculture péri-urbaine ;
La question des transports est déterminante ; priorité au TC et circulations douces avec attention particulière à la grande couronne. Logement avec rattrapage à engager et rôle EPF + HQE.
Accès de tous aux services publics, formation, culture, santé.
DEVECO = soutenir les filières éco ; + développement équilibré des territoires.
M Le Hideux
FN	Négation de la différence entre les individus sous l’emprise de la gauche radicale.
Refus de voir l’évidence des problèmes engendrés par les flux migratoires et les coûts de l’immigration pour la collectivité ; En finir avec ce débat interdit
UMP
R. Karoutchi	Débat important et intéressant mai le CR s’y est mal pris dans la procédure; Il aurait été nécessaire de débattre d’abord du bilan du SDRIF de 1994 avant de demander à l’Etat la révision du SDRIF.
Ironise sur le fait que le PLU de Paris est adopté et que les plans départementaux sont très avancés ; Situation paradoxale.
Si nous voulons un schéma régional, nous savons que sa mise en œuvre devra se faire par
Les collectivités territoriales. Donc aurait préféré une autre procédure avec ateliers avec les CT puis vision cohérente par la région.
Ma crainte, c’est cette invention extravagante des 13 patatoîdes territoriaux. Au passage s’inquiète de la tentation de mettre en opposition les élus et les associations locales. Nous savons la grande complexité du SDRIF.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur le fond, je serai très bref. Les orientations générales à ce niveau là nous conviennent. Mais nous serons très attentifs. Je participerai activement à l’ensemble des ateliers. Mais je voudrais dire à Mme Ferri que l’on nous évite cette logorrhée dans les documents (citation du préfixe « éco » qui envahit le texte..
PS R. Cadalbert	Remercie M. Ferri.
Volonté de la Région de concevoir un schéma applicable avec  tous les acteurs concernés. Se félicite des axes forts mis en avant, des objectifs (transports, inégalités territoriales, logement …)
Sur le bilan du SDRIF de 94 = trop de priorités et donc pas des priorités. Comment ne pas reproduire ces erreurs ?
Faut un vrai état des lieux. Quelles priorités à ce nouveau SDRIF ?
Etape essentielle avec la territorialisation des politiques ; penser la complémentarité des territoires en s’appuyant  mais pas seulement sur les territoires prioritaires. Penser aux territoires écologiquement prioritaires.
Défis que le PS entend relever.
MRC 	se félicite du travail.
insiste sur  emploi, habitat, transport.
Banlieue banlieue et ROCADE. En déveco, insiste sur l’agri-alimenatire. + desserte aéro portuaire.
PRG
CACR
F. Labroille	EN préalable :
·	Partage la conception donnée d’un premier positionnement de la Région mais sans le fermer ni le boucler.
·	Occasion de relier les questions les plus urgentes avec une vision de longue durée en donnant du souffle à nos diverses politiques régionales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En accord sur de nombreux points avec le cadrage général proposé : accent sur  « contenir et maîtriser l’étalement urbain » et sur la réduction significative des inégalités, choix non pas d’un développement standardisé mais prenant appui sur des projets de territoire existants ou en devenir, conception équilibrée des 3 dimensions du développement durable, référence à une démocratie participative de grande ampleur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quatre questions prioritaires à approfondir
·	Question 1 : Quel sens, quelle cohérence, quelle ambition donner au projet de révision du SDRIF ? Contrarier tout le processus de tri social qui mine la région et toujours associer la lutte contre les inégalités et l’ambition pour le rayonnement et le développement de la région.
·	Question 2 : Comment mieux croiser la lutte contre l’étalement urbain et l’exigence de qualité urbaine ?
·	Question 3 Comment mieux traiter les enjeux de la zone dense , comment mieux articuler les choix organisant l’agglomération avec l’ensemble de la région ?
·	Question 4 Quelle conception du développement économique et de l’emploi? mieux identifier le type de développement économique à promouvoir avec la complémentarité d’activités à forte innovation industrielle  et tertiaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelles sont les préoccupations qui appellent débat, y compris entre composantes de la majorité ? 2 exemples.
·	Celui des ambitions en matière de transports.
Si c’est facteur structurant des évolutions , nécessité d’être plus précis sur les projets à promouvoir et le niveau des investissements. La réalisation d’une rocade de métro rapide en petite couronne est incontournable + indispensable maillage à réaliser avec plusieurs prolongements de lignes de métro.
·	L’exemple de la dynamique des territoires. L’éloge du polycentrisme semble aller de soi et pourtant il faut traiter des faiblesses du schéma de 1965 et mieux comprendre en quoi la dynamique actuelle des territoires s’est beaucoup complexifiée. Des projets ont pris corps qui transcendent les frontières habituelles. Il faut donc discuter des  complémentarités de projets de  territoire et discuter du  rôle du SDRIF pour y mettre de la cohérence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Conclusion sur l’importance de l’exercice démocratique qui est devant nous.

UDF
D. Pineau	longue insistance sur la méthode et faiblesse de l’information et de la concertation.
A priori assez favorable aux orientations annoncées.
Insiste sur le rapport transport/urbanisme.
+ maîtrise de l’étalement urbain et préservation de l’environnement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;MIREILLE Ferri
Remercie les intervenants pour un débat qui continue dans la tonalité de la discussion de juin 2004 avec le souci de dégager des convergences.
Sur le fond, ce ne sont que des préfigurations d’orientations avec la nécessité de laisser ce débat ouvert tout en mettant au débat des possibilités d’action plus concrètes. R. Karoutchi dit que tout est consensuel sur les orientations proposées. Je m’en réjouis. Si le consensus se fait dans la lutte contre l’étalement urbain, je m’en réjouis ; si le consensus  se fait sur la pris en compte de la crise énergétique pour le développement du transport collectif, je m’en réjouis.
Sur la question des territoires, remercie R. Cadalbert de développer cette idée de territoires d’entraînement.
Une stratégie suppose de hiérarchiser des choix. Mais il y a aussi une autre vision stratégique, c’est celle des
territoires avec des effets leviers et d’entraînement. Si nous retenons cette idée qu’il faut qu’il y ait des territoires d’entraînement, quels doivent être les critères pour les définir ? Faut-il partir des territoires les plus déshérités ? Mais nous savons que cette approche ne produit pas nécessairement les effets attendus ? Faut-il arroser la où c’est mouillé ? Risque d’accroître des inégalités. Ces questions sont ouvertes.
Sur les questions de forme. Répond d’abord qu’il y a continuité avec la mandature précédente qui a travaillé sur le bilan SDRIF de 94 et décidé le principe de la révision. Souligne que le travail entre Région et département est coordonné ; Rappelle l’association des départements au comité de pilotage, rappelle les rencontres entre JP Huchon et elle même et les exécutifs départementaux. Parle des intercommunalités qui s’attachent à faire prendre corps à des cohérences territoriales qui chevauchent les départements.
/ CACR proposition d’un quatrième atelier recouvrant  zone dense correspondant au souhait de nombreux conseillers régionaux et de l’exécutif parisien.
Revient sur le calendrier avec un projet sur longue durée et des échéances plus proches ; évoque les différentes échelles de temps auxquelles il faut se projeter.
Se félicite de l’importance de l’apport du CESR.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JP Huchon. Se félicite d’avoir entendu des interventions constructives et en remercie tous les orateurs ;
D’un mot, revenir sur la difficulté de la tâche compte tenu de la loi elle même. La loi donne à l’Etat le rôle du lancement et de la conclusion. On peut se trouver avec des contradictions entre les orientations que nous préconisons et celles mises en avant par l’Etat. Prend l’exemple de la question des transports collectifs en troisième couronne si l’on s’en tient à ce qui figure dans les premiers éléments du cadrage de l’Etat.
Sur le bilan on a déjà avancé ; Il a été fait avec l’Etat et sans divergence d’appréciation ;
Sur les CG, c’est vrai qu’ils sont « partis ». Mais nous l’avons souhaité. Dans l’attente du mandat de l’Etat, les CG ont commencé leur travail. Ce qu’il ne faudrait pas c’est que les CG considèrent le SDRIF comme une simple compilation des schémas départementaux. Oui, il faudra construire une cohérence d’ensemble avec une discussion. Prend  l’exemple de l’étalement urbain ;
Les patatoïdes, ce sont des aires de travail mais il n’est pas question d’enfermer la réflexion départementale dans ces patates. Donne des exemples comme ROISSY sur 3 départements…
Sur la fameuse zone dense, je suis d’accord pour traiter des problèmes communs ; Je l’ai dit à la délégation conduite par Pierre Mansat que j’ai rencontrée récemment. D’accord pour discuter des problèmes communs mais pas d’accord pour créer une conférence métropolitaines ;
On traitera ensemble dans le quatorzième atelier des questions comme les portes  de Paris, l’aménagement de la Seine, l’attractivité des portes  de Paris etc.. mais pas une constitution d’une nouvelle institution au sein de l’IdF. IDEM avec le STIF. Il n’y a pas un petit STIF et un grand STIF&lt;/p&gt;</description>
    
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  <item>
    <title>Contribution du groupe CACR aux premières orientations sur le SDRIF</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2005/04/17/Contribution-du-groupe-CACR-aux-premieres-orientations-sur-le-SDRIF</link>
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    <pubDate>Sun, 17 Apr 2005 23:25:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;avril 2005&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En première approche le cadrage général proposé s’inscrit dans une vision du devenir de la Région que nous partageons sur de nombreux points. En effet il met à la fois l’accent sur  le défi d’une réorganisation et d’une harmonisation de ce qui existe en voulant « contenir et maîtriser l’étalement urbain » et sur la réduction significative des inégalités. Il souligne la double exigence sociale d’accès de tous aux grands services urbains collectifs et environnementale de préservation d’espaces ouverts. Il conçoit le projet régional non comme un développement standardisé mais comme devant prendre appui sur des projets de territoire existants ou en devenir. Il met en avant des orientations intéressantes assorties d’objectifs ciblés et souvent chiffrés en matière de logement, d’emploi, de carte des formations, de transport, d’environnement, de services publics. Autant de points forts qui synthétisent les premiers  débats que nous avions eus à l’automne puis ces dernières semaines, notamment au sein de la commission « aménagement du territoire » élargie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Simultanément, compte tenu du statut d’un tel document qui va faire référence comme expression du premier positionnement de la Région pour toute la période de concertation à venir, il importe d’approfondir la discussion sur ce qui peut faire débat avec la perspective de renforcer le projet commun.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Certaines observations relèvent de l’enrichissement d’une démarche qui fait l’accord. C’est le cas de  sujets comme  la lutte contre les inégalités, la qualité urbaine, les enjeux de la zone dense et de son articulation avec l’ensemble de la région. D’autres relèvent de différences d’approche peut-être plus nettes et appellent donc une confrontation plus poussée. C’est notamment le cas de la question du développement économique. En tout état de cause, les propositions faites ici se veulent une contribution à l’enrichissement du projet porté par la Région.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 - Mieux affirmer la lutte contre les inégalités et la recherche des coopérations&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Constat
La question des inégalités sociales et territoriales devrait être traitée en prenant mieux la mesure des urgences et en développant une vision plus transversale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ni l’attractivité de la région, ni son développement économique, si la maîtrise de son étalement urbain et de son environnement ne peuvent être traitées en faisant abstraction de la lutte contre les inégalités. La remise en cause des processus ségrégatifs de tri social de la population avec leur projection dans l’espace tels qu’ils on été analysés en termes de gentrification du centre , de relégation et de périurbanisation constitue le défi majeur de la révision du SDRIF. Elle suppose d’allier développement global et règlement des retards historiques ou des dégradations concentrées – centres villes, infrastuctures de transports, copropriétés et cités. Elle induit l’affirmation d’un aménagement de renouvellement urbain pour les habitants présents dans un territoire en combinant les dimensions territoriales, sociales et économiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Propositions :
Cette préoccupation est présente dans l’ambition affichée du projet régional. Il faut la renforcer en en faisant d’emblée un impératif d’urgence et  le noyau dur de la cohérence de la vision d’avenir de la région.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela implique de réévaluer des objectifs chiffrés emblématiques du projet de la région en termes de constructions de logements diversifiés – et d’espaces de résidence pour des groupes itinérants, gens du voyage par exemple - et d’investissements dans le domaine des transports collectifs voyageurs et marchandises&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cet approfondissement devrait impliquer également une approche plus volontariste pour cesser de mettre en concurrence les territoires et renforcer les coopérations avec la recherche des complémentarités et l’aide, en amont – élaboration de projet – et en aval – mise en œuvre -, des collectivités départementales et régionales. Cette idée est esquissée dans le défi 1 et notamment la première action suggérée. Elle demande une formulation plus explicite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2 - Mieux croiser la lutte contre l’étalement urbain et l’exigence de qualité urbaine&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Constat
L’objectif de renouvellement et non pas de l’étalement urbain est nettement affirmé. Il se traduit par des orientations précises dans la conception du schéma des transports, la structuration de la première couronne et l’articulation avec la seconde couronne et ses polarités. La référence à la qualité urbaine est également présente et la préoccupation d’une approche « pédagogique et illustrative » de la question des densités et des formes urbaines est indiquée. Pour autant la mise en relation entre densification et qualité urbaine n’est pas complètement faite. Il risque d’en résulter des malentendus ou des confusions. En effet le débat sur modèle urbain dans lequel s’inscrire se saurait être abstrait et déconnecté des attentes des habitants en matière « d’habitat, d’accessibilité à l’emploi, aux transports, aux services, aux espaces verts » selon l’expression utilisée dans la note préparatoire à la commission élargie du 7 avril 2005.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Propositions
Sur les objectifs et les premières actions du défi n° 1  « aménagement de l’espace et qualité urbaine », la nécessité de répondre aux exigences des habitants de qualité du cadre de vie et d’accès aux multiples fonctions urbaines devrait mieux apparaître.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;3 – Mieux affirmer une ambition de développement économique dans une perspective de développement durable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Constat
Le projet de communication est trop sobre sur le volet emploi et développement économique. Les enjeux sont peu ou mal identifiés avec un diagnostic très global qui oppose simplement le  développement des fonctions tertiaires supérieures et l’évolution défavorable de l’emploi avec le recul des fonctions productives. Les objectifs restent très vagues et l’enjeu décisif que constitue l’accès à l’emploi pour tous est sous-estimé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Propositions
Sur le diagnostic : il est d’abord nécessaire d’affiner le diagnostic sur la dynamique de l’emploi et du développement actuellement en œuvre dans l’économie francilienne. Il faut notamment mieux faire la part entre des évolutions structurelles comme le déplacement vers les activités les plus stratégiques de haute qualification et ce qui peut relever d’un relatif essoufflement voir affaiblissement économique, notamment pour l’économie parisienne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur les orientations : il faut ensuite mieux identifier le type de développement économique à promouvoir avec la complémentarité d’activités à forte innovation industrielle  et tertiaire. C’est le contenu du Schéma régional de développement économique qu’il faut en fait préciser. A cet égard, et sans revenir ici sur ce qui est dit dans le domaine de l’agriculture, du tourisme ou des éco-industries, plusieurs points devraient plus particulièrement retenir l’attention:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;-	affirmer la complémentarité entre d’une part l’ambition du développement de la région IdF avec une fonction « capitale «  et « internationale » et de l’autre le développement des autres régions.
-	Préciser une conception du développement économique, inscrite dans la perspective du développement durable associant toujours l’économique, le social et l’écologique, et fondé sur les synergies entre formation, recherche, innovations, grands projets industriels et tertiaire supérieur.
-	Mieux identifie les pôles d’excellence au niveau recherche et les pôles de compétitivité esquissés (cf conférence du 8 décembre et projet budget 2005 DEVECO)
-	Mieux « territorialiser » ces axes de développement en rompant avec une approche opposant l’hyper centre de l’agglomération et la grande couronne et en renforçant les projets de développement des territoires prioritaires du CPER et leur complémentarité.
-	Mieux définir les vecteurs du développement de l’emploi, par exemple au niveau du tissu des et du soutien à l’économique sociale et solidaire.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;4 – Mieux traiter les enjeux de la zone dense et son articulation avec l’ensemble de la région&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Constats
Dès le départ, « l’ambition du schéma directeur » met l’accent sur la « réhabilitation de la ville », sur « la nécessaire densification des pôles existants », en constatant à juste titre que « le défi majeur c’est de réorganiser et d’harmoniser ce qui existe ». C’est dans une certaine mesure la reconnaissance de l’importance des problèmes à traiter au niveau de l’agglomération dense. De même la première approche définie par « une politique volontariste de transports, logements et services en zone dense » souligne la solidarité des problèmes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cependant deux points appellent discussion :
·	L’opposition d’inégale qualité de vie entre le « cœur métropolitain et des pans entiers de la banlieue » n’est pas niable (p.1) mais elle reste trop globale et donc caricaturale dans son énoncé ; la nécessité de reconstituer des centres de villes bien identifiés, articulés entre eux et accessibles de tous les quartiers dans une polyfonction interne et externe de la ville, démultipliée par les coopérations et les communautés, n’est pas évoquée
·	La question du polycentrisme est abordée mais esquivée: d’un côté il est affirmé l’objectif de l’achèvement de l’ organisation « polycentrique » régionale mais de l’autre est évoquée la dérive d’un desserrement excessif de l’emploi au  détriment du centre. Ne faut-il pas réinterroger le caractère trop systématique d’une politique d’aménagement dévitalisant l’hyper centre et au final l’ensemble de la région ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En outre, on peut craindre que l’énoncé des 7 défis se transforme en catalogue sectorisé de bonnes résolutions sans véritable hiérarchie et articulation entre les objectifs.
Pourtant le projet global doit nécessairement croiser les objectifs. Ainsi la reconquête de la qualité et de la « compétitivité » ou de « l’attractivité » de l’agglomération pour la région  métropolitaine dense dépendent de la capacité à y produire suffisamment de logements agréables et solvables et de la capacité à y développer l’emploi. Ces deux objectifs fondamentaux passent par une amélioration radicale quantitative et qualitative de la mobilité et de l’accessibilité à la centralité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Proposition&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du coup, pour mieux penser cette articulation du projet au sein de l’agglomération dense, il apparaît indispensable d’ajouter aux « quatre axes transversaux de réflexion » (p.2), un axe ou un atelier spécifique sur l’agglomération dense.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;5 – Quelques approfondissements thématiques&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;5.1 Mobilité et transports&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les principaux enjeux sont repérés mais sous-estimés dans plusieurs domaines :
-         le constat de départ est trop limité, la paralysie actuelle et l'engorgement du transport routier, ainsi que leurs conséquences, sont insuffisamment évoqués;
-          les inégalités de territoires et d'accès aux activités comme à l'exercice du droit à la mobilité ne sont qu’effleurées;
-          la question des enjeux de démocratie est  absente;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les objectifs
- les investissements sont envisagées pour les rocades de transport en commun, mais devraient également concerner un maillage rétablissant l'égalité de desserte en Ile-de-France, particulièrement en zone dense et réglant la question des retards historiques;
- l'ambition d'une nouvelle ère des transports collectifs en Ile-de-France, permettant une démocratisation du droit à la mobilité, le développement économique, social et territorial de la Région capitale, son rayonnement et son avenir durable, devrait être plus affirmée.
- la question du transport des marchandises est bien traitée sur le plan fluvial, mais insuffisamment sur le plan ferré et pas de son organisation&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt; - les investissements s’inscrivent dans des perspectives intéressantes mais avec une adaptation aux ressources existantes, limitées, sans esprit de conquête vers de nouvelles ressources appuyées sur les richesses créées;&lt;/pre&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2005/04/17/Contribution-du-groupe-CACR-aux-premieres-orientations-sur-le-SDRIF#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Rencontre de travail à l’initiative d’Alternative citoyenne Ile de France</title>
    <link>http://www.alternativecitoyenne-elus.org/francois-labroille/index.php/post/2004/10/10/Rencontre-de-travail-a-linitiative-dAlternative-citoyenne-Ile-de-France</link>
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    <pubDate>Sun, 10 Oct 2004 22:58:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>François Labroille</dc:creator>
        <category>sdrif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;autour des enjeux de la révision du SDRIF.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;Le samedi 9 octobre 2004 de 9 h à 13 heures.&lt;/pre&gt;    &lt;p&gt;Au conseil régional (Salle Sternberg),
57 rue de Babylone 75007 Paris.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me propose de faire une courte introduction à notre réunion de travail, en vous remerciant avant tout pour votre disponibilité.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;POURQUOI CETTE REUNION ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Initiative d’Alternative citoyenne : notre démarche est, dès l’origine de notre aventure politique, de vouloir associer mobilisations sociales et interventions institutionnelles. Nous nous plaçons dans une perspective de transformation sociale, antilibérale comme nous disons, nous voulons construire, proposer et subvertir le fonctionnement institutionnel traditionnel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec un tel projet, nous nous sommes convaincus dès la campagne électorale que la procédure de révision du SDRIF pouvait être l’occasion d’impliquer des centaines de milliers de personnes sur des choix majeurs concernant les domaines les plus divers de la vie quotidienne tout en se projetant sur le futur. Du coup,  dès le printemps nous avons suivi de très près les débats du conseil régional et nous sommes beaucoup impliqués dans les procédures du conseil régional. Non seulement au travers de la VP de Claire sur la démocratie régionale, mais aussi avec de multiples entrées sur Deveco, emploi, logement, urgence sociale, transport, services publics etc….&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais nous avons vite été confrontés à deux difficultés :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1.	La première : différence  de conception au sein de la majorité. Certes l’accent est mis sur une concertation institutionnelle, et citoyenneté mais les procédures envisagées et le calendrier restent très restrictives. La vision régionale du futur SDRIF doit être esquissé au début 2005 et le projet final adopté à l afin 2005 avant une phase plus officielle en 2006. C’est court et c’est dans des conditions qui craignent ou ne croit pas à un vaste débat public.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2.	La seconde : la formulation des quelques questions directrices qui mettent e relation les grandes préoccupations et des choix en matière d’aménagement du territoire. L’héritage technocratique est très lourd. La perplexité de la VP comme de JP Huchon se nourrit d’ailleurs  de cette difficulté.
Cela veut dire que notre défi est relativement simple à identifier mais redoutable. Il faut traduire en termes compréhensibles les enjeux les plus importants sur les choix à faire pour la région, son organisation interne. C’est en fait là la principale raison d’être de notre réunion. Sans a priori, sans trop savoir comment procéder, nous ne voulons pas faire de la contre expertise à quelques uns mais voir comment on peut faire émerger la formulation plus politique des choix en jeu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelles questions devant nous ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elles sont multiples. Elles sont de méthode et de contenu. Vous avez tous de expériences, des compétences, des sensibilités qu’il nous fait mettre en commun. Vous direz vos préoccupations, entre celles et ceux d’entre vous que préoccupent plutôt les questions de discriminations, les questions d’urbanisme, de logement, de transport, de formation, de qualité urbaine, de services publics.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1.	Si on résume à l’emporte pièves notre réflexion, on peut dire que notre axe directeur est le dramatique creusement des inégalités territoriales et sociales en Ile de France, en dépit de ce qui a pu être dit dans le SDRIF de 1994, de ce qui a pu être dit ou être fait depuis. Le diagnostic de l’IAURIF est cinglant à cet égard et l’état des lieux d’aujourd’hui confirme amplement ce diagnostic. Quand Jean Brafman intervient sur la situation du logement en Seine St Denis, sur le développement des squatts, de l’hébergement en voiture ou camions de nouveaux marchands d e sommeil on ne peut qu’être saisi par l’état d’urgence devant lequel on se trouve. Au-delà du plus spectaculaire, on perçoit cette accélération de ségrégations complexes de l’espace qui traverse toute la région, non seulement sur les grands contrastes est/Ouest mais de façon bien plus fine. Paris n’est pas épargné. Les contrastes y son t plus accusés en concentrant pauvreté et situations des favorisés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2.	En même temps notre réflexion ne peut s’exonérer de la prise en compte d’autres préoccupations. J’en vois trois essentielles :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;·	Le premiere est qu’on  ne peut en rester à une vision misérabiliste. Nous vivons une accélération de l’histoire urbaine de la région parisienne. D’un côté les ségrégations, de l’autre une agglomération qui change, que se réapproprie des habitants, de frontières qui bougent, des rapport paris/banlieue se transforment. La mutation des grandes métropoles mondiales depuis 30 ou 40 ans est immense. Il y a des attentes nouvelles, des opportunités de concevoir la ville de demain en touchant à tous les domaines  de la vie.
·	Le second est qu’on ne peut en rester à une vision unilatérale de la façon dont se façonne l’aménagement du territoire. Dominent les forces du marché et le stratégies des grandes entreprises. En même temps les aménageurs publics, et avant tout les villes et les intercommunalités ont un rôle important. Il nous faut en savoir plus ce qui se fait, sur ce qui marche et ce qui ne marche pas, sur la capacité à promouvoir des projets urbains en en faisant des objets de mobilisation sociale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;·	La troisième est qu’on l’on ne pourra pas s’exonérer de la mobilisation de travaux théoriques sur la question urbaine aujourd’hui. Il nous faudra nous en donner les moyens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, nous allons parler de tout cela et de bien d’autres questions ce matin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quel déroulement ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je voudrais seulement préciser ce que nous proposons comme déroulement.
Trois temps successifs :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;·	Joëlle Bordet devrait nous propose rune première discussion sur les inégalités territoriales et sociales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;·	Makan Rafatdjou nous proposera ensuite son questionnement.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;·	Enfin, nous essaierons en fin de matinée de retenir quelques dispositions de méthode pour engager un travail continu capable de produire des propositions et des outils pour dynamiser le débat public.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avant de leur passer la parole, vous indiquer quelques informations brutes :
·	Les documents : un document de travail de la région sur bilan SDRIF de 94 et amorce de prospective
·	Le calendrier et les thèmes  de concertation actuellement retenus.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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