Besoin d’un séminaire un peu approfondi. · Le questionnement du 23 octobre 2005 n’est pas obsolète. Je reste convaincu par l’appréciation d’ensemble « ni idéaliser, ni déprécier ». On a prise dans certains cas. L’exemple gratuité est assez parlant. Toujours convaincu par le risque d’être englué dans l’institution et la possibilité, sous certaines conditions, de la faire bouger. · Mais il faut aussi prendre en compte ce qui a changé.

1 – Pour identifier les problèmes à résoudre : reprendre et approfondir ce qui a dû se dire au niveau du séminaire de la majorité mais en sachant que la situation du groupe est en partie spécifique : Ce que j’ai déjà appelé le double piège somnolence/turbulence

· OK pour la raison générale d’abord qui concerne tous les groupes : on entre dans la mi mandat, il s’installe une certaine somnolence et les échéances électorales vont accentuer le phénomène · Mais aussi des raisons politiques liées au risque d’émiettement des forces antilibérales dans les échéances électorales. Longtemps, l’environnement extérieur a été un facteur de cohésion du groupe : succès électoral commun aux régionales, victoire du Non de Gauche, mobilisation anti cpe Mais le retournement actuel me semble lier à cette situation très incertaine où le PC hésite devant la concurrence de la LCR entre un perspective unitaire et la sauvegarde d’une identité du PCF. Donc des tensions internes.

La difficulté est que cela agit sur le groupe mais le groupe n’est évidemment pas le lieu où ces questions peuvent être traitées et résolues. Notre souci, c’est de prendre en compte cette double situation en discutant de ce qui relève de notre responsabilité, c'est-à-dire réussir notre expérience de la gauche populaire et citoyenne, y compris en réfléchissant à l’échéance 2007-2008 comme meilleur moyen de contribuer au succès des forces antilibérales.

Indispensable de préciser le diagnostic au niveau du groupe :

il existe une identité certaine du groupe autour de : · l’accent toujours mis sur l’urgence sociale, des valeurs de solidarité, d’attention portée aux secteurs en lutte. · la tentative d’investir certains domaines et d’en faire des leviers pour infléchir ou transformer les politiques régionales (transports et tarification, démocratie, social, SDRIF etc…) ; · une stratégie d’ensemble pour ne pas s’enfermer dans un contrat de mandature mais avancer au cas par cas en imposant certaines exigences (cf niche ou débat budgétaire) :

Mais des faiblesses · avec un rapport trop passif à l’institution · articulation entre la fonction de gestion des VP et leurs fonction de transformation à partir des leviers dont ils disposent.

II – Des suggestions pour discuter

Le questionnement esquissé pour le séminaire de rentrée du groupe est recevable mais il est insuffisant. Il est essentiellement de chercher la mesure lisible, transversale pour la politique régionale qui identifie l’apport du groupe à l’image de ce que nous avons fait dans la première moitié du mandat avec 1 million de personnes bénéficiant de la gratuité ou de la tarification sociale des transports. Il est aussi de rechercher une implication plus forte des élu-e-s dans les luttes de terrain (à l’image des expulsions dans le passé, emploi etc…) pour identifier le groupe.

Les autres débats sont possibles mais la tentation est de les renvoyer à l’apport de chacun des élus et le réalisme commanderait alors de ne pas prétendre pouvoir faire plus que ce que nous avons déjà engagé . « Ca ne tombera pas du ciel et surtout pas du président du groupe qui ne se substituera pas aux élus », disait Gabriel en réunion de groupe le 4 juillet. Cette conception peut conduire à une certaine déresponsabilisation collective.

La piste que l’on suggère est · relecture du programme. · de mieux cibler quelques sujets clés sur lesquels on pourrait collectivement polariser nos efforts, expérimenter, prendre des initiatives publiques et communiquer…

1 - Relecture du programme En fait deux préoccupations de nature différente : · bien évaluer ce qui était pertinent et ce qui ne l’était pas · reprendre une continuité par rapports à nos engagements pour relancer la suite du mandat

2 - Quels domaines cibler ?

Si on veut éviter la dispersion, il nous faut privilégier quelques axes, ou quelques entrées. il y a quatre ou cinq domaines clés liés à l’actualité ou à nos champs de compétences qui devraient donner lieu à la définition d’une stratégie collective, à une expression, à des initiatives : (sans négliger pour autant des domaines où on a une activité bien installée)

1. Autour du STIF : beaucoup est fait, déjà. Il s’agit de poursuivre. Jean devrait pouvoir nous éclairer sur les grands objectifs, les priorités, les initiatives à élargir.

2. SDRIF : pas facile mais on a 6 mois avec un travail sur la traduction dans l’espace du document « vision régionale ». C’est un moment clé qui va beaucoup mobiliser les collectivités territoriales.

3. Le Schéma des formations : c’est une imbrication en fait de plusieurs schémas avec des choix politiques essentiels qui impliquent bien d’autres partenaires dont l’Etat. On a l’impression qu’il y a plusieurs possibilités de réussir notre démarche politique : par exemple par l’entrée su formations sanitaires et sociales.

4. Social/logement/politique de la ville

5. La Démocratie et la lutte contre les inégalités et les discriminations.

3 - Quelle visibilité ? Quelle expression ? Quelles initiatives ?

Le bilan est mitigé : · en progrès, c’est l’existence du site, du journal, une certaine apparition médiatique France 3/20’/l parisien mais sans nier que la tarification c’est Huchon pour le grand public. Quelques initiatives comme en décembre avec les associations sur les discriminations, le 7 juin sur le SDRIF ou 29 juin sur les transports

· Mais un journal qui reste à évaluer. Crainte d’une dérive vers l’autosatisfaction des élus. Très peu d’initiatives extérieures. Et donc un problème persistant de visibilité même si nous sommes sortis de la clandestinité.

Les propositions autour · du journal : pagination, conception, diffusion mais quels moyens ? Bilan financier indispensable. · des initiatives : à prévoir en fonction des échéances et domaines retenus. Schéma des formations ? Retenir la conception « faciliter l’intervention des acteurs ».

III – Nécessité aussi de voir en quoi les échéances de 2007-2008 nous concernent.

Pas pour trancher des questions de désignation de candidatures mais pour contribuer au projet antilibéral/ Au moins deux directions : · / logique institutionnelle présidentialiste · / à l’affirmation « nous ne participerons pas à un gouvernement à dominante social-libérale ».

Pour finir méthode de préparation ;

Peut-on imaginer des notes préparatoires au séminaire sur quelques questions clés à discuter (évaluation programme, SDRIF, STIF, schéma des formations …) dont le plan serait 1. les principales infos à connaître en termes d’enjeux, de calendrier et de procédures 2. l’état des propositions du groupe (son programme, le travail effectué depuis deux ans etc…) avec une évaluation et les axes à développer cette année 3. Les initiatives possibles