Université d’été ATTAC Août 2007
Par François Labroille le jeudi, août 30 2007, 06:38 - contributions - Lien permanent
Voici une transcription brute d’une partie des travaux de l’université d’été d’ATTAC sur le thème « créer une planète durable » qui en constituait l’une des 7 filières
Université d’été ATTAC Août 2007
Voici une transcription brute d’une partie des travaux de l’université d’été d’ATTAC sur le thème « créer une planète durable » qui en constituait l’une des 7 filières.
Son intérêt est d’y trouver · une tentative très utile de mieux politiser le débat sur les enjeux de la crise écologique et climatique · des éléments sur les initiatives critiques en gestation autour du Grenelle de l’environnement prévu par le gouvernement cet automne.
Il ne s’agit que d’une compilation de prises de notes personnelles faites à plusieurs mais ce document peut servir à éclairer l’activité d’ATTAC dont l’un des trois axes de campagne sera justement « l’urgence écologique liée à la question sociale ».
Le site d’ATTAC met en ligne l’ensemble des vidéos de cette université d’été.
François Labroille
Filière 2 : CREER UNE PLANETE DURABLE AU LIEU DE CONSIDERER LA NATURE COMME RESERVOIR INEPUISABLE ET DEPOTOIR AU SERVICE DES PROPRIETAIRES DU CAPITAL.
Vendredi 24 août 2007 17 h Crise environnementale, inégalités sociales et rapports Nord-Sud, et dettes écologiques Intervenant : Claude Quémar
Croiser dette financière et dette écologique avec l’idée que ce concept de dette permet de réfléchir avec la dimension Nord Sud.
L’origine de ce concept de dette écologique…au plan international….en France Les « amis de la terre » et … 3 temps · Dette écologique · Son articulation avec dette financière · Interrogations
1 - La dette écologique
Accumulée par lez pays industrialisés au détriment des pays du SUD en raison du pillage de ressource et atteintes à leur environnement. L’intérêt de la terminologie « dette est l’analogie immédiate réalisable avec la dette financière. Et donc question des réparations, à ‘identique de ce que l’on peut dire pour la dette historique (esclavage etc…). Le danger du parallèle = question du chiffrage car la mesure ne se pose as dans les mêmes termes qu’au plan de la dette financière.
NB Les protagonistes de cette affaire de dette renvoient à une relation sociale non réductible à Nord Sud puisque ce qui e profitent se trouvent y compris au Sud.
5 composantes
· La dette du carbonne : regarder où est la pollution atmosphérique due au carbonne même si on ait que les effets sont de long terme. EU production de 5 T par habitant et les autres PID 2,45 T Inde O,22 T Chine 0,55 et reste des PVD 0,56 en moyenne.
· Le passif environnemental : ressources exploitées par les pays du Nord u sein des pays du ud en grevant les possibilités de développement de ces pays tout e créant des dommages environnementaux dans les pays concerné. Exemple du pétrole en Equateur par Texaco avec 1,5 million d’ha de forêts détruits et rejet de produits toxiques touchant directement 300 000 personnes.. Autre exemple : celui de l’explosion de Bopal.
· La dette alimentaire : modification des conditions de la production agricole des pays du Sud notamment en liaison avec les programmes d’ajustement structurel du FMI supposés favoriser les production d’exportation au détriment des productions vivrières.
On peut donner des exemples multiples, notamment celui de Madagascar exportant du riz très nutritif et important des brisures de ris meilleur marché mai s beaucoup plu s pauvres. Illustration aussi en 2thiopie ou Somalie avec importation de ris américain, sans aucun rapport avec les habitudes alimentaires et les productions locales. Ces phénomènes ont des conséquences économiques, sociales et cultuelles.
importantes…exode rural, émigration…abandon aussi de production avec atteinte à l biodiversité avec l’exemple d’Haïti et de ses 34 espèces de mangues dont une seule est développée massivement pour l’exportation ver le marché nord américain. Exemple aussi avec le soja au Paraguay produit par Monsanto au détriment des petites structures agricoles.
· La bio piraterie. Il s’agit de la brevetabilité des procédés ou produits issus de siècles d’expérience et appropriés par de grandes entreprises. Exemple du Riz Basmati.
· Transport dangereux. Le phénomène correspond à l’utilisation des normes moindres de pays d Sud. Illustration avec les périple du Clémenceau. Illustration avec l stockage de matériel informatiques à recycler…effectué en Chine et non aux Etats-Unis.
II – La dette financière
Dette extérieure publique des PVD 1800 milliards de dollars pour 85 %de l population mondiale lors que le dette publique d el France est de 1500 Milliards de dollars.
Complète par des données sur l’endettement de pays du Sud comme processus organisé. Illustration sur Areva et l’uranium du Niger.
L’articulation Les pays du Sud doivent surexploiter leurs ressources et les exporter pour rembourser leur dette. Et en général ce sont des multinationales issues d Nord qui exploitent ces ressources. Donc transfert de richesses sous fore brute, richesses qui pourraient satisfaire les besoins nationaux et être transformées sur place avec un processus de développement. Cel alimente un processus de dégradation des termes de l’échange.
III – Interrogations
1. Comment évaluer le montant de cette dette écologique ? Le chiffrage des pertes de vies humaines envoient à des questions éthiques…
2. L’évaluation monétaire simultanée des deux dettes l’intérêt de la facilité de la comparaison…mais cette mise en équivalence induit un reconnaissance de la légitimité de l dette financière et d’autre part l dette écologique n’intègre pas les effets à venir.
3. Qui doit payer ? la responsabilité de la dette écologique n’est pas la même pour l’ensemble de la population du Nord… On ne peut confondre Areva au Niger et l’ensemble de la population française.
4. Comment obtenir des indemnisations ? il ‘agit de la question des réparations pour les pays du Sud. Le droit international donne peu d’outils…Certes un texte de 1789 x Etats-Unis…utilisé contre Texaco pour dépôt d’une plainte mais sans qu’il y ait eu procès…Juridiquement, la notion d dégâts environnementaux n’existe pas.
5. Comment traduire une condamnation pour dégâts environnementaux. L’indemnisation doit être suffisamment élevée pour être dissuasive. Sinon, on se retrouve dans la logique du protocole de Kyoto et du marché des permis à polluer.
Discussion
1. Intervenant 1 : sur l’impact déséquilibré de la crise écologique. 2. Intervenant 2 Souhaite intégrer dimension « guerre » et « armements ». 3. Intervenant 3 : souhaite clarifier certaines notions utilisées et veut réfléchir sur le degré de réversibilité de certains phénomènes. Sur dette historique…et son amnistie…Quand passe-t-on l’éponge ? Sur l’évolution monétaire de la dette écologique, il y a le risque d’accepter une un substituabilité entre environnement et économie. 4. Intervenant 4 dit sa réticence à mettre en équivalence dette écologique et dette financière…dit on accord avec l’idée qu’il faut progresser au niveau du droit international. 5. Intervenant 5 : insiste sur l’importance de la question de la disparition des espèces…et parle de développement de l’huile de palme en Indonésie et la disparition des orang houtang. 6. Intervenant 6 sur « qui doit payer ?» Certes entend la distinction entre la responsabilité du simple citoyen et celle des multinationales mais n’exonère pas le consommateur qui choisit d’acheter des haricots verts importés du Kénya.
Réponse
Rappelle la démarche de son exposé consistant à présentant le concept de dette écologique et à l’interroger. Donc sur le fond, dit partager assez l’essentiel des critiques faites. Précise cependant qu’il a simplement fait le constant que dans le débat sur l’annulation de la dette financière, on voit beaucoup mobiliser l’argument de la dette écologique. Dit qu’il n’est pas un partisan acharné de la notion de dette écologique car elle part dans des directions nettement différentes mais s’interroge aussi sur son intérêt pou mener des campagnes…enchaîne sur une réflexion sur quel type d développement car ça permet de traiter aussi de la question de « qui est concerné ». Dit certes avoir provoqué mais ne croit pas que l’on puisse en rester à l alogique du commerce « équitable. Et ajoute que fondamentalement il faut questionner le type de développement. Illustre son propos avec la question des transports pour montrer qu’avant de se satisfaire du plaidoyer en faveur du ferroutage, l faut s’interroger sur la nécessité ou de transport. Ironise sur l’exemple des1000 ou 2000 km de la fabrication d’un pot de yaourt. Sur la question de l’amnistie, développe sur l’expérience de la dette historique l’importance de la reconnaissance symbolique…qu l’aide publique au développement soi appelée « réparation ». La dimension écologique pourrait se poser dans des termes proches…mis cela suppose de mieux connecter des mouvements sociaux internationaux.
Intervenant 7 sur la question de la responsabilité en reconnaissant…mais sans culpabiliser. Il y un balancement nécessaire…et parfois craint entendre un discours vert qui dilue les responsabilités des décideurs.
Intervenant 8 l’exemple du pot de yaourt et un salarié du Nord est un salarié.
Intervenant 9 ne veut pas dédouaner les citoyens en donnant plusieurs exemples…les citoyens votent et laissent faire. Sans culpabiliser, il faut savoir faire les responsabilités partagées.
Intervenant 10 Sur la notion de dette écologique/réparation insiste sur la notion de patrimoine mondial…et pas seulement des atteintes portées à telle ou telle population… et donc repenser la réparation en mettant à disposition des pays du SUD des moyens et savoirs technologiques autorisant le développement durable.
Intervenant 11 revient sur la responsabilité individuelle…pour redire double nécessité de dénonciation globale et d’action locale.
Intervenant 12 aborde la question de la dette alimentaire…pour insister sur l’ancienneté historique du phénomène et la responsabilité de la colonisation. Et détaille sa réflexion sur l’exemple malgache du riz… et conclut sur la crainte d’un usage abusif de la notion de dette alimentaire au détriment des pays q aurait fait le plus d’effort pou assurer une autosuffisance alimentaire.
Réponses Sur le riz malgache…veut redire la portée générale de son propos sur la responsabilité des programmes d’ajustement structurel. Rappelle que dans la gestation de la notion de dette écologique, la dimension alimentaire a été progressivement mieux intégrée. Sur la question des responsabilités, prend l’exemple d’EDF de la crise argentine en 2000…et au niveau des responsabilités au plan local, note la faible implication des élus…Met en relation dette écologique et migrations pour en déduire la nécessité d’une autre regard.
Echange sur la dette « médicale »…nouvelle forme d’exploitation et d’oppression… Et la perche du Nil…
Samedi 25 août matin Quel statut social pour l’environnement et la nature ? La crisé écologique : un moment historique qui nous prend au dépourvu Intervenante : Geneviève Azam
L’accélération de la crise écologique depuis une vingtaine d’années représente un moment historique et non une simple parenthèse. D’où la nécessité de réviser en profondeur modes de production et de consommation.
Un moment historique qui nous prend au dépourvu.
Première fois que l’humanité met en cause sa survie sa propre activité ( à l’exception sans doute du recours l’arme nucléaire). Force d’inertie du système techno industriel qui montre l’ampleur des transformations à opérer si on veut affronter la crise climatique. Il s’agit d’une crise globale, systémique, qui engage toutes les strates de la société et qui appelle une révision rapide du mode de développement. Y ajouter une dimension anthropologique car s’opèrent des modifications du rapport au vivant…en relation avec l’essor des biotechnologies…Cite Fukuyama…nouvelle phase de l’histoire au-delà de l’humain.
Se saisir du danger du danger pour ne pas céder à la panique.
Cite le livre de Jean-Pierre Dupuy Pour un catastrophisme éclairé ainsi que Jean Chesneaux sur « savoir et croire ». Or nous savons. Distinguer la peur et la panique avec Dupuy. Le pessimisme ne consiste pas à ouvrir le yeux.
Cette menace sur l’existence physique de no sociétés concerne aussi le champ politique. Si la peur par rapport à la survie l’emporte, alors la dimension « liberté », « libre choix » disparaît. Dénonce une écologie de propagande, idéologue, apolitique avec le risque totalitaire de disparition du politique. Dénonce uen compassion généralisée sur l’avenir de la planète, au dessus des conflits et des rapports d’intérêt. Donc faire l lien entre l’écologique, le social et le politique.
Les conséquences
1. D’abord urgence de réviser les choix fondamentaux de consommation et sortir du couple « libéralisme/productivisme ». Cela ne veut pas dire s’installer dans la rareté mais accepter l’idée de « limites » au sens où les sociétés ont le devoir d’effectuer un certain nombre de choix. La pénurie réside dans les sociétés d’abondance. Il y a des renversements à opérer face à la formidable concentration actuelle de la richesse.
2. Ensuite, la responsabilité face à l’avenir : « la terre nous est prêtée par nos enfants ». Cela implique un nouveau rapport au temps.
3. Les analyses en termes de classes sociales et de rapports Nord/Sud et leur relation avec la crise écologique. Les pays du Sud sont en position de coresponsabilité à l’égard de la crise écologique…et aujourd’hui la montée des océans concerne autant la Hollande que le Bangladesh. Et les retombées de la crise écologique ne feront pas le tri entre classes sociales, même si l’on sait que…. Ce sont les sociétés humaines entant que telles qui sont concernées et en même temps subsistent des appartenances de classe. Oui, il existe une dette écologique énorme des pays du Nord à l’égard de ceux du Sud et cela doit être intégré dans toutes les négociations. Mais la coresponsabilité ne signifie pas des responsabilités indifférenciées.
Sur le statut social de l’environnement et de la nature
Quelques définitions préalables
La nature = le monde physique, matériel….de l’ordre du donné qui ne relève pas de l’activité humaine.
L’environnement = le construit, comment les sociétés humaine sont adapté les réalités matérielles.
Il existe toute une tradition de la pensée occidentale séparant « nature » et « culture ». LA civilisation, c’est alors s’extraire de la nature ». La division entre mouvement écologiste et mouvements sociaux vient en partie de là.
Evoque au passage les dérives de l’écologie « profonde »…..sacralisant la nature comme sujet….conduisant à une dépolitisation de l’écologie. Or il existe une nécessaire séparation entre l’humain et le non humain. Nous sommes les sujets de l’histoire.
Tout cela suppose un changement d’imaginaire social et politique
La crise écologique est globale, systémique…. L’enjeu du séminaire est de repenser la question sociale et la question écologique.
Le rôle de l’individu dans tout cela. Il existe un besoin d’apprentissages nouveaux….même si on ne surmontera pas la crise écologique par la somme des volontés individuelles. Ce lien écologie-société est un axe central pour ATTAC.
Discusssion
Intervenant1 Sur la nature comme stock de ressources certes mais l’homme en fait partie….insiste sur la nécessité pour ATTAC d’intégrer à la réflexion les enjeux par rapport aux bio et nanotechnologies. Comment l’activité scientifique se rattache-t-elle à l’histoire ? Intervenant 2 Apprécie la formule « en même temps » pour sortir du dualisme opposant « nature « et « culture » et souhaite prolonger cette distinction entre « savoir » et « croyance ». Quel homme voulons-nous ? On a trop idéalisé la philosophie des Lumières. Intervenant 3 Repenser la nature « objet » et « sujet. Revient sur le thème médiatique de l’animalité et sur la continuité et la différenciation entre monde animal et monde humain. Sur le collectif et le privé (individuel », ironise sur les consommateurs de piscines et de 4X4. Intervenant 4 Attac Cévennes, sur religion et spiritualité à ne pas confondre. Intervenant 5 Décroissance….Oui, on consomme trop. Mais traiter la question par le plaisir. On ne résoudra rien par la contrainte. Intervenant 6 Ecologie individuelle…Face à la drogue de la consommation, on ne règle pas par la culpabilisation….Insiste sur les limites de l’écologie individuelle.
Geneviève Azam Revient sur pensée chinoise….Aucune pensée, si élaborée soit-elle, nous protège. La chine d’aujourd’hui est une catastrophe écologique. Comment peser pour des mesures urgentes sans traiter exclusivement des comportements individuels….On est face à de tels enjeux. Dit partager une bonne part des analyses des tenants de la « décroissance » mais pas le terme, en précisant qu’il ne suffit d’y adjoindre les qualificatifs de « conviviale » ou « heureuse ». Revient sur « animalité » / « humanité ».
Intervenant 7 Evoque les critiques du capitalisme dans l’ouvrage de Boltanski (le nouvel esprit du capitalisme ») et interroge sur la façon d’articuler la critique sociale et la critique écologique. Intervenant 8 Salue l’exposé liminaire et s’interroge sur les relations entre richesse et pauvreté à partir de la notion de besoins. Insiste sur la réflexion nécessaire sur l’autonomie du social et de l’environnemental. Intervenant 9 Sur action individuelle et plaisirs. Sur voitures et camions. Aller voir ce que nous apportent les autres cultures. Intervenant 10 Ravie de voir l’effort de jonction entre l’écologique et le social. Se félicite de l’émergence des questionnements autour des OGM et des transports. Intervenant 11 Sur les erreurs du N° Spécial du monde. Intervenant 12 .Revient sur la notion de décroissance et d e »limites ». Intervenant 13 Valorise les actions individuelles Intervenant 14 Revient sur la notion d e »limites ». Geneviève Azam Sur individuel et collectif . Sur mouvements sociaux et enjeux écologiques avec illustration par l’exemple d’une mine de charbon rouverte….plaide pour dépasser les mises en opposition et accepter les contradictions.
Samedi 25 août 2007 17 heures Quels choix énergétiques pour quel type de société ? Intervenants : Jacques Cossart, Philippe Mühlstein
Philippe Mühlstein Titre plus affirmatif : choix énergétiques, choix de société.
1. Détour par l’histoire 2. Relation démocratie, choix énergétique 3. D’autres choix toujours possibles.
1 – Choix technologiques, choix humains.
Un choix technologique n’est jamais neutre avec ce qu’il interdit et ce qu’il autorise. A la lumière de l’anthropologie, la technologie apparaît comme la science humaine de l’usage des techniques. La technique est un acte humain sur le réel.
Donne une série d’illustrations du chasseur, de l’artificier utilisant la poudre pour son canon, …
2 – L’énergie, la société. (mensonges et coups de force)
La civilisation du pétrole : choix datant d’un siècle, remplaçant la civilisation du charbon. Evoque la relation entre guerres en Irak et enjeux de la maîtrise des ressources pétrolières. Met en relation la civilisation de la bagnole et le pétrole pas cher. Souligne que nous sommes encore dans cette phase avec un baril à 70 $ et un litre de super à 1,30 euros. Son prolongement par les agro carburants suppose le maintien du Sud sous statut semi colonial.
Sur le développement de l’électronucléaire. Montre d’abord que son développement après-guerre s’est effectué, pour surmonter le traumatisme de la bombe nucléaire et neutraliser l’opinion publique, sur le mensonge et la non réplique… Donne plusieurs illustrations de la violence policière…et se rappelle du terme d’électrofascisme qui avait sa part d’exagération dans les années 1970 mais désignait bien cette absence de transparence démocratique quand il est question de l’électronucléaire. Indique que le lancement du programme électronucléaire en 1974 s’est fait sans véritable débat…et dit que le s besoins énergétiques ont été systématiquement surévalués.
Cherche à montrer les procédés de communication pour surestimer la contribution du nucléaire. Illustre par l’utilisation du taux d’indépendance énergétique et les confusions entretenues entre énergie primaire et énergie finale. Ironise sur cette imposture.
Revient sur l’actualité des coups de force avec l’imposture que représente l’argument de la lutte contre le réchauffement climatique. Il s’appuie sur l’argumentaire de Global Chance où en 2030 on aurait réduit seulement de 9 % les émissions de GES. Poursuit en dénonçant les confusions entretenues par l’idéologie productiviste.
3- Que faire ? Changer de paradigme et sortir de la prétendue de l’omniscience de quelques uns. La variable principale est dans la maîtrise de la demande d’énergie, notamment dans les transport et l’habitat. L’outil : la démocratie. Il existe plusieurs scénarios possibles et évoque l’association mégawatts qui montre la possibilité d’élever sensiblement le rendement de l’énergie primaire… Evoque aussi le scénario du réseau « sortir du nucléaire ». Mais il y a des intérêts puissants pour empêcher de sortir des scénarios pré établis.
Exposé 2 Jacques Cossard
A qui profite le crime énergétique ? Les propriétaires du capital : indique des données sur l’ampleur de la richesse appropriées par le 150 premières firmes transnationales comparées à la faiblesse de l’aide publique au développement.
Le choix énergétique : la vérité des prix. Mentionne les externalités négatives du choit tout routier à la charge de la société et le fait que le choix de l’électronucléaire n’a pas été un choix citoyen. Cette opacité masque les perturbations graves pour la planète des choix imposés.
La planète comme réservoir Montre que la vraie alternative suppose de sortir de la course à la croissance dont le principe repose sur la non finitude des ressources.
La planète comme poubelle Dénonce les stratégies des compagnies pétrolières et leurs profits considérables.
Que faire ? La démocratie comme axe central de l’action et donc un immense programme de formation des citoyens. Mettre en place des financements à partir de ressources publiques.
1 Souhaite un propos plus terre à terre et évoque une émission TV sur une maison économe en énergie et des voitures roulant à l’hydrogène. Et puis une autre émission avec des voitures roulant avec un carburant roulant avec un carburant à partir d’algues. 2 Souhaite porter une précision sur la dépendance énergétique avec l’uranium. Précise su l’hydrogène. 3 Revenir sur l’absence du professeur bielorusse invité. Apporte des précisions sur le travail du réseau « sortir du nucléaire » avec des scénarios soit à 5 ans soit à 10 ans… 4 Sur l’uranium et les relations Nord Sud, revint sur les négociations AREVA et Niger. Sur les scénarios Mégawatts avec 3 piliers : la sobriété, l’efficacité, les énergies renouvelables. 5 Revenir sur l’usage du terme de « consubstantiel » au capitalisme. Système condamnable. Mais attention à ne pas s’interdire de dialoguer avec les tenants du système. 6 Pourquoi ATTAC n’est pas membre du réseau « sortir du nucléaire » ? Réponse de J. Cossard sur la diversité des approches au sein d’ATTAC et sur le fait qu’ATTAC n’a pas vocation à traiter de toutes les questions. 7 100 % d’accord avec le discours d Philippe mais souhaite revenir sur la question du prix de l’énergie…avec un assez long développement sur l’évaluation comparée des coûts humains et matériels de l’énergie. 8 Pierre Gineste Surpris par les deux interventions car sceptique sur le fait de mettre tout sur le dos du capitalisme même s’il n’a aucune difficulté à être anticapitaliste. La question du nucléaire est en fait une question seconde par rapport à la problématique générale de l’énergie. Prend comme entrée la question de la sobriété qui implique des renoncements assez sévères. Il ne suffit pas de travailler sur les failles du système en place mais aller plus loin sur la question de la sobriété et il faut donc traiter de l’évaluation des besoins. 9 Claudie Martens Reste sur sa faim sur les alternatives possibles. A la fois faire face aux besoins de développement des pays du Sud et continuer à satisfaire les nôtres tout en travaillant la question des modes de vie et de développement. Les solutions ? j’entends bien… dans l’implicite des exposés , ll y a une approche négative du nucléaire. Sur la place du recours éventuel au nucléaire - parce qu’il faut quand même intégrer la question de l’impact sur les GES - on a des chiffrages divers et il faut intégrer évidemment la question des déchets… Mais aussi intégrer des pistes comme celle de la fusion nucléaire…ITER…moteur à hydrogène… Fin de discussion assez tendue avec une intervention regrettant les banalités des exposés introductifs, une réaction de Jacques Cossard, une nouvelle intervention d’une représentante du réseau « sortir du nucléaire » sur le choix entre travailleurs irradiés/Clients éclairés…Geneviève Azam intervient sur le thème de la transition et des douleurs que cela impliquera nécessairement…notamment pour les profits.
Réponses Philippe Mühlstein Sur l’illusion de la fuite en avant technologique…sur les scénarios du réseau « sortir du nucléaire »… sur le scénario Mégawatts…Sur réformisme, révolution et réformisme radical…pour traiter des transitions. Et répond aux critiques sur la faiblesse du propos des alternatives en disant que l’objet de l’atelier était de relier choix énergétique et choix de société.
Dimanche 26 août 2007 matin Les mouvements sociaux confrontés à la crise écologique. Comment poursuivre le travail du séminaire ? Intervenante : Geneviève Azam, Groupe Ecologie société
Il ne s’agit pas ici d’une conférence mais d’un atelier de discussion autour de 2 questions
- Comment inscrire dans les campagnes d’ ATTAC la préoccupation écologique ? - Comment établir les liens entre organisations écologistes et mouvement social ?
Retour sur le séminaire du 24 mars
L’idée est venue du groupe écologie et société (constitué de membres du conseil scientifique et des groupes locaux de la région parisienne : c’est un groupe ouvert auquel participe une dizaine de personnes , pas forcement toutes au centre d’ATTAC à partir d’une préoccupation : l’urgence de s’approprier les questions écologiques à un moment où elles tendent à se présenter de manière apolitique et asociale; ATTAC doit participer à la construction d’une écologie sociale politique et populaire , qui sorte par le haut des contradictions entre revendications sociales et exigences écologiques. ATTAC par son histoire a bien plus travaillé les grandes questions sociales que les questions environnementales. Le séminaire a été organisé avec Aitec alter eco, les amis terre, cadtm ,ccfd, cfdt-fgte ,cgt confédération paysanne, crif, fne, fsu , global chance, Greenpeace, politis, solidaire, 4D . Rassembler dans cette diversité était une première .Ce fut un succès (300 personnes y ont participé), il a lancé un travail commun de confrontations entre perspective plus syndicale ou plus écologique Cette démarche a été reprise par quelques villes (aix en provence) Mode de fonctionnement avec les différents partenaires Objectif : Continuer un travail en profondeur avec des réunions mensuelles de l’ensemble des partenaires.
Deux pistes de travail : faire apparaître la dimension écologique et son lien avec la dimension sociale · dans le FSE de septembre2008 et · le FSM en janvier 2009 .
Grenelle de l’environnement, construction de grenelles citoyens ATTAC ne fait pas partie des organisations invitées , mais certains fondateurs et certains partenaires sont partie prenante : les amis de la terre, Greenpeace , syndicats cgt et fsu Il s’agit dans cet atelier d’avoir de premier échanges sur comment Attac peut s’inscrire dans un travail avec eux Une première réunion le 10 septembre préparera un ou des grenelles citoyens à Paris et dans 4ou 5 villes de France.
2 réunions ont déjà eu lieu à Paris. Les associations participant au Grenelle sont débordées par la rapidité du calendrier et le travail qui en découle ; elles comptent sur Attac pour participer à l’organisation d’un Grenelle citoyen en même temps que s’ouvriront les négociations officielles fin octobre. Hypothèse : un grenelle citoyen à Paris et des séminaires dans quelques villes. Un contregrenelle est programmé à Lyon par des associations exclues du Grenelle (sortir du nucléaire, mouvements liés a la décroissance) et rejoins par d’autres (confédération paysanne, action conso, …) L’objectif des Grenelles citoyens est que les citoyens s’emparent de ces questions en lien avec questions sociales L’organisation du Grenelle en collège (syndical, patronal, associations écologiste,) oppose les uns aux autres . Il existe un forum d’associations « alliance pour la planète » ou se préparent les ateliers du Grenelle, C’est un réseau informel qui a connu des conflits (départ de la fondation hulot), mais qui a fait un vrai travail au moment de l’élection présidentielle. . ATTAC n’est pas partie prenante d’ « alliance pour la planète » faut-il qu’il y adhère ?
Débat sur le grenelle et les thèmes a mettre en avant dans la campagne d’ATTAC
1 Proposition d’un grenelle citoyen semaine avant le 15octobre, village, rencontres … (Grenelle débute le 15 octobre) Proposition village citoyen, exploration d’initiatives dans d’autres villes , Journée mondiale climat 8 décembre 2007
2 solidaire cheminot grenelle incontournable mais on a du travail à plus long terme
sous estimation de la question sociale dans le grenelle : le titre est significatif « environnement » et pas « écologie », « grenelle » renvoyant au compromis social de 68 pour l’ effacer (effacer le social au nom de l’environnement).
sur midi Pyrénées réfléchir a l’échelle région : traiter la question transport avenir du fer et ogm
3 confédération paysanne, effaré de la dispersion des forces. En face ils sont rassemblés s’imposer le thème de l’unification dans l’action , créer un contrepoids, un rapport de force, un objectif d’action.
4 Attac Montpellier : organisent des journées de débat du 17 au 20 octobre, écologie et néolibéralisme cf site Attac Montpellier
5 65, travail sur OGM dans le cadre d’ un collectif, l’un des conseillers généraux du département fait partie d’ un des groupes de travail du grenelle, on veut faire émerger des cahiers de doléances sur ogm, on veut l’interpeller
6 Solidaire , le syndicat a commencé à aborder les questions d’écologie, cela pose des pb conflits mais il y a des pistes autour des énergies renouvelables et de l’emploi. Questions de l’urbanisme, des transports
7 faire une liste thématique et des groupes de travail par thème
8 Thème de la santé au travail à travailler, associations autour de l’amiante ont des choses à dire mais les rapports ont difficiles entre associations de victimes et syndicats ; les associer aux réflexions
9 Oise/ Travailler les transports logistique
10 travail et santé risque chimique peu pris en compte
11 Attac toulouse rapport de force se fixer des objectifs pour la campagne, autre chose est la préparation du Grenelle , séparer le débat
12 FSU un représentant dans le grenelle , les questions environnementales traitées au dernier congres montrent qu’il faut que l’on travaille, débats dans le syndicat sur certaines questions (ogm, nucléaire)
13 midi Pyrénées, eau potabilité/ résidus médicamenteux ; de nouvelles normes devraient etre établies a partie d’une étude sur Rhône alpes Basse Normandie et midi Pyrénées savoir ou cela en est ; Problème de l’avenir des friches industrielles polluées et des constructions
14 le grenelle peut entrainer des reculs par rapport aux ogm par exemple,
pb des maladies chronique à venir pour la secu a cause de l’environnement, des pesticides en particulier. Des pays européens ont adopté des législations pour la réduction des pesticides (Danemark) ce qui implique une modification des moyens de production comme le bio
15 Grenelle citoyen : créer une télévision
16 Attac Isère travailler les questions d’urbanisme : contradiction entre l’aspiration à la maison individuelle et la proximité travail par theme dans le grenelle, on peut mettre en cohérence par la question de l’urbanisme permet de rassemble et de pointer des contradictions
17 ogm et les désaccords : les ogm c’est question seconde par rapport a celle du productivisme et des alternatives au productivisme, par cette entrée on peut dépasser les désaccords
18 Attac a une spécificité une originalité et ne peut traiter tous les sujets
la Spécificté d’attac c’est l’entrée sur les méfaits du neolibéralisme et plus particulièrement les effets du marché financier on attend de nous de mettre cela au cœur, pas que l’on fasse ce que font les verts ou d’autres. Attac n’est pas une organisation ecolo.
19 accord sur ce point de venir sur ces questions avec notre prisme
20 Nanterre aspect financier a envahi la sphère de la communication, les gens raisonnent en terme de coût . prendre cette entrée pour convaincre le pb n’est pas le profit mais le profit de certains avec un coût supporté par d’autres , ogm en est un bon exemple : refus des semenciers de s’assurer contre les risques
21 je ne sais pas sur quoi va déboucher le grenelle. Des propositions peut être ? va se poser la question du territoire et de la démocratie contradiction entre emploi et écologie, entre systèmes énergétiques conventionnels et alternatifs, entre énergie renouvelable et autres. pour les dépasser prendre en compte la durée quels sont les processus démocratiques territoriaux pour prendre en compte dans la durée les enjeux
22 Discussion sur les thèmes sur lesquels Attac va s’engager Plusieurs Associations invitées au Grenelle se sont fixé des lignes rouges : obtenir a minima des moratoires sur - la culture des ogm à l’ air libre, - la construction de nouvelles autoroutes - d’ usine de traitement des déchets - EPR Pour les faucheurs refus de participer au grenelle car ont fait du moratoire ogm un préalable
23 Objectif de ces grenelles citoyen ? Les préciser pour choisir les thèmes
24 GA C’est de Rendre public, faire apparaître des questions portées par des mouvements qui ne sont pas dans le grenelle Le Grenelle officiel devrait aussi organiser des initiatives décentralisées dans six villes mais pas liste encore fixé
25 Tous les thèmes soulevés par les groupes locaux doivent être recensés Les groupes choisissent un ou deux thèmes sur lesquels il y a action en se posant la question de quelle intervention citoyenne
26S’unifier sur une ville en résistance ex Toulouse et airbus
27 utiliser les forums sociaux locaux quel lien avec des organisations non citées comme ligue des droits de l’homme, unef…
28 Les thèmes doivent être décidés au niveau local avec des rencontres avec tous les syndicats on ne peut décider d’en haut, utiliser réseau des fsl
29 thème proposé : internalisation des couts sociaux et environnementaux liés a nos activités
30 lier progrès écologiques et et réduction des inégalités
31 qui est prêt a faire quelque chose ? on ne peut y répondre pas de mandat
32 GA pas question de décider d’en haut mais croiser nos infos sur les possibilités on construit mais peut être faudra-t-il ensuite après le grenelle une campagne d Attac qui nous rende lisibles
33 élections municipales plus facile d avoir des liens avec les partis les élus qu’avec les syndicats penser une stratégie en leur direction
34 assoc de consommateurs : travailler vers eux pour leur faire accepter l’idée de payer les produits a leur juste prix en fonction des contraintes
35 faire passer l’idée que ce grenelle n’est qu’une opération de désinformation, apporter de la contre information
36 quelle forme le grenelle va-t-il pendre ? Retransmission ? peut déterminer les modes d’action
37 PROPOSE LE THEME alternatives ecolo et relocalisation
38 utiliser les médias, y a-t-il un groupe qui travaille dans Attac sur une stratégie de communication ?un dossier à préparer pour envoi dans la presse, des interlocuteurs Attac pour les médias
38 grenelle pas que de la désinformation , des mesures peuvent être prises( péage urbain par exemple normes de construction …. )
39 GA oui, quasi accord sur la mise en place d’une taxe énergie a condition de ne pas alourdir le cout sur les entreprises
40 Themes porteurs transport des marchandises pollue et n’est pas payé a son juste prix le public paie les dégâts « relocalisation » est porteur retrouver de l’emploi consommer local
41 Vigilance, ces débats du grenelle ne passent jamais devant le parlement : vigilance sur la démocratie, qui va décider quoi ?
42 Thème de campagne Attac : transport et internalisation des couts amortissement des autoroutes pollution nuisances usagers nuisances sur riverains ….couts sociaux et environnementaux
43 désaccord : ne pas chiffrer la nature en euros, ne pas traduire les choix sociaux environnementaux en marchandises. Ne pas surestimer Sarkozy, il est nul sur l’environnement rien a proposer
44 Risque avec ce grenelle de franchir le pas de l’écologie productiviste pro nucléaire et pro ogm.
Réponses Stratégie de communication : sujet douloureux à Attac on a commence avec le site à rénover Efforts en interne lettre du conseil scientifique par ex 4 pages vont être améliorés Communication externe : il y a du travail avec la crise gros creux auprès des médias on va pouvoir réexister on remonte Sur les grands thèmes ne pas tordre le bâton sur les couts montrer sous évaluation de certains cout ce qui ne veut pas dire que tout est chiffrable Thème fédérateur pourrait être la relocalisation, intéressant car peut être relié a d’autres sujets comment résister au libre-échange, relié aussi a l’expérience des économies alternatives , aux service publics mais résistance dans Attac car peut être lu comme repli sur le local autarcie Ne pas opposer luttes et Fse et Fsm, nécessité de lieux symboliques qui identifient le mouvement ; la crie est globale il faudra des mesures globales donc enjeu essentiel a ne pas oublier Université d’été ATTAC européenne a Sarrebruck début aout 2008 Fse début sept 2008 pays scandinave tradition du nord facilitera la présence des questions environnementales.

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