Coordination nationale des collectifs Samedi 22 septembre 2007
Par François Labroille le samedi, septembre 22 2007, 07:43 - collectifs - Lien permanent
St Denis Université de Paris 8 Prise de notes personnelle sur la première matin:ée avec mon intervention en fin de compte-rendu.
Coordination nationale des collectifs St Denis Université de Paris 8 Samedi 22 septembre 2007
Prise de notes personnelle de François Labroille sur la première matinée
10 h 30 début des travaux avec 75 présents
Introduction générale de Rémy Jean
A partir des textes élaborés autour du secrétariat national et bien sûr qui ne sont qu’un aboutissement provisoire à améliorer, amender…
Une situation politique profondément nouvelle Avec défaite majeure du camp progressiste, notamment pour la gauche antilibérale. Pourquoi ? force de l’adversaire et faiblesses de notre propre camp entre inconsistance du social libéralisme et le choix mortifère de la division dont la responsabilité incombe au PCF et à la LCR. C’est la fin d’un cycle politique. Cette défaite autorise une offensive tous azimuts sans précédent pour imposer le libéralisme en France. Mais cette défaite n’est qu’électorale. Les forces de résistance de la société française restent importantes. On en a d’ailleurs vu un avant-goût avec le sursaut aux législatives et rien n’est joué sur l’issue des mouvements sociaux qui sont devant nous.
Double tâche pour le camp antilibéral : · Riposter pied à pied, avec déjà des échéances importantes comme le 29… avec pour nous la volonté d’être le moteur de rassemblements larges… · Construire une véritable alternative de gauche au Sarkozysme. La stratégie du PS est désolante…on va avoir Pascal Lamy à l’OMC et DSK au FMI avec surenchère droitière dans ce parti.
Au sein de la gauche antilibéral, il existe toute une série de débats et d’initiatives…idée d’un nouveau parti, la LCR, au sein du PC, divers clubs comme gauche avenir, MAG….et nous, nous avons un rôle important à jouer dans l’interaction de cette double tâche à mener de front. La question majeure devant nous, c’est quels moyens et quelle méthode pour construire cette alternative de gauche.
Le texte propose de ne pas renoncer à l’objectif de rassemblement de toute la gauche antilibérale de transformation sociale. Passer d’une logique d’émiettement continu…à une logique de convergence et de rapprochement. On n’y est pas encore entré car la logique de division continue à faire des petits…Affirmer notre disponibilité pour tout débat, viser un rassemblement multiformes associant aussi bien les formations politiques, les réseaux, les individus…. Pas une vision de coalition de partis mais un rassemblement multiforme. Ne pas préjuger de la forme susceptible de prendre ce rassemblement…N’exclure a priori aucune logique de front, de … sans préjuger de la forme. Dans cette perspective, l’un des enjeux de nos assises devrait être de lancer la perspective d’Etats généraux en lançant un appel claire…
Quelle place particulière pour nos collectifs ? Etre un cadre sinon le cadre pour rassembler/organiser tous ceux qui partagent cette perspective sans la laisse entre les mains des partis… sans se laisser instrumentaliser par les forces politiques existantes. Etre un des creusets, une des préfigurations possibles du rassemblement que nous visons…Multiplicité des sensibilités possibles. Nos collectifs devraient être un cadre pour poursuivre le travail sur le contenu de l’alternative…
Ce qui est proposé dans le texte : non pas constituer un nouveau parti mais un cadre indépendant (une personne = une voix), un cadre existant par lui-même sur la scène politique pour contribuer sans aucune limitation à la double tâche précitée. Pour résumer : dire nous voulons tout le monde dans la gauche antilibérale mais nous n’attendons personne et nous ne subordonnons notre existence à personne d’autre.
Dispersion en 3 ateliers
Atelier 1 - salle 2008 Matinée
1 Lionel de Cergy Collectif réellement unitaire : Besoin d’un réel bilan de la campagne présidentielle et notamment de la campagne Bové que nous avons menée. Besoin de savoir ce que nous représentons encore. On a un comité de liaison 95 avec initialement 10 collectifs mais seulement 2 collectifs qui se sont réunis depuis la rentrée. Sur le texte politique on a apprécié la modestie qui ressortait de ce texte : ne pas se présenter comme le seul lieu à partir duquel les choses peuvent se passer mais comme un des lieux comme d’autres (MAG…). Nous sommes un lieu où peuvent se retrouver des militants de tous les horizons. Je participe à MAG mais ce n’est pas identique…Modestie oui… 2 H Mermé Pas de précaution mais parler d’unité… comment on y arrive ? en faisant comme les trompettes de jericho ? Ou en ayant une existence propre ? ET puis sur le contenu ? affronter les divergences sur le mode de développement ou l’altermondialisme. Les 125 propositions sont pour la tradition écologiste et autogestionnaire peu satisfaisantes. Si c’est une base de travail, il faut beaucoup en rediscuter. 3 Alain Prigent Champigny Collectif souhaitant avoir une appellation plus en positif qu’anti. Deux collectifs avec le CUAL qui regroupe toutes les forces… et puis issu de la campagne Bové le comité de l’alternative de gauche campinoise n’invitant que des militants de la campagne Bové. Le plus important dans nos textes est d’identifier nos différents avec les partis politiques mais aussi de dépasser une tentation « anti parti » et notamment à Champigny une tentation « anticommuniste ». C’est une contradiction complète avec le fait de se dire antilibéral. Donc être rassembleurs des deux collectifs. Et puis regarder lucidement. Ce matin nous étions 50 au début (75) donc reconnaissons que ça va mal, pas pour s’en satisfaire. 4 Claude (Aude). Partage des remarques de Cergy et Champigny. Besoin d’un bilan, oui. Vient de la LCR qui oublie toujours ce qu’elle a fait avant. ET puis, dit avoir été gêné par le côté DIVA de Bové. Et puis passer de 10 collectifs à 2 dans le 95, ça se passe ailleurs. Dans l’Aude, recense ce qui se fait…avec des situations très diverses entre ralentissement, mis en sommeil et réveil… 300 à 400 participants au faîte de l’histoire des collectifs et un rayonnement 3 ou 4 fois supérieur… Rappelle des traditions d’implantation du PC…l’histoire des luttes viticoles. Partagent les remarques sur la nécessité de ne pas pratiquer d’ostracisme, de parler en positif.. 5 Pierre Zarka Partir de ne pas être anti oui mais cela suppose q’un projet exige un énorme travail culturel. On peut dire en quelques phrases le projet du capital mais incapable de faire le même exercice pour notre propre projet. Revient sur les limites des 125 propositions et craint que l’on sousestime le travail à accomplir. Illustre avec l’exemple des retraites, bataille perdue d’avance si on s’enferme dans le seul « combien ça coûte ? ». On a besoin d’un énorme travail de déconstruction. Globalement l’héritage politique est celui de la République qui nous conduit à fétichiser le rôle de l’Etat . Finit en déplorant la tentation de chaque composante de la gauche antilibérale à traiter les autres composantes comme des hérétiques. Ne pas confondre unité et uniformité, apprendre à traiter la divergence. Un travail simultané sur la société et le mouvement. Revient sur le fétichisme de l’Etat…en redisant que l’on a tous dit que l’institution présidentielle n’était pas l’essentiel…et que l’on a tous buté sur la candidature. 6 Didier Evry Essonne Sur antilibéral et transformation sociale Sur le texte, veut bien « ne pas être un parti contre les autres » mais on a besoin de construire une crédibilité. Faut une organisation, un association de financement et un logo. D’accord avec Pierre Zarka pour aborder des problèmes qui fâchent. Seul J. Bové a osé axer sa campagne sur une démocratie radicale. Oui, il faut discuter de l’avenir du communisme mais n’a pas envie du socialisme du 21 ème siècle. La question de la démocratie en France est déterminante. 7 Michel Dupont Rouen Ne pas éluder l’état des lieux des collectifs mais ce que l’on est va dépendre de ce que l’on va faire. Su Rouen les collectifs n’ont pas redémarré sur ces chapeaux de roue mais on avait eu la même chose après le 29 mai 2005 et ça a repris avec la perspective du travail sur les candidatures unitaires. Il y a une faiblesse sur le texte…en éludant le débat sur l’émergence d’une nouvelle force politique qui monte…faudrait s’exprimer plus clairement dan le texte. Notre spécificité c’est que nous ne réduisons cette force à une coalition des formations politiques. Sur le projet…certes on a pas la force nécessaire mais on ne part pas de rien. Revient sur l’exemple des retraites et rappelle que les débats de 2003 portaient bien en fait des dimensions de projet de société. 8 Jean-Marc Jacquot Paris 18 ème Même mandat qu’il y a trois mois. Même si on a bien repris notre activité avec une fête unitaire aujourd’hui. Notre mandat c’est l’attachement à un réel cadre unitaire large…sans exclure des formes souples d’organisation des collectifs… Voir les difficultés réelles…être humble et modeste.. . Pas facile de remobiliser…C’est dur… Le contexte et les risques de clivage au sein des collectifs…Certains envisagent une sortie de la coordination nationale en disant qu’il y a d’autres possibilités unitaires que la seule coordination…Donc nous, on veut ce cadre unitaire…Evoque la fête de l’huma et l’unité au centre…mais chaque force voulait faire le parti LINKE autour de soi. 9 Sabine 31 Comité d’action de la GA Toulouse issu d’un comité …On a envie de continuer… Oui, il ya deux collectifs sur Toulouse mais on est ouvert à toutes les sensibilités…Pour le CAGAT l’important c’est la démocratie directe… Ne pas dramatiser les choses sur la Haute Garonne…Ne pas s’enferrer dans des antagonismes… Au niveau du contenu, en réaction avec Pierre Zarka, note que le texte évoque la « stabilité de l’emploi »…alors qu’il faudrait parler de la stabilité des revenus. 10 Pierre Cours Salies Certes il y a des problèmes de redémarrage mais après une défaite…ça s’explique…Dans le 93 on s’est retrouvé à 5 collectifs pour un texte de relance… Sur le versant « bilan » et « état des lieux », il faudrait écrire pour que l’on puisse synthétiser. Par exemple su Toulouse on a des informations diverses… La question « quel nom ? »…quand on dit « mouvement »…l’essentiel c’est de dire ce que l’on fait : une organisation qui a pour vocation de travailler à une nouvelle force politique…le nom ça compte… J’ai une nuance sur ce qui est dit sur le s125 propositions…développe sur l’idée qu’il faut travailler cette question de la rupture et donc de l’anticapitalisme… Développe sur plusieurs exemples…pour articuler les axes de rupture et le travail accompli sur les 125 propositions. 11 Orléans Met en relation les divisions et le modèle patriarcal… Sans avoir pu travailler le texte politique proposé, y retrouve ses préoccupations. Sur la question parti ou pas pense que les partis sont nécessaires mais… 12 Raymond Dupern Chatenay Malabry On s’est revus à 7 et parle en son nom personnel. Souhaite ajouter au texte la fraction exclue de la classe ouvrière…parce qu’issue de l’immigration. Oui au vocabulaire positif. Deux mots prononcés par P. Zarka : République et conscience. Ironise sur le sens du « Que faire ? » qui renvoie à une conception de l’avant-garde autoproclamée. Souhaite que l’on soit capable de discuter les questions controversées. 13 Norman Gamboa Paris 20 ème Mon collectif aborde tous les sujets y compris ceux qui fâchent. Les 125 propositions correspondaient à une autre époque. Aujourd’hui, il faut trancher la question du nucléaire par exemple. Cesser de faire la politique de l’autruche. Développe sur l’expérience Chavez et se dit préoccupé avec son collectif du manque d’internationalisme dans nos activités. Regrette que le collectif du 18 ème invite les diviseurs à son initiative. Dit qu’il ne faut pas participer à « maintenant, à gauche ». 14 François Labroille Collectif Paris 18 ème Précise parler dans la continuité des mandats de Paris 18 ème, sans dissimuler être signataire de l’appel de MAG.
Constate que les débats de ce matin n'ont plus pour centre de gravité comme en juin le fait de s'organiser et de définir le règlement intérieur d'une micro organisation.
LA véritable question est de savoir si la dynamique des collectifs est encore capable d'avoir prise sur une situation très difficile. Ce qui s'installe c'est le risque de la neutralisation de tout espace politique entre le glissement du PS vers ses alliances à droite et l'isolement protestataire autour de la LCR avec l'illusion de son matelas de 4 % des voix aux présidentielles. Or, comme cela a été relevé par Michel Dupont et d'autres intervenants, le débat qui s'impose ces dernières semaines est celui de l'émergence urgente d'une nouvelle force politique rassemblant très largement, en intégrant les formations, existantes et des composantes de réseaux et d'individus. L'enjeu est de savoir si nous sommes capables d'y contribuer ou non, sans prétendre que nous allons incarner cette nouvelle force par notre seule dilatation. Du coup, oui la perspective d'Etats Généraux est la bonne. Sans engager un collectif qui n'a pu travailler les textes proposés en quelques jours, leur contenu en première lecture est plus politique qu'en juin avec une tonalité plus positive sur l'ambition de rassemblement. Entre la tentation d'exister pour soi - ce qu'a suggéré Henri Mermé - et donc de se miniaturiser- nous étions 130 en juin et 75 ce matin, on pourra peut-être faire une prochaine AG dans un salon - , et celle de jouer un rôle très actif à un processus d'états généraux de la gauche de transformation, il ne faut plus cultiver l'ambigüité. Reprise dans l’après-midi

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