Intervention Table ronde : un Grand Paris : pour quoi faire ?
Par François Labroille le vendredi, décembre 14 2007, 11:18 - tribunes - Lien permanent
14 décembre 2007 Séminaire analyse et politique de la ville : Le Grand Paris – Vivre en métropole Table ronde : un Grand Paris : pour quoi faire ? avec Roland CASTRO, cofondateur de Banlieues 89, Michel DRESCH, directeur général de la SEMAPA , François LABROILLE, conseiller régional d’Ile-de-France, Pierre MANSAT, adjoint au maire de Paris
Intervention Table ronde : un Grand Paris : pour quoi faire ? 14 décembre 2007 Séminaire analyse et politique de la ville : Le Grand Paris – Vivre en métropole Table ronde : un Grand Paris : pour quoi faire ? avec Roland CASTRO, cofondateur de Banlieues 89, Michel DRESCH, directeur général de la SEMAPA , François LABROILLE, conseiller régional d’Ile-de-France, Pierre MANSAT, adjoint au maire de Paris
EN préalable deux précisions
Sachant que je me sens autant en position d’écoute qu’en position d’intervenant
1 - parler à partir d'une expérience d'élu régional et non pas de représentant de l'institution régionale. Engagé • dans l'élaboration du nouveau SDRIF et à ce titre confronté au questionnement sur le devenir de la région, de la zone dense, des interdépendances.... • dans le travail entrepris par le conseil régional avec toute une série de procédures d'auditions d'acteurs, élus et experts... foisonnement très stimulant et parfois déroutant.
2 - un sentiment que l'on est au croisement de questions de nature très diverse, avec transformations des métropoles, nouveaux défis, nouvelles architecture institutionnelle ? Mais aussi une nouvelle séquence politique avec le projet incarné par N. Sarkozy…et donc au total ... avec une grande difficulté à démêler cette pelote.
Quels éléments de réflexion tirer de cette expérience? Plutôt des doutes, des interrogations, mais aussi quelques convictions...
1 - Quelle relation entre l'institutionnel et les autres dimensions? Problème n'est pas d'abord institutionnel...les vrais défis sont ceux de la métropolisation, du mode de développement qui s'y noue, de ce développement paradoxal, high tech et ségrégatif....quels que soient les mots et les projets politiques, l'enjeu est la maîtrise de processus difficilement tenables en l'état. Il est frappant de voir l’accent désormais mis sur la question de la redistribution des ressources en IdF. Mais on est obligé de se poser dans ce cadre la question de la responsabilité, celle des défaillances de gouvernance dans la difficulté voire l'incapacité à renverser les évolutions.
2 - Quelles leçons tirer des auditions d'experts? Ce n'est qu'une amorce... mais avec la lecture d'un certain nombre de contributions, on peut d’ores et déjà avoir quelques repères. Ces auditions sont d'un apport incontestable… comme l’ont été les initiatives de la Ville de Paris et de Pierre Mansat sur l’histoire des rapports banlieues mais elles laissent perplexes. • Pas de véritable modèle: plus un problème de régulation que de construction institutionnelle… mais sans impulsion institutionnelle nouvelle on ne produira pas les cohérences nécessaires. • Il existe déjà des outils puissants, comme le SDRIF et désormais le STIF, avec l’affirmation plus forte du rôle de la Région ; mais aussi des syndicats techniques… • Il existe l’amorce de la conférence métropolitaine, les relations nouvelles entre Paris et communes limitrophes
Du coup oscillation entre « c’est pas si mal et ça fonctionne déjà » et l’appel à une réorganisation…
3 - quelles leçons tirer des auditions d’élu-e-s ? Là aussi une certaine perplexité dans la mesure où les positionnements ne coïncident pas véritablement avec les appartenances politiques. Et il est même difficile d’associer appartenance géographique et positionnements sur la gouvernance. Le clivage droite/gauche ne fournit pas le seul principe explicatif de la gamme des positions en présence. Et au sein de la gauche, les différences traversent toutes les familles politiques… Mais quelle grille de lecture lui substituer ? Celle des rivalités entre institutions ? La concurrence entre la ville de Paris et l’institution régionale ? une part de pertinence probablement mais ce ne sont pas des mondes étanches…Certes on pressent la tension possible entre l’affirmation « la métropole, c’est la région » avec un souci légitime d’affirmation d’un rôle, et l’impulsion que donne la ville de Paris... La redistribution des rôles entre Etat et CT… ?
Sur quoi débouchent ces trois interrogations 1 – la certitude que l’accélération va rapidement déboucher sur de la novation… on sait qu’il ya une course de vitesse entre ce qu’a engagé la conférence métropolitaine du 5 décembre et l’agenda gouvernemental et le CIAT. 2 – mais deux enjeux : • la dimension démocratique dans l’élaboration • la conception de la métropolisation : simple dilatation parisienne avec gentrification accentuée ou opportunité d’une conception plus audacieuse et plus solidaire ?

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