Présentation d’une réflexion sur l’actualité « SDRIF » et « grand paris » jeudi 10 janvier 2008 Invitation de Maxime Combes En préalable Sujet pas simple…essayer d’identifier quelques uns des enjeux actuels sur les questions urbaines en IdF particulièrement peu ou mal prises en compte par les mouvements qui se réclament de la transformations sociale…et en même temps très présents · tant dans l’accélération des transformations récentes…mondialisation etc…. · que dans les politiques publiques. La dernière expression en date est l’intervention répétée de Nicolas Sarkozy qui se situe sur le terrain de l’ambition et de l’audace architecturale comme il vient encore de le faire le 8 janvier…. En tant qu’élu régional « Alternative Citoyenne », une expérience liée à la révision du schéma directeur de l’Ile de France entamée depuis 2004 avec les conflits en cours et des prolongements autour des débats sur la nature des évolutions institutionnelles avec les débats autour de ce que l’on appelle improprement la grand Paris. Mon objectif : vous faire part de ces deux expériences, des apprentissages qu’ils ont permis, des doutes, des incertitudes mais aussi des convictions… pour en dégager quelques questions difficiles à débattre pour avancer dans la construction d’un projet transformateur.

I – Que dire de cette expérience ?

1 - Parler d’abord du SDRIF : Le SDRIF d’abord : a été l’occasion d’un vrai travail au plan institutionnel avec des tas de limites démocratiques….mais un incontestable travail d’élaboration qui a permis de confronter des idées, des approches multiples et au final déboucher sur un document qui a sans doute des incohérences mais qui touche à quelques questions essentielles.

On peut dire qu’il a trois axes majeurs avec la question des inégalités celle de la conception de la ville compacte / Crise énergétique et écologique Une approche du développement économique qui tente de ne pas se dissocier des solidarités sociales.

Une conception de l’aménagement qui reconnaît le rôle de la zone dense et essaie d penser de nouvelles dynamiques territoriales

Avec des implications sur logement (1,5 millions) et transports avec de ambitions réelles cf Arc express.

Des limites aussi…des ambiguïtés sur développement économique avec tension permanente entre implication dans la mondialisation libérale et la promotion des territoires aujourd’hui les plus relégués. La question de la redistribution des richesses pour rendre la lutte contre les inégalités effective. Le parti d’aménagement… enjeu de penser interdépendance et solidarités…. 2 – Savoir qu’il y a conflit ouvert avec l’Etat, les départements de droite 78, 92 Conception divergentes car la Défense, l’OIN de Saclay, le programme routier et autoroutier. Intervention de Sarkozy le 26 juin, puis Fillon pour empêcher enquête publique., puis avis très négatif de l’Etat.

Aujourd’hui, incertitude sur l’issue.

II – expérience autour du débat sur la gouvernance.

De quoi s’agit-il ? Les questions institutionnelles sont récurrentes et renvoient à des enjeux multiples…non réductibles à des rivalités institutionnelles ou droite/gauche… En fait la complexité vient de la superposition d’enjeux, pas faciles à faire percevoir… Concrètement relance du débat par Sarkozy le 26 juin…Avec approche très directive et éventuel CIAT à l’automne. Relance le 8 janvier…. Simultanément, les choses bougent partout… La ville de Paris a eu une politique nouvelle depuis 2001 sur les rapports Paris Banlieue…ET a contribué à mettre en place depuis juillet 2006 la conférence métropolitaine… La région IdF, plutôt en retrait, se positionnera en avril avec une commission en train de préparer un rapport à la suite d’une série d’auditions…

Question réelle de l’interdépendance Paris/banlieue…débordement périph…. et pas de coïncidence entre institutions et réalité territoriales… Il existe déjà des outils mais la configuration de 1965 entre 1281 communes, 8 départements et la région…n’est pas nécessairement la meilleure pour maîtriser la dimension métropolitaine de l’agglomération.

Débat sur la zone dense, la ville centre… Tout va s’accélérer après les municipales…. vers quelles évolutions ?

Ma réflexion : la question n’est pas d’abord institutionnelle puisqu’elle est celle de la capacité ou non à enrayer le processus ségrégatifs… mais elle est aussi institutionnelle. Elle a indissociablement une dimension redistribution des richesses….

III – Pour conclure Mes questions Un gros travail théorique et politique est nécessaire…avec une difficulté majeure sur ces questions liée au fait que les appartenances géographiques interfèrent avec les appartenances politiques… 1 – première question : les vrais défis sont ceux de la métropolisation, du mode de développement qui s'y noue, de ce développement paradoxal, high tech et ségrégatif....quels que soient les mots et les projets politiques, l'enjeu est la maîtrise de processus difficilement tenables en l'état. Et là, il faut inévitablement reprendre le débat sur la conception u développement économique…comment traiter de cette insertion dans la mondialisation sans subir, en, sachant renverser les logiques existantes… Mais il ne suffit pas de dire qu’il ne faut plus rien construire à la Défense pour que Seine Amont se développe… Saisir des enjeux d’une région de rang mondial… 2 – Le projet urbain métropolitain : j’ai découvert la vitalité des débats entre urbanistes, architectes… Des initiatives existent notamment par la ville de Paris et la relance de ces grands projets urbains… Présentation au pavillon de l’Arsenal le 20 décembre… En même temps je pressens la tentation chez les professionnels de se laisser séduire par la démarche Sarkozy dans la tradition de la commande royale… Concrètement on peut illustrer avec des expériences comme ZAC des Batignolles, les projets autour du périphérique…Besoin d’une mise ne débat public, d’une circulation… La caricature, c’est le débat sur les tours…vicié dans les termes où il est en général présenté entre une variante compétition dans la symbolique du capitalisme mondialisé et une variante frileuse et phobique de la hauteur Renvoi au dossier de la Revue Urbanisme

3 – la dimension démocratique Grand remord dans notre expérience ici mais on en avait détecté d’emblé l’importance avec Claire Villiers… A la fois pour élargir l’exercice de la citoyenneté…sur les grands enjeux et sans s’enfermer dans le localisme du comité de quartier… et assurer des procédures démocratiques dans les évolutions institutionnelles éventuelles.