PAS D’ACCORD Je n’ai pu assister aux deux dernières réunions du collectif qui ont conduit à ce tract mais j’ai essayé d’intervenir à distance dans le débat qui a accompagné son élaboration. Je reproduis les passages importants de deux messages que j’avais alors faits et qui disent pourquoi je ne me reconnais pas dans le contenu de ce tract et pourquoi je ne l’ai donc pas distribué. François Labroille Message 18 février (…) Je fais ce fastidieux rappel pour dire aussi que je ne vois vraiment pas comment on peut s’exprimer sur les municipales dans ce contexte. Cette situation d’impuissance me taraude mais je crois que nous payons très cher les dégâts de la séquence des présidentielles. J’ai lu les divers projets de tract qui ont circulé. Je vois les préoccupations de leurs auteurs et je crois sincèrement les partager;: intervenir sur les enjeux politiques de fond, éclairer et prendre date.. Mais aucun ne me satisfait. Je n’ai pas plus envie de donner une caution à Delanoë que de légitimer la stratégie de la direction de la LCR dont je pense que les responsabilités dans la division depuis juin 2006 valent celles de la direction du PCF. Je ne vois pas comment faire. Soit on se situe à niveau tellement général que l’on ne dira rien sinon notre impuissance actuelle ou notre remord de ne pas avoir su ou pu constituer de véritables listes alternatives sur Paris. On pourra trouver des formules de compromis entre nous mais quel lectrice ou quel lecteur nous comprendra? Il faut sans doute tenter quelque chose mais je suis perplexe. Soit on est plus précis et on s’engage de fait sur des options qui ne font pas consensus au sein du collectif. La version de Frédéric appelant simplement à voter à gauche peut être vécue par certainEs comme une blanchiment d’une stratégie qui se compromet dans le social libéralisme et ses dérives. La version de Paul ou de Franck peut être lue par d’autrES comme un soutien implicite à la liste LCR, seule épargnée dans la critique. Si on choisissait l’une ou l’autre de ces versions, le collectif se rétrécirait inévitablement. Je n’aime pas du tout la conclusion à laquelle me conduit cette analyse mais je crains de ne pas en trouver d’autre. Je crois que le travail de reconstruction d’une perspective ne va pas se faire facilement. Je cherche comment l’accélérer. J’ai quelques idées mais pas de solution miracle. Message du 20 février Bonsoir Les absents ont toujours tort, et le mien est d ‘être arrivé hier soir après la fin de la réunion du CUGAL après deux autres réunions. Le tract qui en est sorti ne lève pas les objections que j’ai faites par écrit et je ne me reconnais donc pas son la partie de son contenu qui fait de la liste LCR la seule qui échappe aux foudres du CUGAL. Je comprends que l’on puisse avoir ce point de vue mais je ne le partage pas. Vous me direz que je n’avais qu’à être là et que les présents ont dû tenter de synthétiser les préoccupations des participants. Je vois et j’apprécie les efforts de rédaction qui ont été faits; certes, mais comme je ne délègue pas ma pensée, je ne distribuerai pas ce tract. Par ailleurs je partage depuis le départ la préoccupation de Daniel qui répète que les municipales ont un enjeu politique global mais ne sont pas la simple projection d’un débat national. Un projet politique alternatif est aussi urbain, de conception de la ville, de ses équipements, de choix de transports, de logements…avec des affrontements qui ne résument pas à catégoriser libéralisme, social libéralisme et radicalité. Je veux dire que la radicalité se mérite par le contenu des conceptions que l’on est capables d’élaborer et de porter. Ma suggestion en janvier avait été que l’on tente d’occuper ce terrain. C’était difficile de concrétiser et c’est malheureusement rester hors de portée. J’aimerais avoir un compte-rendu de la discussion d’hier et du cheminement qui a été suivi. J’assume mon absence et je ne m’en prends qu’à moi-même. Je nous souhaite à touTEs bon courage pour traverser cette période difficile.