Comité Balladur communiqué de presse du groupe CACRPG
Par François Labroille le mercredi, février 25 2009, 16:07 - Comité Balladur - Lien permanent
Comité Balladur – Île-de-France, le groupe CACRPG dit : Non à la fusion de Paris et des trois départements de petite couronne Oui au développement des coopérations entre les collectivités Oui à la démocratie sans entrave, ni faux semblant
Comité Balladur – Île-de-France, le groupe CACRPG dit : Non à la fusion de Paris et des trois départements de petite couronne Oui au développement des coopérations entre les collectivités Oui à la démocratie sans entrave, ni faux semblant
Edouard Balladur, chargé par Nicolas Sarkozy d’animer un comité pour la réforme des collectivités territoriales, va rendre public son rapport qui devrait déboucher sur des projets de loi dès 2009. Selon les informations déjà diffusées, ce comité, réuni sur des bases non pluralistes, va proposer de ramener le nombre de Régions de 22 à 15, de transformer les conseillers régionaux en conseillers territoriaux pour réduire le nombre d'élus de 6.000 à 4.000, de priver départements et régions de leur liberté d’agir sur tous les problèmes que rencontrent les habitants et de prévoir une organisation spécifique pour l’Île-de-France avec la création d’une collectivité nouvelle : le Grand Paris, regroupant Paris et les départements de petite couronne, Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis et Hauts-de-Seine.
Ce schéma régressif correspond bien à la commande présidentielle pour « simplifier » le prétendu « mille-feuilles administratif français », afin de réduire au maximum les dépenses publiques et affaiblir les pouvoirs démocratiques locaux. Il prétend réorganiser en profondeur l’Île-de-France en imposant une nouvelle institution, communauté urbaine du « Grand Paris », au mépris de l’avis majoritaire des collectivités existantes et en les privant de coopérations volontaires, tout en supprimant celles qui existent, telle Plaine Commune. Il s’attaque à la représentation proportionnelle du choix des électeurs.
Il est visiblement animé d’arrière-pensées électoralistes pour reconquérir un pouvoir qui lui échappe largement dans la région capitale. Au moment où le pays traverse une violente situation de crises, financière, économique, sociale, écologique, le décalage est total entre les urgences vécues par les habitants, les salariés et la priorité donné par Sarkozy à un remodelage institutionnel mené à la hussarde. Ce déni de démocratie masque mal une conception autoritaire et centralisatrice de la politique publique, fondée sur la concurrence et la spécialisation des territoires, dangereuse pour l’Île-de-France. Cela ressort également des « interventions secrètes » du secrétaire d’état à la Région Capitale. En fait, au nom de l’attractivité, il s’agit de s’accommoder de la coexistence de quelques pôles d’excellence et de vastes territoires de relégation avec un creusement insupportable des inégalités.
A l’inverse, le groupe CACRPG a toujours misé sur une meilleure prise en compte des spécificités de la zone centrale dense, pour développer les solidarités à l’échelle métropolitaine et à l’échelle régionale de l’Île-de-France et tous les citoyens qui y vivent. Dans cet esprit, et face aux grands défis climatiques et énergétiques, pour un développement équilibré, contre les inégalités, le groupe CACRPG a contribué au nouveau schéma directeur (SDRIF) à l’horizon 2030, issu de plusieurs années de concertation avec tous les acteurs concernés. Il a approuvé ses ambitions en matière de logement, d’emploi et de transports. C’est la raison pour laquelle il a aussi contribué à la démarche originale de coopération engagée avec le lancement prometteur du Syndicat mixte d’études Paris Métropole.
Pour Gabriel Massou, président du groupe CACRPG, « Notre groupe est déterminé à s’opposer à cette reprise en main de la Région capitale par Nicolas Sarkozy et la droite régionale. C’est bien de plus de moyens, de nouvelles ressources et de plus de démocratie dont les collectivités ont aujourd’hui besoin. Répondre aux attentes des francilien/ne/s pour le logement, la mobilité, l’emploi, la qualité de vie ne demande ni un bouleversement institutionnel ni un simple statu quo mais plus de coopération entre toutes les collectivités et des politiques publiques prenant pour priorité, plus que jamais, le développement des solidarités. Aucune évolution institutionnelle ne peut se faire sans respect de la démocratie avec la proportionnelle à toutes les élections, sans concertation avec les élus régionaux, généraux, locaux et avec les populations, qui sont directement concernés. Et si une réforme des collectivités devait avoir lieu, nous exigeons qu’elle passe par un référendum régional. »

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