Présentation des travaux de la commission « sécurisation des parcours »

Mr le Président, Mr le préfet Mesdames et messieurs

Ce point à l’ordre du jour s’inscrit pleinement dans les questions abordées cet après-midi autour de l’accord régional sur la sécurisation des parcours. Plus que de concomitance, il s’agit bien de penser l’activité de cette commission en cohérence étroite avec le développement de cet accord régional et plus largement la déclinaison de l’accord national interprofessionnel du 7 janvier dernier.

A ce stade, ma présentation ne se veut pas du tout conclusive. Elle a deux fonctions délimitées, • celle d’informer le CCREFP plénier de l’état d’avancement de nos travaux à l’issue de 7 séances tenues depuis 8 ou 09 mois, • celle de vérifier à cette étape un consensus suffisant sur la suite de notre feuille de route.

En effet, l’objectif est de poursuivre le travail de la commission avec deux nouvelles séances programmées en mai et juin pour déboucher sur des propositions opérationnelles au début de l’été. Vous disposez d’un document d’étape qui fait l’inventaire des propositions en cours de discussion au sein de la commission et qui résultent d’une première phase de travail engagé depuis le mois de juin dernier.

Je voudrais simplement indiquer cet après-midi 1. la nature de la démarche déjà engagée 2. et puis esquisser ce que pourrait être la prochaine étape si le CCREFP en est d’accord.

1!!! - Sur la démarche engagée.Le mandat que le CCREFP nous a donné est de réfléchir à des propositions concrètes sur l’amélioration de la sécurisation des parcours. Nous avons engagé notre travail de façon très pragmatique. Et nous somme partis de l’idée que les travaux du Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie pouvaient constituer un socle commun solide pour constituer un cadre commun.

Du coup, nous avons cherché à développer une démarche très empirique, d’examen des pratiques des divers partenaires, de dispositifs existants pour repérer ce qui marche bien et ce qui marche moins bien, repérer les difficultés et notamment les discontinuités dans les parcours.

En même temps notre questionnement a été inévitablement renforcé par le contexte de montée crise et la nécessité d’amplifier les réponses à y apporter. Ce contexte a irrigué nos séances, avec en toile de fond des négociations nationales comme celles qui ont débouché sur l’ANI du 7 janvier ou la convention cadre dans la région IdF signé aujourd’hui et qui ont été présentés devant la commission le 2 avril dernier.

La plupart de nos séances de travail ont donc été de véritables études de cas permettant aux différents acteurs de la formation professionnelle de présenter un dispositif, d’évaluer les partenariats, de les replacer dans le nouveau contexte…

Des comptes-rendus assez exhaustifs existent et montrent l’intérêt de cette démarche, en termes de connaissance de ce qui se fait mais aussi en termes de matériaux pour produire des idées nouvelles.

2 – Sur la prochaine étape

Nous en sommes à cette phase charnière du passage des matériaux accumulés à l’élaboration de propositions susceptibles de faire l’accord des membres de la commission.

Le document de travail distribué a été présenté sous une forme proche devant la commission le 2 avril. Il est donc encore largement interrogatif puisque des propositions opérationnelles ne pourront résulter que d’une construction la plus commune possible.

Sans entrer dans une énumération détaillée des 8 points abordés qui demanderait à chaque fois une explicitation, sachez que chaque thème retenu correspond à un sujet déjà traité ou abordé par la commission avec la tentative de passer de constats à d’éventuelles propositions. On y trouve des sujets comme ceux de l’AIO, des outils à renforcer et à partager pour la prospective des métiers et des qualifications, ceux de l’évaluation de l’offre de formation, de l’accompagnement des parcours, de la validation des qualifications des salariés en CDD ou du renforcement de dialogue social territorial, notamment au travers du dispositif des PACTES territoriaux pour l’emploi, la formation et le développement économique.

A la date d’aujourd’hui, il serait prématuré de boucler des réponses qui demandent encore plusieurs semaines d’échanges mais la commission devrait pouvoir remettre un état de se propositions finales au début de l’été 2009 avec le temps des constructions communes tout en ayant en tête les urgences que le contexte impose.

Tout cela n’a de sens que si chaque partenaire peut participer à l’élaboration commune et que les divers lieux d’échange fonctionnent en harmonie. C’est dans cet esprit qu’a cherché à travailler la commission. Pour qu’elle puisse produire un document utile, il serait très bien que le secrétariat du CNFPTV qui nous a fourni de la matière grise au départ soit associé sous une forme ou une autre à cette phase finale. Il nous semble aussi important pour des raisons d’efficacité qu’un lien soit établi entre le futur comité stratégique de la convention cadre et le CCREFP.

Voilà donc le plus synthétiquement possible ce point d’étape. Le document que je vous ai présenté n’est donc pas un point d’arrivée. Ce serait bien que l’ensemble des partenaires du CCREFP le prenne comme un appel à contribution pour chercher à dégager ce qu’il est possible de faire comme propositions communes. Le sujet et le contexte le méritent.