Table-ronde à la Défense le 30 juin 2009
Par François Labroille le mercredi, juillet 1 2009, 11:34 - paris métropole et grand Pari(s) - Lien permanent
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Revue de presse en vrac
Politique "Grand Paris": Sarkozy défend les grands projets comme "réponse à la crise"
AP | 30.06.2009 | 15:48 "La réponse à la crise, c'est l'audace, les grands projets", a affirmé mardi Nicolas Sarkozy lors d'une table ronde organisée dans le quartier d'affaires de La Défense (Hauts-de-Seine) sur le thème du Grand Paris. Insistant sur la nécessité de développer les transports en commun et d'être à la pointe en matière d'urbanisme pour ne pas rester à la traîne derrière les grandes capitales européennes, le chef de l'Etat a annoncé que le gouvernement présentera à l'automne un projet de loi pour "piloter le projet du Grand Paris". Il a précisé que "cette loi permettra d'accélérer les procédures pour éviter les études interminables, les débats qui n'en finissent plus". "Je souhaite qu'on bouscule les calendriers parce que le monde bouge", a-t-il martelé. Il a annoncé la création d'un établissement ou d'une société à capitaux publics "qui sera chargé de la maîtrise d'ouvrage et de l'aménagement", à laquelle il a souhaité associer l'Etat et les collectivités locales: département, région et éventuellement communes. Il a précisé qu'elle travaillerait notamment avec la RATP, ce qui, selon lui, doit être une occasion "de moderniser la RATP". M. Sarkozy a aussi fait une digression sur l'ouverture des magasins le dimanche, certains magasins ayant reçu le feu vert l'an dernier pour une ouverture dominicale à La Défense. "Il ne s'agit pas d'obliger les Français à travailler le dimanche. "Mais nous sommes le pays au monde qui reçoit le plus de touristes: 80 millions de touristes. Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je doive passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir? Tous ceux qui soutiennent le président Obama -et qui ont raison, je le trouve très bien- qu'ils aillent leur expliquer pourquoi le dimanche, nous sommes le seul pays où à Paris c'est fermé". Concernant le site de La Défense, il a souhaité en faire "la City de la France", ce qui rend nécessaire de nouveaux investissements, notamment dans les transports. "Ces projets sont d'une imprécision assez sidérante", a commenté pour sa part Mireille Ferri, vice-présidente (Verts) du conseil régional en charge de l'aménagement et du schéma directeur. "Nous avons entendu très fortement tout au long de ce discours qu'il fallait supprimer l'écart entre les discours et les actes. Chiche. La loi de finances de l'automne nous donnera la mesure de l'écart", a-t-elle ajouté. Le président PS de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a observé pour sa part que "c'est vraiment à l'Etat de trouver les ressources". "Si j'ai bien compris, le grand emprunt pourrait fournir une partie, ce qui veut dire que ce serait des ressources à caractère budgétaire". Auparavant, le président de la République s'était rendu au 38e étage de la Tour First, une des tours de La Défense actuellement en rénovation, qui deviendra au terme des travaux qui se termineront en 2011 la plus haute tour de bureaux de France, avec 50 étages, atteignant une hauteur 231 mètres. AP Sarkozy veut aller le plus vite possible pour le "Grand Paris" Reuters 30.06.09 | 15h31
Par Jean-Baptiste Vey LA DEFENSE, Hauts-de-Seine (Reuters) - Nicolas Sarkozy, qui compte sur son projet "Grand Paris" pour accroître la compétitivité de la France, souhaite que les travaux soient engagés le plus vite possible grâce à des procédures assouplies. En visite dans le quartier d'affaires de La Défense, près de Paris, le chef de l'Etat a confirmé qu'un projet de loi sur ce gigantesque chantier serait présenté à l'automne, avec un débat public à l'hiver 2010. Les premières réalisations en matière de transports en commun seraient ainsi achevées en 2017. "C'est à une mobilisation générale que j'appelle. Vous savez, c'est historique ce que l'on est en train de faire", a-t-il dit lors d'une table ronde. La modernisation de l'immobilier et des transports dans cette zone d'affaires de l'Ouest parisien doit permettre à Paris de rivaliser avec les plus grands centres financiers, a-t-il dit, souhaitant "faire de La Défense la City de la France". Le quartier de la City concentre à Londres les sièges sociaux de grandes banques, de compagnies d'assurance et de grand groupes multinationaux. Il s'agit de la troisième place financière au monde après New York et Tokyo. Le coût d'amélioration des transports dans le cadre du "Grand Paris" est estimé à 35 milliards d'euros, qui devront être en majorité partagés par l'Etat et la région Ile-de-France. L'EMPRUNT MIS À CONTRIBUTION Le futur emprunt national destiné à financer les priorités stratégiques de la France devrait figurer parmi les moyens de financement, a dit Christian Blanc, chargé du développement de la région capitale, en marge de la visite du chef de l'Etat. "Incontestablement, ce qui se passera dans le Grand Paris sera concerné", a-t-il déclaré à la presse. Le volet transports inclut la construction d'un métro automatique de 130 km de long autour de Paris, reliant Orly au Sud et Roissy au Nord via les grands pôles d'activité économique, ou la prolongation du RER E jusqu'à La Défense. Pour les logements et les bureaux, le projet de loi présenté à l'automne assouplira les procédures d'urbanisme, en particulier aux alentours des gares, a dit Nicolas Sarkozy. "L'ampleur des enjeux doit nous amener à créer un certain nombre de procédures nouvelles", a-t-il déclaré. "Cette loi permettra d'accélérer les procédures pour éviter les études interminables, les débats qui n'en finissent plus", a-t-il ajouté. Douze millions de personnes, soit un cinquième de la population française, vivent en Ile-de-France, où est réalisé un tiers du produit intérieur brut de la France. Selon l'Elysée, le "Grand Paris" devrait permettre de créer un million d'emplois supplémentaires dans la région en vingt ans. Edité par Sophie Louet
Sarkozy souhaite une mutation du statut de la RATP Lefigaro.fr (avec AFP)
Le président de la République s'est prononcé mardi en faveur d'un changement en «véritable entreprise de service public» de la Régie autonome des transports parisiens, en vue de l'ouverture progressive à la concurrence des transports parisiens.
Nicolas Sarkozy, qui compte sur son projet «Grand Paris» pour accroître la compétitivité de la France et de la région parisienne notamment, s'est penché sur le statut actuel et futur de la Régie autonome des transports parisiens (RATP). Pour le président de la république, une transformation en «véritable entreprise de service public» de la RATP doit être envisagée. Ce mardi, lors d'une table ronde sur l'avenir du quartier de La Défense, il a souligné que ce grand chantier du Grand Paris était «l'occasion de moderniser la RATP. C'est un défi que je lui propose» a-t-il indiqué, faisant allusion à Pierre Mongin, le PDG de la RATP. Selon Nicolas Sarkozy, le nouveau règlement européen, qui prône l'ouverture du transport de voyageurs à la concurrence, impose un changement des statuts. «Soit la RATP devient une régie locale, soit elle devient une véritable entreprise de service public. Pour moi c'est la deuxième option clairement qui est en cause», a poursuivi le chef de l'Etat. «C'est l'ouverture progressive à la concurrence dans vingt ou trente ans des transports parisiens. Il faut l'accepter, il faut se moderniser en conséquence. La RATP est une grande entreprise, je crois à sa mutation» a-t-il conclu. Rendu public en avril, le projet de «Grand Paris» prévoit notamment la construction d'un métro autour de Paris ainsi que l'allongement et la modernisation de lignes existantes. La facture, estimée à 35 milliards d'euros et prise en charge conjointement par l'Etat et la région Ile-de-France, devrait permettre de créer environ un million d'emplois supplémentaires dans la région en vingt ans, selon les projections de l'Elysée
Nous partageons les mêmes objectifs que le gouvernement sur le Grand Paris, mais la priorité est de financer le plan de transport de la Région"
Le président du conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, et le secrétaire d’Etat à la région capitale, Christian Blanc, présenteront mi-juillet un texte de compromis sur le schéma directeur de la région et le Grand Paris. "Nous sommes en accord sur les principaux objectifs" réaffirme Jean-Paul Huchon dans un entretien accordé à Capital.fr. "Mais la priorité est de financer le Plan de mobilisation pour les transports en Ile-de-France", ajoute-t-il. Abordant la question du logement, Jean-Paul Huchon invite l’Etat à "passer des annonces aux actes" et à "augmenter ses aides à la pierre." Capital.fr : Deux mois après les annonces de Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris, comment avancent les négociations entre l’Etat et la région Ile-de-France ? Jean-Paul Huchon : Le secrétaire d’Etat à la région capitale Christian Blanc et moi-même travaillons actuellement sur un texte de compromis qui sera rendu public à la mi-juillet. Ce projet doit à la fois valider le schéma directeur de la région Ile-de-France, qui fixe les grandes orientations de la Région en matière d’urbanisme et de transport d’ici 2030, et les récentes annonces de Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris. Pour ne pas perdre de temps, j’ai proposé à Christian Blanc d’adopter le schéma directeur de la région en l’état, avec possibilité de révision par la suite… Pour le reste, nous sommes en accord sur les principaux objectifs : le financement 70.000 logements par an et la création d’un nouveau réseau transport. Capital.fr : Comment financer le futur réseau de transport d’Ile-de-France dont le coût est estimé à 35 milliards d’euros ? Jean-Paul Huchon : Il y a deux plans en projet : celui de la Région que l’on nomme le Plan de mobilisation pour les transports en Ile-de–France et qui inclue « Arc Express » c'est-à-dire une rocade de métro automatique qui doit améliorer les déplacements de banlieue à banlieue, et le « Grand huit » de Christian Blanc qui reliera de futurs grands pôles économiques. La priorité est de financer le plan de la Région qui apporte des réponses aux urgences (RER, ligne 13 …). A lui seul, ce plan coûtera près de 19 milliards d’euros sur 10 ans. La Région et les collectivités locales, avec le Stif, s’engagent à financer 12,4 milliards… Nous attendons que l’Etat puisse nous apporter les 6 milliards manquants. La Commission dirigée par le député Gilles Carrez devrait faire des propositions sur le financement dès cet été. Trois pistes sont en réflexion : une taxation des plus-values foncières, l’augmentation du « versement transport » et la réaffectation au conseil régional des recettes du Fonds d'aménagement de la région Ile-de-France. Capital.fr : Quand ces nouveaux réseaux de transport ont-ils une chance de voir le jour ? Jean-Paul Huchon : Arc Express devrait voir le jour à l’horizon 2020. Dans le nord, la ligne 13 devra être aussi désengorgée de près de 25% grâce à la prolongation de la ligne 14 vers la mairie de Saint-Ouen. Mais d’autres améliorations auront lieu bien avant. Le 13 décembre 2009, la Région inaugurera ainsi le nouveau train « Francilien » sur les lignes partant de Saint Lazare et de gare du Nord. Enfin, les travaux de modernisation de la ligne D du RER débuteront dès le début de l’année prochaine afin de gagner en confort et surtout en régularité. Capital.fr : Comment arriver à financer 70.000 logements par an… surtout en cette période de crise ? Jean-Paul Huchon : Je tiens d’abord à rappeler que la région Ile-de-France fait déjà beaucoup. Cette année, le conseil régional consacre un budget de 189 millions d’euros au logement. Sur l’ensemble de la mandature de 2004 à 2010, nous aurons soutenu le financement de 240.000 constructions ou réhabilitations de logements sociaux. Mais, effectivement, il faut encore accroître les moyens. A l’Etat tout d’abord de passer des annonces aux actes et d’augmenter ses aides à la pierre…. Il faut aussi durcir les sanctions envers les maires qui refusent à bâtir. Sur 188 communes franciliennes soumises à la loi SRU, seules 89 ont atteint ou dépassé leurs obligations de construction de logements sociaux, selon la Fondation Abbé Pierre. Il faut donc tripler les sanctions pour obliger chacun à supporter une partie de l’effort. Enfin, je réaffirme ma volonté de créer un syndicat du logement en Ile-de-France, qui aurait pour mission de fixer des objectifs et de réguler les constructions au sein des communes d’Ile-de-France. Capital.fr : Comment la région Ile-de-France soutient-elle le logement étudiant ? Jean-Paul Huchon : Entre 2004 et 2010, la région s’était engagée à financer 15.000 logements étudiants. Si nous avons mis les crédits régionaux suffisants pour atteindre cet objectif, le nombre de projets est encore trop faible pour répondre au déficit de logements étudiants sur notre territoire. Voilà pourquoi, nous travaillons actuellement, avec l’ensemble des acteurs concernés, à un schéma régional du logement étudiant qui va proposer des solutions concrètes pour relancer la construction. Capital.fr : Dopés par leurs succès aux élections européennes, les Verts d’Ile-de-France semblent bien décidés à présenter une liste indépendante au premier tour des régionales de l’an prochain. Vous sentez-vous fragilisé ? Jean-Paul Huchon : Attention à ne pas se tromper d’élection. Si les Verts ont remporté une victoire sur le PS aux européennes, le rapport de force n’est pas le même au plan régional. J’ajoute que les deux partis ont travaillé ensemble au sein de ma majorité depuis 1998. Notre bilan est le leur et leur bilan est le notre. Et quand bien même les deux partis venaient à se présenter sur deux listes séparés au premier tour, nous nous rassemblerons au second tour contre l’UMP. Propos recueillis par Guillaume Chazouillères © Capital.fr

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