A cette première coordination de la FASE IdF de préparation de la campagne politique des régionales, cinq départements sur huit étaient représentés ainsi qu'Alternative citoyenne Ile de France (notamment Claire VILLIERS, Jean BRAFMAN et François LABROILLE). La réunion a pris les décisions pratiques pour les prochains jours et prochaines semaines. Elle a également approfondi la forme et les contenus des apports propres de la FASE et d'Alternative citoyenne IdF.



1er volet de la réunion : mise en commun des informations Roland MERIEUX, Jean BRAFMAN et Claire VILLIERS ont informé les participants sur les initiatives en cours : 1°) Réunion régionale le 12 novembre du Front de gauche, des Alternatifs, FASE, NPA, PCOF, MPEP, FQP au siège national du NPA, rue Taine : à côté de la délégation Alternatifs IdF, les participants ont convenu que la délégation FASE sera composée notamment de Claire VILLIERS, d'un(e) militant(e) de l'ACU. L'objectif est d'inscrire dans la démarche unitaire l'implication des acteurs du mouvement social et des citoyens. Plusieurs participants ont relevé sur ce point que les formules positives contenues dans l'offre nationale du PC en ce sens "sont un point de départ, pas un point d'arrivée". 2°) Les élus régionaux d'Alternative citoyenne Ile-de-France diffusent aux Assises de Politis un quatre pages restituant leur expérience et leur vision des enjeux des prochains mois. Décision de la coordination de la FASE Ile-de-France de participer à la diffusion du premier tirage (5000 exemplaires). Commandes auprès de... 3°) La FASE de Montreuil organise le 18 novembre un débat public "régionales" avec Patrick BRAOUEZEC. En l'absence de militant(e) de Montreuil, la coordination suggère au collectif local d'élargir le périmètre d'invitation et d'inviter comme intervenant François LABROILLE pour nourrir la compréhension des conflits franciliens sur le devenir des transports, du logement et du développement et les projets à mettre en débat avec les citoyens. 4°) Les présents ont fixé au lundi 16 novembre la deuxième coordination FASE - Alternative citoyenne Ile-de-France. Ordre du jour : retour d'information sur la réunion régionale du 12 novembre et développement de nos initiatives propres. Absents ce 5 novembre, le Val d'Oise, l'Essonne et les Yvelines sont invités à se concerter pour être présents. Un secrétariat régional se met en place : premiers participants Nathalie OVION, Jean BRAFMAN, Norman… 5°) La réflexion initiée par les élus régionaux d'Alternative citoyenne sous l'intitulé "coopérative d'idées pour mieux vivre en Ile-de-France" se poursuit. Prochaine séance de travail le samedi 21 novembre matin. Contact de préparation :… 6°) Décision d'une initiative publique de FASE et Alternative citoyenne Ile-de-France mi -décembre. Des contacts sont pris pour accord sur la date et le lieu. Date ayant la préférence des présents : le vendredi 11 décembre - 18:00.



2ème volet de la réunion : mettre en œuvre notre stratégie Principale préoccupation des diverses interventions : comment concrétiser notre ambition de pluralité (des expériences, syndicales, féministes, d'associations écologistes et de quartiers) et de large implication citoyenne ? Tout au long de la campagne ? Avec la pérennité de structures citoyennes pendant la mandature ? Plusieurs participants ont souligné la situation singulière de l'Ile-de-France qui avec sept ans d'expérience d'Alternative citoyenne a un acquit d'unité et d'implication citoyenne. Pour élargissement de l'échange le lundi 16 novembre, ci-dessous le cadrage proposé par les élus régionaux d'Alternative citoyenne aux membres de la FASE d'Ile-de-France : Un fil rouge : se mettre en situation d'appliquer des mesures de résistance avec les classes populaires et les couches moyennes s'inscrit dans un projet de changement de société ; le rôle des élus dans les pouvoirs régionaux est de doter d'outils de résistance active, de contre-offensive les forces sociales qui ont intérêt au changement. La "conscientisation" et l'expérience démocratique collective, voilà ce qui doit être développé à tout moment, dans toute action. Pour passer de la défensive, de la résistance dos au mur, à une globalisation des résistances capable de mettre en cause les néo-libéraux. Des contenus qui ne soient pas établis en catalogue, mais qui soient définis par des axes politiques explicites et donc appropriables : Un premier point : le test sarkozyste en Ile-de-France de défaisance des pouvoirs territoriaux, la loi autoritaire sur la société du Grand Paris. La "région-capitale" est en 1ère ligne dans l'asservissement aux intérêts des grands groupes et dans la politique de préemption irréversible des pouvoirs par l'UMP. Vient derrière le "grand Paris", pour déposséder encore plus les citoyens-électeurs, la cohorte 1 - suppression de la TP, 2 - refonte des compétences, 3 - main mise des préfets sur l'assemblage intercommunal 4 - et la désignation au scrutin uninominal à un tour des élus départementaux/régionaux. La première condition de réussite de la campagne FASE-Alternative citoyenne est de rendre visible par les citoyens cette rupture sarkozyste du "pacte républicain" pour initier une mobilisation populaire dans la durée. Une campagne et une participation à la mandature construites sur des principes : le premier d'entre eux est que la région soit un outil de correction active des inégalités sociales et territoriales. On appuie l'action de l'établissement foncier régional achetant des terrains pour construire les logements des classes populaires et des salariés. On se bat pour que les équipements des banlieues ghettoïsées bénéficie de plus de financements régionaux que St Germain en Laye. Et ces principes sont aussi explicités pour combattre la confusion cynique (et très dangereuse dans le contexte) que génère Ile-de-France sous couvert "d'urgence" climatique. Une ou des mesures emblématiques : en 2004, cela a été le droit au transport des chômeurs à travers la gratuité. A réfléchir pour 2010. Des formes de campagne déterminantes : la "coopérative d'idées", les "forums citoyens"… ces structures citoyennes à construire pendant la campagne doivent continuer à travailler et rassembler après la campagne, pendant la mandature. Sans citoyens mobilisés, le rôle des élus est inéluctablement rogné.