Oser persister et signer en affirmant que faire porter la mémoire à un enfant de douze est un « cadeau » relève de l’insoutenable irresponsabilité. Donner à un enfant de dix ans la charge d’un mort, accompagner sa vie avec un assassiné dans des conditions atroces ne peut qu’appeler notre révolte. Cette opération, quelle que soit l’intention, relève d’une instrumentalisation de la mémoire de la Shoah. Pour preuve, au même moment, le premier ministre appelle à l’expulsion de mille sans papiers supplémentaires. D’un côté il y a des voix récupérées, et de l’autre, les immigrés ne votent toujours pas.