samedi 10 janvier 2009

COMMUNIQUE DU GROUPE CACR POUR L'ARRET DES MASSACRES A GAZA

Paris, le 09 janvier 2009




AMPLIFIONS LES MOBILISATIONS POUR LA JUSTICE ET LA PAIX AU PROCHE-ORIENT__

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  Les élus du groupe CACR exigent l'arrêt immédiat de l’agression contre Gaza, le retrait de toutes les troupes israéliennes et la cessation des bombardements.

Il n'y a pas d'issue dans l'escalade militaire et dans la guerre.

Cette guerre est sans issue, d'annexions en colonisations, de blocus en mur de la honte, elle se nourrit d'un terrible engrenage des fanatismes et de leurs violences.

La mobilisation doit s'amplifier pour obtenir le retrait des troupes israéliennes, l'arrêt des bombardements et la construction d'une solution politique.

Donner sa chance à la paix, c'est le message porté dans le monde entier et en France par une multitude d'hommes et de femmes.

Donner sa chance à la paix, c'est travailler enfin à une solution juste et durable : un état palestinien de pleine souveraineté dans les frontières de 1967. Deux Etats, palestinien et israélien, vivant en sécurité et en coopération ! C'est parce qu'il n'y a pas de processus de paix que nous connaissons la tragédie d'aujourd'hui.

Donner sa chance à la paix, c'est d'abord et dans l'urgence : « faire cesser les violences », imposer un cessez le feu total, lever le blocus, porter secours aux populations de Gaza et revenir à un processus politique !

La France et ses partenaires européens doivent peser de tout leur poids auprès d'un de leur partenaire privilégié : Israël, pour que soit immédiatement mis fin à cette épouvantable offensive militaire.

Le gouvernement français et l'Union européenne doivent suspendre l'accord d'association avec l'Etat d'Israël et cesser toute coopération militaire avec ce dernier.

La France et ses partenaires européens doivent être à l'initiative d'une force de protection internationale permettant la sécurisation de tous dans la région. Une force qui figure dans la feuille de route de la communauté internationale depuis des années ! Une force qui ouvrirait la possibilité d'une relance d'un processus de paix digne de ce nom.

Nous en appelons à la conscience de chacun pour participer à toutes les actions et manifestations pour qu'une paix juste et durable s'installe enfin dans cette région du monde.




dimanche 21 décembre 2008

VERDICT DU PROCES INIQUE DU BASSIN MINIER DE GAFSA PARODIE DE JUSTICE, BRUTALITES ET LOURDES PEINES

Communiqué de la FTCR

Le verdict du dernier procès du bassin minier vient de tomber. La parodie de justice est parachevée nous sommes consterné par les peines prononcées contre les accusés. Une fois de plus, les juges apparaissent comme la main lourde d'un pouvoir décidé à faire un exemple, à sévir et à terroriser toute une population. Il faut chercher dans les archives noires des régimes les plus autoritaires pour trouver des peines allant de deux à dix ans de prison, sans audition ni plaidoiries, contre des militants « coupables » d'avoir des droits et d'avoir manifesté pour les revendiquer. La condamnation de Mohieddine Cherbib, président de la FTCR, à deux ans de prison ferme alors qu'il se trouvait à des milliers de km du bassin minier confirme, jusqu'à la caricature (sinistre en l'occurrence) la volonté du pouvoir de criminaliser toute forme de solidarité, et où qu'elle soit. Mohieddine « paye » aussi son obstination, celle de son association, à demeurer indépendant et à toujours soutenir les luttes démocratiques en Tunisie. Tout en réaffirmant notre solidarité avec tous les condamnés, nous appelons tous les démocrates à se mobiliser quant à ce nouveau forfait du régime de Ben Ali. Paris le 12 décembre 2008 Le bureau fédéral de la FTCR

Pour la 1ère fois, UN TORTIONNAIRE TUNISIEN EST CONDAMNÉ PAR UNE COUR D’ASSISES FRANÇAISE à huit ans de réclusion criminelle.

C.R.L.D.H. Tunisie

اللجنـة من أجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme




21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34

contact@crldht.org / www.crldht.org




Communiqué.




Quatre jours après le simulacre de procès des leaders du mouvement social du bassin minier de Gafsa/ Rédeyef au cours duquel la torture a été dénoncée, trois jours après celui du Dr Chourou, le dernier président du mouvement En Nahdha, dont le long séjour en prison illustre le calvaire de centaines de prisonniers victimes de torture et de mauvais traitements.






Le 15 décembre 2008 a été jugée l’affaire de Madame Zunaikha GHARBI contre M. Ben SAID. Ce dernier avait refusé de comparaître devant la Cour d’assises du Bas-Rhin, préférant se faire représenter par son avocat, de peur d’être écroué à l’issue du procès, tant les preuves et les témoignages étaient accablants à son encontre comme à l’encontre du régime tunisien lequel recourt à la torture de manière méthodique et systématique.




Les faits qui se trouvent à l’origine de cette condamnation historique, remontent aux années 90, lorsque le régime était en «guerre ouverte» contre les islamistes. L’époux de la plaignante (Mme Zunaikha) avait trouvé refuge en France où il a obtenu l’asile politique. Sa femme étant restée en Tunisie, elle fut enlevée par la police politique tunisienne et eut à subir diverses tortures et traitements inhumains et dégradants, pour la contraindre à dénoncer son époux et indiquer à ses tortionnaires où il se trouvait. C’était en 1996. En 2001, et alors qu’elle a rejoint son époux dans le cadre d’une procédure de regroupement familial, la victime a découvert que son tortionnaire avait été promu à un poste de vice-consul à Strasbourg. Une plainte avec constitution de partie civile sur la base de la compétence universelle reconnue aux Etats signataires de la Convention de Genève de 1984, a été déposée au parquet avec le soutien actif de la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’homme) et de la LDH (ligue des droits de l’homme). Avisé de la procédure engagée à son encontre, le tortionnaire s’est lâchement empressé de quitter la France, avant même l’ouverture de l’enquête !




La condamnation du tortionnaire Ben SAID à 8 ans de réclusion criminelle constitue, à n’en pas douter, une formidable victoire pour toutes les victimes de tortures, pratiquées à une grande échelle en Tunisie. C’est également une victoire contre l’impunité érigée en système de gouvernement dans la Tunisie de M. Ben Ali ; c’est enfin un heureux aboutissement des efforts ininterrompus déployés par les défenseurs tunisiens des droits humains, en Tunisie comme à l’étranger, qui n’ont eu de cesse de dénoncer la barbarie du régime. En effet, de nombreuses personnes sont décédées sous la torture lors des interrogatoires policiers ; d’autres sont mortes, à cause du manque de soins médicaux dans les prisons de la « république » tunisienne…




C’est ce qu’a courageusement dénoncé, à juste titre, le Dr Sadok CHOUROU (le dernier Président du Mouvement ENNAHDA, avant son interdiction par les autorités) élargi le 5 novembre 2008, après 18 ans d’emprisonnement, dont 13,5 ans en isolement !




Moins de trois semaines après sa libération (6 mois seulement avant l’accomplissement intégral de sa peine…), le Dr CHOUROU a de nouveau été arrêté suite à une interview accordée à une chaîne londonienne, Al Hywar, dans laquelle il a révélé le calvaire qu’il a vécu depuis 1991, et dans laquelle il a réitéré son attachement à l’action politique pacifique et à l’indispensable normalisation des rapports entre ENNAHDA et le pouvoir tunisien. Un procès des plus inéquitables pour « appartenance et entretien d’une association prohibée » sanctionna ses déclarations par une condamnation infamante d’un an d’emprisonnement ! (Un rapport détaillé sur le procès sera publié très prochainement par le CRLDHT)




A quelques jours d’intervalle, nous avons donc pu assister à un nouveau « haut fait » de la justice tunisienne. Presque au moment où la justice française condamnait (n’était-ce par contumace) en toute indépendance, un tortionnaire tunisien et protégeait, ainsi, efficacement les droits de la victime, Mme ZUNAIKHA, la justice tunisienne rendait, une fois de plus, une décision des plus iniques, condamnant la victime (Dr CHOUROU) pour avoir dénoncé ses tortionnaires !




Tel est l’état pitoyable de la justice tunisienne : garantir l’impunité des coupables et réprimer ceux (et celles) parmi les victimes qui «osent» dénoncer leurs bourreaux !




Le CRLDHT salue cette décision de justice qui contribue de manière significative à la lutte contre l’impunité. Il appelle les autorités tunisiennes à prendre les mesures nécessaires pour que cesse la pratique systématique de la torture et des traitements inhumains et dégradants. Ceux-ci n’ont jamais cessé voire se sont amplifiés comme l’atteste notamment le dernier rapport sur la torture en Tunisie publié conjointement par le CRLDHT et l’ALTT (association de lutte contre la torture en Tunisie) sous le titre « la torture en Tunisie et la loi « antiterroriste » du 10 décembre 2003 : faits et témoignages afin que cesse l’impunité »




Paris, le 19 décembre 2008.

ARRET DES POURSUITES CONTRE L'ASSOCIATION "Euskal Herriko Laborantza Ganbara"

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mercredi 23 janvier 2008

ILS ONT OSE EXPULSÉ LES ROUMAINS DE PALAISEAU LE JOUR DE LA MORT DE L’ABBE PIERRE

Les autorités de Palaiseau viennent de mettre leurs menaces à exécution : ils ont osé expulser 200 roumains, femmes, enfants, personnes âgées, le jour de la mort de l’Abbé Pierre, symbole de la résistance des mal-logés, le jour où le froid s’installe, où la Roumanie intègre l’Union Européenne et où une loi va être voté pour le droit au logement opposable après la récente mobilisation des mal-logés.

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NON A L’EXPULSION DES FAMILLES ROUMAINES DE PALAISEAU

DES SOLUTIONS DE RELOGEMENTS EXISTENT C’EST UNE QUESTION DE VOLONTE POLITIQUE

A l’appel de l’association de solidarité aux familles roumaines, un rassemblement a eu lieu devant la sous préfecture de Palaiseau pour protester contre l’expulsion de deux cent réfugiés roumains qui vivent dans des bidonvilles sur le territoire de la ville de Palaiseau.

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